Cet ouvrage fut édité à Paris en 1849 chez Paulin et Lcchevalier, rue Richelieu, GO.
C’est là que Lucas ébauche les théories qu’il développera plus tard dans ses autres volumes.
En 1854, paraissait son chef-d’œuvre, un véritable De rerum natura contemporain, qui contient une foule de faits et d’expériences encore inconnus en 1887. C’est la Chimie nouvelle appuyée sur des découvertes importantes qui modifient profondément l’étude de l’électricité, du magnétisme, de la lumière, de l’analyse et des affinités chimiques, avec une Histoire dogmatique des Sciences physiques : Physique , Chimie, Physiologie, Médecine, Histoire naturelle, par Louis Lucas, éditée par l’auteur.
Voici l’épigraphe de cet ouvrage :
« La plus grande difficulté que rencontre l’esprit humain dans l’étude des principes naturels est justement l’extrême simplicité de ces principes. Le savant ne veut pas y croire et il passe outre. »
Enfin voici son dernier ouvrage qui reste obscur si l’on n’a pas lu et travaillé la Chimie nouvelle : La Médecine nouvelle basée sur des principes de physique et de chimie transcendantales, et sur des expériences capitales qui font voir mécaniquement l’origine du principe de la vie, par Louis Lucas, auteur de la Chimie de l'Acoustique nouvelle, etc. Paris, 1862, Dentu et Savy,2 vol. in-8°. C’est son ouvrage le moins rare.
Entre temps avait paru :
Le Roman alchimique, merveilleuse analyse occulte, sociale et philosophique sous forme de roman (1857).
Tous ces ouvrages se trouvent à la Bibliothèque nationale.
t. Ce livre se trouve à la Bibliothèque nationale, salle des Imprimés, lettre V.
— 1003 —
H CENE WRONSKI
Il est une partie de nos sciences modernes que Louis Lucas n’a pas cru devoir aborder autant que les autres1 : je veux parler des mathématiques.
Ce travail a été entrepris par le Polonais Hœne Wronski.
Celui-ci est moins inconnu que Louis Lucas. L’Encyclopédie universelle de Larousse lui consacre quelques lign.es. Erdan, dans la France Mystique, daigne s’en « moquer » pendant un chapitre, et les savants ses contemporains se sont conduits envers 1 ui d’uno façon que je laisse aux lecteurs impartiaux le soin de qualifier.
Toutefois Wronski criait a chaque nouvelle injustice2 et protestait chaque fois qu’un membre de l’Institut daignait s’attribuer une de ses découvertes.
Cette conduite scandaleuse vis-à-vis de la science porta les fruits qu’elle devait porter3.
Après avoir vu en l’année 1822 ses ouvrages presque entièrement détruits, Hœne Wronski mourut de misère et presque de faim le 9 août 1853.
Lisez le récit de sa mort dans l’œuvre que lui consacre un témoin oculaire4.
Quant à la preuve de destruction de ses ouvrages, la voici :
« Nous prions le lecteur de remarquer qu’en 1#22, lorsque l’auteur publia à Londres le troisième de ses opuscules, il venait de recevoir de Paris la nouvelle que ses ouvrages mathématiques allaient être vendus au poids du papier et que cette triste nouvelle lui arrivait ainsi au moment où il venait d’éprouver de la part des savants anglais la spoliation dont il est question. »
(Wronski, Prolégomènes de Messianisme, p. 306, note.)
Maintenant, si vous voulez savoir pourquoi ses ouvrages furent
1. Il aborde toutefois la Géométrie et donne quelques idées générales sur elle dans la Chimie nouvelle, p. 85.
2. Voir les Prolégomènes de Messianisme.
3. Voyez le jugement de Goethe sur la conduite des savants vis-à-vis des novateurs et vérifiez-le en l'appliquant à Louis Lucas et à Wronski.
4. Voyez Lazare Augé. Notice sur Hœne Wronski, Paris, 1865, gr. in-8, librairie philosophique de Lagrange, rue St-Audré-des-Arts, 44 (se trouve à la Bibliothèque nationale à l’indication suivante : L. 27 n. 20.957).
détruits, reportez-vous à la page 243 de ce même volume et vous lirez ce qui suit :
This work was published in Paris in 1849 by Paulin et Lechevalier, rue Richelieu, GO.
It was there that Lucas sketched out the theories he would develop later in his other volumes.
In 1854, his masterpiece appeared, a veritable contemporary De rerum natura, containing a host of facts and experiments still unknown in 1887. It is the Chimie nouvelle, resting on important discoveries that profoundly modify the study of electricity, magnetism, light, analysis, and chemical affinities, together with a Histoire dogmatique des Sciences physiques: Physique, Chimie, Physiologie, Médecine, Histoire naturelle, by Louis Lucas, published by the author.
Here is the epigraph of this work:
« The greatest difficulty the human mind meets in the study of natural principles is precisely the extreme simplicity of these principles. The scholar does not want to believe it and passes over it. »
Finally, here is his last work, which remains obscure if one has not read and worked through the Chimie nouvelle: La Médecine nouvelle basée sur des principes de physique et de chimie transcendantales, et sur des expériences capitales qui font voir mécaniquement l'origine du principe de la vie, by Louis Lucas, author of the Chimie de l'Acoustique nouvelle, etc. Paris, 1862, Dentu et Savy, 2 vol. in-8°. It is his least rare work.
In the meantime there had appeared:
Le Roman alchimique, a marvelous occult, social, and philosophical analysis in the form of a novel (1857).
All these works are to be found at the Bibliothèque nationale.
t. This book is to be found at the Bibliothèque nationale, Printed Books room, letter V.
— 1003 —
HŒNE WRONSKI
There is one part of our modern sciences that Louis Lucas did not think he should approach as much as the others1: I mean mathematics.
This work was undertaken by the Pole Hœne Wronski.
This man is less unknown than Louis Lucas. Larousse's Encyclopédie universelle devotes a few lines to him. Erdan, in his France Mystique, deigns to « mock » him for a whole chapter, and the scholars who were his contemporaries behaved toward 1 ui in a manner that I leave to impartial readers to characterize.
Nevertheless Wronski cried out at every fresh injustice2 and protested every time a member of the Institut deigned to claim one of his discoveries as his own.
This scandalous conduct toward science bore the fruits it was bound to bear3.
After seeing, in the year 1822, his works almost entirely destroyed, Hœne Wronski died of misery and almost of hunger on the 9 August 1853.
Read the account of his death in the work devoted to him by an eyewitness4.
As for the proof of the destruction of his works, here it is:
« We ask the reader to note that in 1#22, when the author published in London the third of his pamphlets, he had just received news from Paris that his mathematical works were about to be sold by the weight of the paper, and that this sad news thus reached him at the very moment when he had just experienced, at the hands of the English scholars, the spoliation in question. »
(Wronski, Prolégomènes de Messianisme, p. 306, note.)
Now, if you wish to know why his works were
1. He does, however, take up Geometry and gives some general ideas about it in the Chimie nouvelle, p. 85.
2. See the Prolégomènes de Messianisme.
3. See Goethe's judgment on the conduct of scholars toward innovators, and verify it by applying it to Louis Lucas and to Wronski.
4. See Lazare Augé. Notice sur Hœne Wronski, Paris, 1865, gr. in-8, librairie philosophique de Lagrange, rue St-André-des-Arts, 44 (to be found at the Bibliothèque nationale under the following shelfmark: L. 27 n. 20.957).
destroyed, turn to page 243 of this same volume, and you will read the following:
No commentary for this page under the selected tracks.
There is commentary on page 1.