Nous ne pouvons, vu le manque de place, analyser même superficiellement cet énorme volume de près de 950 pages în-4°. Notonsen cependant les points saillants.
La Mission des Juifs est divisée en vingt-deux chapitres. Les quatre premiers forment un tout spécial traitant des principes généraux de l’univers et de la connaissance qu’en avaient tous les peuples anciens; les dix-huit derniers retracent l’histoire de l’humanité à travers plus de 8.600 ans montrant partout que la loi sociale définie synarchie est bien l’instrument capable de diagnostiquer sûrement la résistance vitale d'une race, d’une nation et même d’une société. Saint-Yves montre, preuves en mains, que le principe de la loi sociale a été connu dès la plus haute antiquité, dès la race rouge, et qu’il a été transmis dans les sanctuaires d’âge en âge jusqu’aux Égyptiens. De là Moïse a choisi un peuple pour en transmettre la formule à travers les siècles, et Jésus une race pour la réaliser. De là le nom de Loi Sociale Judéo-Chrétienne.
Enfin en 1887 paraissait la France Vraie ou Mission des Français dans laquelle l’Histoire de' France depuis le xive siècle montre l’évolution de la Synarchie française, seul moyen de sauver la Patrie de la perte à laquelle elle court fatalement. La Mission des Juifs ou Synarchie de l’humanité est le cercle dont la Mission des Souverains ou Synarchie de l’Europe est le rayon, et la France Vraie ou Synarchie de la France est le centre.
En 1890 M. de Saint-Yves publia, après une série de petits poèmes adressés aux souverains d’Europe, une magistrale épopée intitulée Jeanne d’ Arc Victorieuse. Les lois de la Synarchie y sont exposées dans leur réalisation absolue et providentielle.
Voilà l’analyse, malheureusement trop écourtée, des œuvres de
Saint-Yves d’Alveydre; essayons maintenant d’en exposer la conclusion .
Ce qui frappe en premier lieu le chercheur dans ces ouvrages, c'est la généralité de ces principes qui sont ici appliqués uniquement au social. Nous pouvons affirmer sans crainte d’être contredit que Saint-Yves d’Alveydre a trouvé la physiologie de l’Humanité, bien plus qu’il a déterminé la loi de relation des divers groupes de l’humanité entre eux.
Quoi qu’il en dise, c’est la méthode de la Science Occulte, l’Analogie, qui a guidé partout les investigations de cet auteur, et pour le prouver nous allons exposer son idée de la Synarchie uniquement par la physiologie humaine. Ayant poussé particulièrement nos recherches vers ce point, il nous sera d’autant plus facile de l’exposer au lecteur.
Tout est analogue dans l’Univers, la loi qui dirige une cellule de l’homme doit scientifiquement diriger cet homme; la loi qui dirige un homme doit scientifiquement diriger une collectivité humaine, une nation, une race.
Étudions donc rapidement la constitution physiologique d’un homme. Point n’est besoin pour cela d’entrer dans de grands détails et nos déductions seront d’autant plus vraies qu’elles s’appuieront sur des données plus généralement admises.
L’homme mange, l’homme vit, l’homme pense.
11 mange et se nourrit grâce à son estomac, il vit grâce à son cœur, il pense grâce à son cerveau b
Ses organes digestifs sont chargés de diriger I’Économie de la machine, de remplacer les pertes par de la nourriture et de mettre en réserve les excédents à l’occasion.
Ses organes circulatoires sont chargés de porter partout la force nécessaire à la marche de la machine, de même que les organes digestifs fournissent la matière. Ce qui a la force, c’est un Pouvoir, les organes circulatoires exercent donc le Pouvoir dans la machine humaine.
Enfin les organes nerveux de l’homme dirigent tout cela. Par l’intermédiaire du grand sympathique inconscient marchent les or1. Il est entendu que nous parlons physiologiquement ; aussi ne faut-il pas s’étonner outre mesure de la tournure positiviste de cet exposé.
1017 — ganes digestifs et circulatoires; par l’intermédiaire du système nerveux conscient, les organes locomoteurs. Les organes nerveux représentent I’Aütorité.
Économie, Pouvoir, Autorité : voilà le résumé deÿ trois grandes fonctions renfermées dans l’homme physiologique.
Quelle est la relation de ces trois principes entre eux?
Given the lack of space, we cannot analyze even superficially this enormous volume of nearly 950 pages in-4°. Let us note, however, its salient points.
La Mission des Juifs is divided into twenty-two chapters. The first four form a special whole dealing with the general principles of the universe and the knowledge of them possessed by all the ancient peoples; the last eighteen retrace the history of humanity across more than 8,600 years, showing everywhere that the social law defined as synarchy is indeed the instrument capable of surely diagnosing the vital resistance of a race, of a nation, and even of a society. Saint-Yves shows, proofs in hand, that the principle of the social law was known from the highest antiquity, from the red race onward, and that it was transmitted in the sanctuaries from age to age down to the Egyptians. From there Moses chose a people to transmit the formula through the centuries, and Jesus a race to realize it. Hence the name Judeo-Christian Social Law.
Finally, in 1887 there appeared la France Vraie ou Mission des Français, in which the History of France since the fourteenth century shows the evolution of the French Synarchy, the only means of saving the Fatherland from the ruin toward which it is fatally heading. La Mission des Juifs, or Synarchy of humanity, is the circle of which la Mission des Souverains, or Synarchy of Europe, is the radius, and la France Vraie, or Synarchy of France, is the center.
In 1890 M. de Saint-Yves published, after a series of short poems addressed to the sovereigns of Europe, a masterly epic entitled Jeanne d'Arc Victorieuse. The laws of the Synarchy are set forth in it in their absolute and providential realization.
Such is the analysis, unfortunately too abbreviated, of the works of Saint-Yves d'Alveydre; let us now try to set forth its conclusion.
What strikes the researcher first in these works is the generality of these principles, which are here applied solely to the social realm. We can affirm without fear of contradiction that Saint-Yves d'Alveydre discovered the physiology of Humanity, rather than that he determined the law of relation among the various groups of humanity toward one another.
Whatever he himself may say, it is the method of occult Science, Analogy, that guided this author's investigations throughout, and to prove it we shall set forth his idea of the Synarchy solely through human physiology. Having pushed our own research particularly in this direction, it will be all the easier for us to set it forth for the reader.
Everything in the Universe is analogous: the law that governs a cell of man must scientifically govern that man; the law that governs a man must scientifically govern a human collectivity, a nation, a race.
Let us then quickly study the physiological constitution of a man. There is no need for this to go into great detail, and our deductions will be all the truer for resting on more generally accepted data.
Man eats, man lives, man thinks.
11 eats and nourishes himself by means of his stomach; he lives by means of his heart; he thinks by means of his brain b
His digestive organs are charged with directing the Economy of the machine, with replacing losses through food, and with putting excess into reserve when the occasion allows.
His circulatory organs are charged with carrying everywhere the force necessary to the running of the machine, just as the digestive organs supply the matter. That which has force is a Power; the circulatory organs therefore exercise Power within the human machine.
Finally, the nervous organs of man direct all of this. Through the intermediary of the unconscious great sympathetic nerve move the or1. It is understood that we are speaking physiologically; one should therefore not be overly surprised at the positivist turn of this exposition.
1017 —
gans, both digestive and circulatory; through the intermediary of the conscious nervous system, the locomotor organs. The nervous organs represent Authority.
Economy, Power, Authority: such is the summary of the three great functions contained within physiological man.
What is the relation of these three principles to one another?
No commentary for this page under the selected tracks.
There is commentary on page 1.