Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
11° Tourner ou plutôt ramper1 autour du monument en étudiant ses moindres détails. Vous connaîtrez ainsi la composition de ses plus petites parties, les rapports qu’elles affectent entre elles, etc., etc. ; mais vous n’aurez aucune idée de l’ensemble de l’édifice. Telest l’usage del’induction; 2° Monter sur une hauteur et regarder votre monument le mieux qu’il vous sera possible. Vous aurez ainsi une idée générale de son ensemble ; mais sans la moindre idée de détail. Tel est l’usage de la méthode de déduction. Le défaut de ces deux méthodes saute aux yeux sans qu’il soit besoin de nombreux commentaires. À chacune d’elles il manque ce que possède l’autre : réunissez-les et la vérité se produira, éclatante ; étudiez les détails puis montez sur la hauteur et recommencez tant qu’il le faudra, vous connaîtrez parfaitement votre édifice; unissez la méthode du physicien à celle du métaphysicien et vous donnerez naissance à la méthode analogique, véritable expression de la synthèse antique. 1. Voyez Edg. Poe, Eurêka, p. 10 à 29 (Traduction Baudelaire). 'V.'# — 79 — Faire de la métaphysique seule comme le théologien, c’est aussi faux que de faire de la physique seule comme le physicien; édifiez le noumène sur le phénomène et la vérité apparaîtra! « Que conclure de tout cela?
2« 11 faut en conclure que le livre de Kant, dans sa partie critique, démontre à tout jamais la^vanité des méthodes philosophiques en ce qui concerne l’explication des phénomènes de haute physique, et laisse voir la nécessité où l’on se trouve de faire constamment marcher de front l' abstraction avec l' observation desphénomènes , condamnant irrévocablement d’avance tout ce qui resterait dans le phénoménalisme ou le rationalisme pur '. » Nous venons de faire un nouveau pas dans l’élude delà science antique en déterminant l’existence de cette méthode absolument spéciale ; mais cela ne doit pas encore nous suffire. N’oublions pas en effet que le but que nous poursuivons estl’explication, quelque rudimentaire qu’elle soit d’ailleurs, de tous ces symboles et de toutes ces histoires allégoriques réputées si mystérieuses. § 2. — LE TERNAIRE. — OPÉRATIONS INCONNUES SUR LES NOMBRES. — SENS MYSTIQUE DES NOMBRES TRAVAUX DE WRONSKI ET DE CHARLES HENRY. LE TERNAIRE. — LES TROIS MONDES Il suffit de considérer le triangle que nous avons pris comme exemple à propos de la loi générale pour voir qu’il existe une certaine gradation entre les faits, les causes secondes et la cause première. Un principe ou une cause générale gouverne plusieurs I. Louis Lucas, Chimie nouvelle. causes secondes ou lois et un très grand nombre de faits.
3Ainsi les causes secondes sont gouvernées par un nombre très restreint de causes premières. L’étude de ces dernières est du reste parfaitement dédaignée par les sciences contemporaines qui, reléguées dans le domaine des vérités sensibles , abandonnent aux rêveurs de toute école et de toute religion leur recherche. Et pourtant c’est là que réside la Science . Nous n’avons pas à discuter pour l’instant qui a raison ou qui a tort, il nous suffit de constater l’existence de cette triple gradation : 1° Domaine infini des FAITS ; 2° Domaine plus restreint des LOIS ou des causes secondes ; 3° Domaine plus restreint des PRINCIPES ou des causes premières. Résumons tout cela dans une figure *: Intellectualisme scientifique Synthétisme scientifique Élémentarisme scient. Sens superlatif Sens comparatif Sens positif Celte gradation basée sur le nombre Trois joue un rôle considérable dans la science antique. C’est sur elle qu’est en grande partie fondé le domaine de l’analogie. Aussi devons-nous prêter quelque attention à ses développements. Ces trois termes se retrouvent dans l’homme, dans le corps, la vie et la volonté. t. Tirée de la Mission des Juifs, p. 32. - 81 Une partie quelconque du corps, un doigt, par exemple, peut être soustrait à l’influence de la volonté sans qu’ cesse pour cela de vivre (paralysie radiale ou cubitale); il peut de même être, par la gangrène, soustrait à l’influence de la vie sans cesser de se mouvoir.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
11° To turn, or rather to crawl,1 around the monument, studying its smallest details. You will thereby learn the composition of its smallest parts, the relations they bear to one another, etc., etc.; but you will have no idea of the whole of the edifice. Such is the use of induction; 2° To climb to a height and look at your monument as well as you are able. You will thereby have a general idea of the whole; but without the least idea of detail. Such is the use of the method of deduction. The flaw in these two methods leaps to the eye, without need of lengthy commentary. Each of them lacks what the other possesses: unite them, and the truth will emerge, resplendent; study the details, then climb to the height, and begin again as many times as needed, and you will know your edifice perfectly; unite the method of the physicist with that of the metaphysician, and you will give birth to the analogical method, the true expression of the ancient synthesis. 1. See Edg. Poe, Eureka, p. 10 to 29 (Baudelaire's translation). 'V.'# — 79 — To do metaphysics alone, like the theologian, is just as false as to do physics alone, like the physicist; build the noumenon upon the phenomenon, and the truth will appear! 'What are we to conclude from all this?
2'11 (a scanning misread of "Il," French for "It") must be concluded that Kant's book, in its critical part, demonstrates once and for all the vanity of philosophical methods where the explanation of the phenomena of high physics is concerned, and reveals the necessity, in which one finds oneself, of constantly making abstraction advance hand in hand with the observation of phenomena, irrevocably condemning in advance whatever should remain within pure phenomenalism or pure rationalism.' We have just taken a further step in the study of ancient science by establishing the existence of this wholly special method; but this must not yet suffice for us. Let us not forget, indeed, that the goal we are pursuing is the explanation, however rudimentary it may otherwise be, of all these symbols and of all these allegorical stories reputed to be so mysterious. § 2. — THE TERNARY. — UNKNOWN OPERATIONS ON NUMBERS. — THE MYSTIC SENSE OF NUMBERS WORKS OF WRONSKI AND OF CHARLES HENRY. THE TERNARY. — THE THREE WORLDS It suffices to consider the triangle we took as our example concerning the general law, to see that there exists a certain gradation among facts, secondary causes, and the first cause. A principle, or a general cause, governs several I. Louis Lucas, Chimie nouvelle. secondary causes or laws, and a very great number of facts.
3Thus secondary causes are governed by a very restricted number of first causes. The study of these latter is, moreover, thoroughly disdained by the contemporary sciences, which, confined to the domain of sensible truths, abandon their pursuit to the dreamers of every school and of every religion. And yet it is there that Science resides. We need not, for the moment, discuss who is right or who is wrong; it is enough for us to note the existence of this threefold gradation: 1° The infinite domain of FACTS; 2° The more restricted domain of LAWS, or secondary causes; 3° The still more restricted domain of PRINCIPLES, or first causes. Let us sum all this up in a figure*: Scientific Intellectualism Scientific Synthetism Scientific Elementarism Superlative sense Comparative sense Positive sense This gradation, based on the number Three, plays a considerable role in ancient science. It is upon it that the domain of analogy is, in great part, founded. We must therefore give some attention to its developments. These three terms are found again in man, in the body, the life, and the will. t. Drawn from the Mission des Juifs, p. 32. - 81 Any part whatever of the body — a finger, for example — can be withdrawn from the influence of the will without thereby ceasing to live (radial or ulnar paralysis); it can likewise, through gangrene, be withdrawn from the influence of life without ceasing to move.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.