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1Ainsi sachant que l’histoire symbolique, le mythe, comme on l’appelle aujourd’hui, traduit des enseignements de source identique à des peuples divers, nous comprenons pourquoi les diverses mythologies dérivent l’une de l’autre, quoique les légendes soient parfois différentes par la forme. Ainsi la mythologie grecque, la plus connue des milieux classiques, dérive de la mythologie égyptienne, fait constaté par M. Franck dans son étude sur la Sagesse des Egyptiens, qu’il discute du reste faute de preuves1. Si nous nous rappelons qu’Orphéè est un prêtre d’Osirés pourvu d’un nom d’initiation tout comme Moïse, nous posséderons la clef de ce mystère. Notre étude sur la Science occulte, sur F ésotérisme , 11e doit comporter que peu de détails sur ces mythologies qui forment le domaine de l’exotérisme. Cependant quelques mots sont nécessaires touchant certaines idées courantes des contemporains. Plusieurs fois déjà nous nous sommes élevé contre 1. Dict. philosophique, arl. Égyptiens ( Sagesse des). — 607 — l'interprétation exclusive des histoires symboliques par la théorie clu mythe solaire. Le Soleil et la Révolution planétaire sont l’ effet d'une loi générale tout comme une foule d’autres faits tant physiques que moraux et les nombres de 4 (saisons), 12 (mois), 30 (jours), 365 (jours de l’année), sans compter ceux de 432.000 et quelques autres, ont bien d’autres applications que les seules applications astronomiques.
2L’ignorance de la valeur primordiale des noms propres pour indiquer le vrai sens de la fable populaire, a fait commettre d’assez belles erreurs aux partisans du mythe solaire quand même. Nous citerons comme exemple de ce sectarisme un ouvrage qui atteste une grande érudition en même temps qu’une grande ignorance de l’antiquité: la Nouvelle symbolique de Paul Renaud1. Cet auteur arrive à prouver par l’analyse d’une foule de mythes leur unité originelle. Son livre comprend une introduction sur la Loi du développement religieux de l' Humanité dont toutes les bases sont empruntées aux plus amusantes des hypothèses positivistes, puis trois grandes études. La première, intitulée Dualisme, Tri-théisme , Ages du monde , analyse le dualisme en Perse, en Inde et chez les Scandinaves, puis la triade duaiistique des Grecs, celle des Egyptiens, et finit par des considérations sur la Myth ologie des livres mosaïques et sur les Ages du Monde. La deuxième étude, intitulée Heliosisme, prétend démontrer l’existence unique du mythe solaire dans les histoires symboliques de Siva, Mit liras, Sérapis, Adonai , Dyonisios , Apollon, B aider , Wischnou , Prométhée. ! . Christianisme et paganisme. Identité de leurs origines ou Nouvelle symbolique, par Paul Renand, Paris 1861 , in-8°. 1
3La troisième étude s’occupe du Mythe héroïque. Le Soleil fait tou jours les frais des histoires d'Œdipe , de Portée, de Thésée, de Cyrus , de Moïse, de Romains, de Djemchid, de Lai, de Sigurd, d'Achille, de Jason, d' Orphée et d’ Hercule. Les raisons différentes de tous ces noms propres indiquent à première vue que, si toute la partie cosmogonique des légendes traduit bien les phases solaires, les parties androgoniques et théogoniques de ces légendes doivenl avoir d’autres significations. Nous allons énumérer les différentes mythologies qui perpétuèrent exotériquement la tradition ; nous ne nous attarderons au développement d’aucun mythe, renvoyant le lecteur curieux aux traditions des Bohémiens à la fin de ce chapitre. Les mythes égyptiens exotériques sont, en grande partie, constitués par les histoires symboliques d’Osiris, d’Isis et d’Horus formant la trinité religieuse. L’histoire d’Osiris, le civilisataur, tué par trahison et coupé en douze morceaux semés par toute l’Egypte, le dévouement d’Isis qui reconstitue le corps du dieu sauf un morceau, forment le fond de beaucoup des mythes grecs (Adonis entre autres) et se retrouvent encore dans la légende maçonnique de la mort et de la résurrection d’Hiram. (Yoy. Franc-Maçonnerie.) A propos de l’Égypte où tout avait un profond enseignement, même la mythologie, certains auteurs, ceux qui accusent Pvthagore et Platon d’être des païens , écrivent très gravement que les Égyptiens adoraient des animaux.
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1Thus, knowing that symbolic history, myth, as it is called today, conveys teachings from an identical source to diverse peoples, we understand why the various mythologies derive one from another, although the legends are sometimes different in form. Thus Greek mythology, the best known in classical circles, derives from Egyptian mythology, a fact noted by M. Franck in his study on the Wisdom of the Egyptians, which he moreover disputes for lack of proof1. If we recall that Orpheus is a priest of Osiris furnished with an initiatory name just like Moses, we shall possess the key to this mystery. Our study on Occult Science, sur l'ésotérisme, 11e doit comporter (a scanning garble for "ne doit comporter que," meaning "should contain only") but a few details on these mythologies, which form the domain of exoterism. However, a few words are necessary concerning certain ideas current among our contemporaries. Several times already we have risen up against 1. Dict. philosophique, art. Égyptiens (Sagesse des). — 607 — the exclusive interpretation of symbolic histories by the theory of the solar myth. The Sun and the planetary Revolution are the effect of a general law, just like a host of other facts, physical as well as moral, and the numbers 4 (saisons), 12 (mois), 30 (jours), 365 (jours de l'année), sans compter ceux de 432.000 et quelques autres, have many other applications besides purely astronomical ones.
2Ignorance of the primordial value of proper names for indicating the true meaning of the popular fable has led the partisans of the solar myth, even so, to commit some rather fine errors. We shall cite as an example of this sectarianism a work that attests to great erudition together with great ignorance of antiquity: the Nouvelle symbolique of Paul Renaud1. This author manages to prove, through the analysis of a host of myths, their original unity. His book includes an introduction on the Law of the religious development of Humanity, all of whose foundations are borrowed from the most amusing of positivist hypotheses, followed by three major studies. The first, entitled Dualism, Tri-theism, Ages of the World, analyzes dualism in Persia, in India, and among the Scandinavians, then the dualistic triad of the Greeks, that of the Egyptians, and closes with considerations on the Mythology of the Mosaic books and on the Ages of the World. The second study, entitled Heliosism, claims to demonstrate the unique existence of the solar myth in the symbolic histories of Siva, Mithras, Serapis, Adonaï, Dyonisios, Apollon, Balder, Wischnou, Prométhée. ! . Christianisme et paganisme. Identité de leurs origines ou Nouvelle symbolique, by Paul Renaud, Paris 1861, in-8°. 1
3The third study deals with the Heroic Myth. The Sun always bears the expense of the stories of Oedipus, of Perseus, of Theseus, of Cyrus, of Moses, of Romulus, of Jamshid, of Laius, of Sigurd, of Achilles, of Jason, of Orpheus, and of Hercules. The differing reasons for all these proper names indicate at first glance that, while the whole cosmogonic part of the legends does indeed convey the solar phases, the androgonic and theogonic parts of these legends must have other meanings. We shall enumerate the different mythologies that perpetuated the tradition exoterically; we shall not linger over the development of any single myth, referring the curious reader to the traditions of the Bohemians at the end of this chapter. The exoteric Egyptian myths consist, for the most part, of the symbolic stories of Osiris, of Isis, and of Horus, forming the religious trinity. The story of Osiris, the civilizer, killed by treachery and cut into twelve pieces scattered across all of Egypt, and the devotion of Isis, who reconstitutes the god's body save for one piece, form the basis of many Greek myths (Adonis among others) and are found again in the Masonic legend of the death and resurrection of Hiram. (See Freemasonry.) Regarding Egypt, where everything held a profound teaching, even mythology, certain authors — those who accuse Pythagoras and Plato of being pagans — write very gravely that the Egyptians worshiped animals.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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