Papus

Traité méthodique de science occulte

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–19161375 of 1375 segments translated · 459 pp17 passages withheld
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i . Un ingénieur de mérite a basé sur ces faits sa réfutation du livre matérialiste de Büchner. Voyez : Maldan, Matière et Force. Paris, 1883, > in-8° (Dentu).

embryonnaires . C’était leur état de plus grande vigueur, leur âge de croissance et de vitalité alors que, comparables à l’enfant par rapport à l’homme fait, elles possédaient une somme de force vitale qu’elles ont peu à peu perdue depuis.

Maintenant les unes, bravesbourgeois, sont devenues des cellules osseuses, paresseusement fixées à leurs compagnes de même fonction et se reposant dans leur incrustation de sels calcaires.

Les autres, plus actives, ont formé des tissus contractiles, des membranes de revêtement; mais toutes elles possèdent cette langueur, ce calme qui prouve l’exercice continuel d’une même fonction. Elles naissent, croissent et meurent sous l’action de ce mystérieux Inconscient agissant par le Grand Sympathique et transmettent à leurs descendantes leur quiétude et leur régularité .

Telle est la marche générale de la vie organique à l’état normal ; que se passe-t-il en cas d’accident subit '?

Un jour les diverses cellules de ce morceau de doigt qui menaient la vie paisible que nous venons d’essayer de décrire, peut-être un peu naïvement, ces cellules éprouvent un émoi absolument extraordinaire.

Le possesseur du doigt, par une imprudence coupable, a laissé une lame d’acier bien coupante pénétrer tout à coup au milieu de cette colonie si tranquille.

Les vaisseaux, subitement brisés, laissent échapper à flots les globules détournés de leur course ; une foule de cellules de toutes fonctions: cellules de revêtement de la peau, cellules de plaques terminales nerveuses, cellules contractiles des muscles striés, viennent de trouver la mort dans cette aventure ! Des corps étrangers ont audaI. Voyez la Physiologie de l'Inconscient d’Hatilmann.

— 796 — cieusement pris possession de la place occupée jadis par les défuntes ; la phalange est en danger , il faut organiser la défense 4.

Un phénomène absolument remarquable se produit alors. Les globules blancs, les leucocytes analogues aux cellules embryonnaires ; ceux qui possèdent encore le plus de force défensive et constructive, accourent enfouie autour du point attaqué. Ce sont les véritables soldats toujours prêts. Ils entourent les corps étrangers, établissent autour d’eux une véritable barrière organique et s’opposent à leur progrès.

En même temps les globules rouges s’amassent aussi, apportant une somme considérable de vitalité à cet endroit. Le lieu du combat devient plus chaud que le reste de l’organisme, il y a une fièvre locale avec de la rougeur , et en un mot une inflammation prend naissance.

Cependant au moment où le couteau a pénétré les cellules de réception, des sensations, subitement détruites, sont mortes en transmettant la sensation de douleur la plus forte qu’elles pouvaient transmettre, les plexus du grand sympathique ont tout d’abord vibré à cette sensation et le cœur de l’imprudent lui a semblé se serrer en lui2 sous l’influence du mal ; la conscience elle-même a ressenti vivement le choc; mais elle 11e peut rien faire. L’homme a beau vouloir, il ne peut qu’aider de son mieux l’Inconscient à tout réparer, c’est ce que celui-ci va faire.

Pensez-vous que ces cellules fixées en leurs places d’après les fonctions qu’elles accomplissent restent inactives? Pas du tout.

1. Tout ce que nous allons décrire pourra être contrôlé dans les livres classiques entre autres dans le Manuel d’Histologie Pathologique de Cornil et Ranvier. Voir aussi les leçons de A. Robin sur la Pneumonie.

2. Claude Bernard a démontré que les expressions coeur serré, cœur gros, etc., répondaient à des réalités physiologiques.

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i. An engineer of merit based on these facts his refutation of Büchner's materialist book. See: Maldan, Matière et Force. Paris, 1883, in-8° (Dentu).

embryonic cells. That was their state of greatest vigor, their age of growth and vitality, when, comparable to the child in relation to the grown man, they possessed a sum of vital force which they have since gradually lost.

Now some of them, worthy bourgeois, have become bone cells, lazily fixed to their companions of the same function and resting in their incrustation of calcareous salts.

The others, more active, have formed contractile tissues, covering membranes; but all of them possess that languor, that calm which proves the continual exercise of one and the same function. They are born, grow and die under the action of that mysterious Unconscious acting through the Great Sympathetic, and transmit to their descendants their quietude and their regularity.

Such is the general course of organic life in the normal state; what happens in case of a sudden accident?

One day the various cells of that piece of finger which were leading the peaceful life we have just tried to describe, perhaps a little naively, these cells experience an absolutely extraordinary commotion.

The possessor of the finger, through a culpable carelessness, has suddenly let a sharp steel blade penetrate into the midst of this so tranquil colony.

The vessels, suddenly broken, let escape in torrents the globules diverted from their course; a host of cells of every function: skin covering-cells, nerve end-plate cells, contractile cells of the striated muscles, have just met their death in this adventure! Foreign bodies have audaciously

I. See the Physiologie de l'Inconscient of Hartmann.

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taken possession of the place formerly occupied by the deceased; the phalanx is in danger, the defense must be organized 4.

An absolutely remarkable phenomenon then occurs. The white globules, the leucocytes, analogous to the embryonic cells; those which still possess the most defensive and constructive force, rush in throngs around the point attacked. These are the true soldiers, ever ready. They surround the foreign bodies, establish around them a veritable organic barrier and oppose their progress.

At the same time the red globules also gather, bringing a considerable sum of vitality to this spot. The site of the combat becomes hotter than the rest of the organism, there is a local fever with redness, and, in a word, an inflammation is born.

Meanwhile, at the moment when the knife penetrated the receptor cells, sensations, suddenly destroyed, died while transmitting the strongest sensation of pain that they could transmit; the plexuses of the great sympathetic first vibrated at this sensation, and the heart of the careless man seemed to him to tighten within him 2 under the influence of the hurt; consciousness itself felt the shock keenly; but elle 11e peut rien faire (a scanning garble for "elle ne peut rien faire," i.e. "it can do nothing"). However much the man may wish, he can only help the Unconscious as best he can to repair everything, and this the Unconscious is going to do.

Do you think that these cells, fixed in their places according to the functions they perform, remain inactive? Not at all.

1. All that we are about to describe can be verified in the standard textbooks, among others in the Manuel d'Histologie Pathologique of Cornil and Ranvier. See also A. Robin's lectures on Pneumonia.

2. Claude Bernard demonstrated that the expressions "tight heart," "heavy heart," etc., corresponded to physiological realities.

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