Papus

Traité méthodique de science occulte

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–19161375 of 1375 segments translated · 459 pp17 passages withheld
page 174

« Cependant, quoique les caractères tracés supposent une convention, ainsi que je viens de le dire, il ne faut point oublier qu’ils sont le symbole de deux choses qui n'en supposent pas, l’inflexion vocale et le geste. Celles-ci naissent de l'explosion spontanée de la Volonté. Les autres sont le fruit de la réflexion1. »

Court de Gébelin2 donne l’alphabet suivant comme type de l’alphabet primitif qu’il applique au chinois. Le lecteur est prié de comparer ces caractères avec les lettres hébraïques correspondantes, et il verra l’étroite analogie existant entre tous ces signes. L’étude du Tarot3 fournil encore de curieuses indications à ce sujet.

M. de Brière, cherchant l’origine de la langue des Egyptiens, tend à considérer le sanscrit ou plutôt le pâli comme constituant cette origine.

Mais aucun auteur n'a plus d’autorité en cette matière que Fabre d’Olivet.

Fabre d’Olivet considère trois langues mères : le Chinois, le Sanscrit et l'Hébreu.

L’espace nous manque pour analyser comme elle le mériterait celte étude magistrale ; contentons-nous de résumer les idées de l’auteur en citant les passages suivants.

Maintenant passons à la Langue hébraïque. On a débité un si grand nombre de rêveries sur cette langue, et le préjugé systématique ou religieux qui a guidé la plume de

1. Fabre d’Olivet, Lang. héb. rest., chap. iv, § 1.

2. Histoire naturelle de la Parole ou Grammaire universelle. Paris,

1816, in-8°.

3. Papus, le Tarot du Bohémien.

422 — nos historiens, a tellement obscurci son origine, que j’ose à peine dire ce qu’elle est, tant ce que j’ai à dire est simple. Celte simplicité pourra cependant avoir son mérite; car si je ne l’exalte pas jusqu’à dire avec les rabALPHABET PRIMITIT

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bins de la synagogue ou les docteurs de l’Eglise, qu elle a présidé à la naissance du monde, que les anges et les hommes l'ont apprise de la bouche de Dieu même, et que celte langue céleste, retournant à sa source, deviendra celle que les bienheureux parleront dans le ciel; je ne dirai pas non plus avec les philosophistes modernes que

p. 423

c’est le jargon misérable d’une horde d’hommes malicieux, opiniâtres, défiants, avares, turbulents, je dirai, sans partialité aucune, que V hébreu renfermé dans le Sepher est

LE PUR IDIOME DES ANTIQUES ÉGYPTIENS1.

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"However, although traced characters presuppose a convention, as I have just said, one must not forget that they are the symbol of two things that do not presuppose one, vocal inflection and gesture. These latter are born of the spontaneous explosion of the Will. The others are the fruit of reflection1."

Court de Gébelin2 gives the following alphabet as a model of the primitive alphabet, which he applies to Chinese. The reader is asked to compare these characters with the corresponding Hebrew letters, and he will see the close analogy existing among all these signs. The study of the Tarot3 furnishes further curious indications on this subject.

M. de Brière, seeking the origin of the language of the Egyptians, tends to consider Sanskrit, or rather Pali, as constituting this origin.

But no author has more authority in this matter than Fabre d'Olivet.

Fabre d'Olivet considers there to be three mother tongues: Chinese, Sanskrit, and Hebrew.

Space fails us to analyze this masterly study as it deserves; let us content ourselves with summarizing the author's ideas by citing the following passages.

Let us now turn to the Hebrew Language. So great a number of fantasies have been retailed about this language, and the systematic or religious prejudice that has guided the pen of

1. Fabre d'Olivet, Lang. héb. rest., chap. iv, § 1.

2. Histoire naturelle de la Parole ou Grammaire universelle. Paris,

1816, in-8°.

3. Papus, le Tarot du Bohémien.

422 — our historians, has so obscured its origin, that I dare scarcely say what it is, so simple is what I have to say. This simplicity may nevertheless have its merit; for if I do not exalt it so far as to say with the

[OCR-garbled table matter — reproduced verbatim, a comparative "ALPHABET PRIMITIF" (Court de Gébelin's primitive alphabet, correlating hypothesized pictographic origins with Hebrew and ancient/modern Chinese characters), first page: rabALPHABET PRIMITIT

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rabbis of the synagogue or the doctors of the Church, that it presided over the birth of the world, that angels and men learned it from the mouth of God himself, and that this celestial language, returning to its source, will become the one the blessed will speak in heaven; nor shall I say, with the modern philosophists, that

423 it is the wretched jargon of a horde of malicious, stubborn, distrustful, avaricious, turbulent men; I shall say, without any partiality whatsoever, that Hebrew, as contained in the Sepher, is

THE PURE IDIOM OF THE ANCIENT EGYPTIANS1.

[OCR-garbled table matter — reproduced verbatim, "ALPHABET PRIMITIF," second page: ALPHABET PRIMITIF Pcÿ 2

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