L’aphasique conçoit bien l’idée qu’il veut exprimer, mais il ne peut parler, ou s’il parle, son organe d’expression le trahit, il dit un autre mot que celui qu’il veut prononcer; mais, s’il 11e peut parler, il peut écrire, le plus souvent, tant il est vrai que la Nature a mis en notre pouvoir plusieurs moyens de matérialiser nos idées.
Nous voyons dans tous ces faits trois choses :
1° L’idée, entité métaphysique, spirituelle;
2° L organe d' expression de matérialisation: le larynx dans le cas qui nous occupe ;
3° Entre les deux un principe de communication , principe qui peut être aussi altéré.
Pour bien comprendre cela, prenons l’exemple du télégraphe.
L’employé doit transmettre une dépêche A (l'idée) à un endroit éloigné.
A cet effet trois choses sont nécessaires :
1 0 Un organe transmetteur (cerveau) ; 1
2° Un organe récepteur (larynx) ; 2
3° Un conduit allant d’un organe à l’autre (nerf) ; 3
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Si le transmetteur est dérangé, direz-vous que la dépêche n’existe pas?
C’est pourtant ce que disent les matérialistes quand ils objectent que l’âme n’existe pas, puisqu’elle n’apparaît plus quand le cerveau (transmetteur) s’affaiblit.
Notez bien que ce sont des forces invisibles qui circulent dans ces conduits.
Le transmetteur fait subir à une force invisible, l’électricité, diverses oscillations. L’électricité reproduit, matérialise ces oscillations sur le récepteur où chacun peut les lire.
Personne ne voit cette électricité et cependant elle agit exactement dans cette action, mais elle n’est pas la dépêche elle-même.
L’électricité représente la vie , la force invisible, qui relie les deux opposés dans l’homme et chaque fois que l’âme (l’employé transmetteur) imprime une oscillation à cette vie (électricité) cette oscillation vient se manifester sur un point du corps matériel (cadran récepteur).
Voilà pourquoi nous avons dit que le corps peut être conçu « comme un écran matériel sur lequel viennent se peindre les incitations venues du dedans » .
Il résulte de tout ce 'qui précède que toute forme visible n’est que le résultat de l’action d’une forme invisible (corps astral, vie) agissant sous l’impulsion d’une idée.
Un observateur pourra donc, en étudiant les formes du corps, retrouver les idées qui ont donné naissance à ces formes, comme le télégraphiste, en lisant son cadran, retrouve les mouvements qu’exécute sur le transmetteur celui qui envoie la dépêche.
Les formes de notre visage, de nos membres, les lignes de notre main sont les dépêches envoyées par l’employé invisible qui est en nous, T âme; en lisant ces dépêches, nous
— soi pourrons découvrir les secrets mêmes de l'àme ; de là les sciences diverses de divination pour la lecture des lignes de la main ( Chiromancie ) ou des formes du visage ou de l’individu (. Physiognomonie ).
Nous allons dire quelques mots de ces sciences de divination nous réservant d’entrer dans de plus grands détails dans notre traité de Magie pratique. Mais auparavant nous allons développer par des exemples très nets cette idée des rapports qui relient toutes les parties du corps humain .
CORRESPONDANCES MAGIQUES DANS L’HOMME
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Le visible esl, la manifestation de l'invisible.
Louis-Claude de Saint-Martin, le philosophe inconnu, l’un de nos plus profonds maîtres en occultisme, nous indique les bases de tout véritable enseignement par cette suggestive épigraphe :
« Expliquer la Nature par ï Homme , et non l'Homme par la Nature. »
C’est donc par l’étude de l’organisme humain que nous parviendrons à la connaissance des forces subtiles dont la magie prétend nous donner les lois ; mais cet organisme lui-même, comment devons-nous l’étudier?
Vous connaissez, n’est-ce pas, cette singulière manie qui nous est chère? Une question est à peine posée que nous vous entraînons loin du sujet considéré 'pour vous parler
1. Extrait du Truite élémentaire de Magie Pratique de Papus (en préparation).
— 802 — de mille riens qui paraissent n’avoir aucun rapport avec ce qui vous intéresse. — Voilà pourquoi je vous prie de me suivre dès l'instant bien loin d’ici (oh! en esprit seulement), devant Notre-Dame de Paris par exemple.
Là — nous y voilà. — Veuillez maintenant me dire comment vous allez décrire ce monument.
The aphasic conceives well the idea he wishes to express, but he cannot speak, or if he speaks, his organ of expression betrays him, he says another word than the one he wishes to pronounce; but, s'il 11e peut parler (a scanning garble for "il ne peut parler," i.e. "he cannot speak"), he can write, most often, so true is it that Nature has placed in our power several means of materializing our ideas.
We see in all these facts three things:
1° The idea, a metaphysical, spiritual entity;
2° The organ of expression, of materialization: the larynx in the case that concerns us;
3° Between the two, a principle of communication, a principle which can also be disturbed.
To understand this clearly, let us take the example of the telegraph.
The clerk must transmit a dispatch A (the idea) to a distant place.
For this, three things are necessary:
1 0 A transmitting organ (brain) ; 1
2° A receiving organ (larynx) ; 2
3° A conduit going from one organ to the other (nerve) ; 3
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If the transmitter is deranged, will you say that the dispatch does not exist?
It is, however, what the materialists say when they object that the soul does not exist, since it no longer appears when the brain (transmitter) weakens.
Note well that these are invisible forces that circulate in these conduits.
The transmitter subjects an invisible force, electricity, to various oscillations. Electricity reproduces, materializes these oscillations on the receiver where anyone can read them.
No one sees this electricity, and yet it acts precisely in this action, but it is not the dispatch itself.
Electricity represents life, the invisible force, which links the two opposites in man, and each time that the soul (the transmitting clerk) imprints an oscillation upon this life (electricity), this oscillation comes to manifest itself at a point on the material body (receiving dial).
That is why we said that the body can be conceived « as a material screen upon which are painted the incitations coming from within ».
It follows from all the foregoing that every visible form is only the result of the action of an invisible form (astral body, life) acting under the impulse of an idea.
An observer will therefore be able, by studying the forms of the body, to rediscover the ideas that gave rise to these forms, just as the telegraphist, by reading his dial, rediscovers the movements that the one sending the dispatch performs on the transmitter.
The forms of our face, of our limbs, the lines of our hand are the dispatches sent by the invisible clerk who is within us, the soul; by reading these dispatches, we
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shall be able to discover the very secrets of the soul; hence the various sciences of divination for the reading of the lines of the hand (Chiromancy) or of the forms of the face or of the individual (Physiognomy).
We shall say a few words about these sciences of divination, reserving for our Treatise on Practical Magic the task of entering into greater detail. But first we shall develop, through very clear examples, this idea of the relations that link all the parts of the human body.
MAGICAL CORRESPONDENCES IN MAN
VIS1RLE1
The visible is the manifestation of the invisible.
Louis-Claude de Saint-Martin, the unknown philosopher, one of our most profound masters in occultism, indicates to us the foundations of all true teaching by this suggestive epigraph:
« To explain Nature by Man, and not Man by Nature. »
It is, then, through the study of the human organism that we shall arrive at the knowledge of the subtle forces whose laws magic claims to give us; but this organism itself, how are we to study it?
You know, do you not, that singular mania so dear to us? A question is scarcely asked before we drag you far from the subject under consideration, to speak to you
1. Extrait du Traité élémentaire de Magie Pratique de Papus (en préparation).
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of a thousand trifles that seem to have no connection with what interests you. — That is why I beg you to follow me, from this very moment, far from here (oh! in spirit only), before Notre-Dame de Paris, for example.
There — here we are. — Now please tell me how you are going to describe this monument.
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