Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1Avant le moment qui nous apparaît comme celui de la mort, l’essence de l’homme est augmentée d’un Ruach plus élevé d’où il aperçoit ce qui, dans la vie, était caché à ses yeux ; souvent sa vue perce l’espace, et il peut distinguer ses amis et ses parents défunts. Aussitôt qu’arrive l’instant critique, Ruach se répand dans tous les membres du corps et prend congé d’eux; de là résulte une secousse, l 'agonie, souvent fort pénible. Puis toute l’essence spirituelle de l’homme se retire dans le cœur et là se met à l’abri des Masikim (ou mauvais esprits) qui se précipitent sur le cadavre, comme une colombe poursuivie se réfugie dans son nid. La séparation de Ruach d’avec le corps est fort pénible parce que Ruach ou l’âme vivante flotte, comme dit rEz=ga=Chaiim, entre les hautes régions spirituelles, infinies (Neschamah) et celles inférieures corporelles, concrètes (Nephesch), penchant tantôt vers l’une, tantôt vers l’autre, elle qui, en tant qu’organe delà volonté, constitue la personnalité humaine. Son siège est dans le cœur ; celui-ci est donc comme la racine de la vie; c’est le “Sû (Melekh, Roi), le point central, le trait d’union entre le cerveau et le foie2; et comme c’est dans cet organe que l’activité vitale se manifeste à l’origine, c’est aussi par lui qu’elle finit. Ainsi, au moment de la mort Ruach s’échappe, et d’après l’enseignement du Talmud, sort du cœur par la bouche, dans le dernier souffle.
2Le Talmud distingue neuf Centsespècesdemortsdifférentesplusou moins douloureuses. La plus douce de toutes est celle qu'on nomme le « baiser » ; la plus pénible est celle dans laquelle le mourant éprouve la sensation d’une épaisse corde de cheveux arrachée du gosier. Une fois Ruach séparé, l’homme nous semble mort; cependant Nephesch habite encore en lui. Celui-ci, vie corporelle du concret, 1. Merkabah signifie proprement char-, c’est donc l’organe, l’instrument, le véhicule par lequel Neschamah agit. 2. La Qabalak dit : « Dans le mot (Roi) le cœur « est comme le point central entre le cerveau et le foie ». Ce qu’il faut interpréter par le sens mystique des lettres; le cerveau, est représenté par la première lettre du mot ‘■jbn ; le foie, "DD par sa dernière lettre, et enfin le cœur, nb par le qui est dans le milieu; la lettre 3 à la fin d’un mot fait ”1). — 565 —
3est chez l'homme, l'âme de la vie élémentaire, et a son siège dans le foie. Nephesch, qui est la puissance spirituelle inférieure, possède encore une très grande affinité, et par suite beaucoup d’attraction pour le corps. C’est le principe qui s’en sépare le dernier, comme il a été aussi le premier uni à la chair. Cependant, aussitôt après le départ de Ruach, les Masikim prennent possession du cadavre (d’après Loriah, ils s’amoncellent jusqu’à une hauteur de quinze aunes au-dessus de lui) ; cette invasion jointe à la décomposition du corps oblige bientôt Nephesch à se retirer; il reste pourtant longtemps encore auprès de sa dépouille, pour en pleurer la perte. Ordinairement, ce n’est que quand survient la putréfaction complète qu’il s’élève au-dessus de la sphère terrestre.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Before the moment that appears to us as that of death, the essence of man is augmented by a higher Ruach, from which he perceives what, in life, was hidden from his eyes; often his sight pierces space, and he can distinguish his deceased friends and relatives. As soon as the critical instant arrives, Ruach spreads through all the members of the body and takes leave of them; from this results a shock, the agony, often quite painful. Then the whole spiritual essence of man withdraws into the heart, and there takes shelter from the Masikim (or evil spirits) who rush upon the corpse, as a pursued dove takes refuge in its nest. The separation of Ruach from the body is quite painful, because Ruach, or the living soul, floats, as the Ez-ha-Chaiim says, between the high spiritual, infinite regions (Neschamah) and the lower, corporeal, concrete regions (Nephesch), leaning now toward the one, now toward the other, being, as the organ of the will, the constituent of human personality. Its seat is in the heart; the heart is thus, as it were, the root of life; it is the "Sû (Melekh, King), the central point, the hyphen between the brain and the liver2; and as it is in this organ that vital activity manifests itself at its origin, it is likewise through it that it ends. Thus, at the moment of death, Ruach escapes, and, according to the teaching of the Talmud, leaves the heart through the mouth, in the last breath.
2The Talmud distinguishes nine hundred different kinds of death, more or less painful. The gentlest of all is the one called the "kiss"; the most painful is the one in which the dying person feels the sensation of a thick cord of hair being torn from the throat. Once Ruach has separated, man seems dead to us; nevertheless Nephesch still dwells within him. This latter, the bodily life of the concrete, 1. Merkabah properly means chariot; it is thus the organ, the instrument, the vehicle through which Neschamah acts. 2. The Qabalah says: "In the word (King) the heart is as the central point between the brain and the liver." This must be interpreted by the mystical meaning of the letters; the brain is represented by the first letter of the word; the liver, by its last letter, and finally the heart, by the letter that is in the middle; the letter 3 at the end of a word makes "1). — 565 —
3is, in man, the soul of elementary life, and has its seat in the liver. Nephesch, which is the lower spiritual power, still possesses a very great affinity, and consequently much attraction, for the body. It is the principle that separates from it last, just as it was also the first to unite with the flesh. However, as soon as Ruach has departed, the Masikim take possession of the corpse (according to Loriah, they pile up to a height of fifteen ells above it); this invasion, combined with the decomposition of the body, soon forces Nephesch to withdraw; it nevertheless remains for a long time still near its remains, to mourn its loss. Ordinarily, it is only when complete putrefaction occurs that it rises above the earthly sphere.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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