Le sens général du Pantacle peut seul l'éclairer à ce sujet. S’il s’agit d’Astrologie, le sens positif attribué aux planètes lui suffira ; s’il s’agit d’ Alchimie, le sens comparatif seul sera utile et les planètes désigneront les couleurs de l’œuvre 1 ; enfin, s’il est question de Magie, les planètes se rapporteront aux noms des intelligences qui les gouvernent.
On voit de quelle importance est la détermination du sens d’un pantacle, et cette détermination ne peut être obtenue qu’en combinant les deux premières méthodes : Décomposition en éléments. — Oppositions des éléments.
Enfin, disons que eette spécification du sens des figures mystérieuses n’existe presque jamais dans les figures antiques et qu’elles désignent analogiquement les trois significations correspondant aux trois mondes.
Appliquons maintenant les données précédentes à l’explication des figures symboliques les plus faciles à rencontrer dans l’étude de la Science occulte.
Je m’abstiendrai souvent d’analyser les explications, que le lecteur pourra retrouver aussi facilement que moi par l’emploi des méthodes ci-dessus.
LE SPHINX
Les Religions se succèdent sur la Terre, les générations passent et les derniers venus croient pouvoir, dans leur orgueil, narguer
1. « Mais toutefois quand le roi est entré, premièrement il se dépouille de sa robe de drap de fin or, battu en feuilles très déliées, et la baille à son premier homme qui s’appelle Saturne. A donc Saturne la prend et la garde quarante jours ou quarante-deux au plus, quand une fois il l’a eue; après, le roi revêt son pourpoint de fin velours et le donne au deuxième homme qui s’appelle Jupiter qui le garde vingt jours bons. Adonc Jupiter, par commandement du roi, le baille à la Lune qui est la tierce personne, etc., etc. » (Bernard le Trevisan.)
973 — les connaissances de l’antiquité. Au-dessus de toutes les sectes, audessus de toutes les querelles, au-dessus de toutes les erreurs se dresse le Sphinx immobile qui répond par un troublant : Que suisje? aux ignorants qui blasphèment la Science.
Les temples peuvent être détruits, les livres peuvent disparaître sans que les hautes connaissances acquises par les anciens puissent être oubliées. Le sphinx reste et il suffit.
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Symbole de l'Unité, il résume en lui les formes les plus étrangères l’une à l’autre.
Symbole de la Vérité, il montre la raison de toutes les erreurs dans ses contrastes mêmes.
Symbole de l’Absolu, il manifeste le Quaternaire mystérieux.
Ma religion seule est vraie, crie le fanatique chrétien.
La vôtre est l’œuvre d’un imposteur, la mienne seule vient de
Dieu, répond le Juif.
Tous vos livres saints sont des copies de notre Révélation, s’écrie l’Indou.
Toutes les religions sont des mensonges, rien n’existe en dehors de la Matière, les principes de tous les cultes viennent de la contemplation des astres, la Science seule est vraie, soutient le Savant moderne.
Et le sphinx se dresse au-dessus de toutes les disputes, immobile, résumé de l’Unité de tous les cultes, de toutes les Sciences.
Il montre au chrétien l’Ange, l’Aigle, le Lion et le Taureau qui accompagnent les évangélistes ; le Juif y reconnaît le songe du Juif Ezéchiel ; l’Indou, les secrets d’Adda Nari, et le savant allait passer dédaigneux quand il retrouve sous tous ces symboles les lois des quatre forces élémentaires, Magnétisme, Electricité, Chaleur, Lumière.
Indécis sur sa marche dans la vie, le futur initié interroge le sphinx et le sphinx parle :
Regarde-moi, dit-il, j’ai une tête humaine dans laquelle siège la Science, comme te l’indiquent les ornements de l’initié qui la décorent.
La Science conduit ma marche dans la vie, mais, seule, elle est d’un faible secours. J’ai des griffes de Lion à mes quatre membres ; je suis armé pour l’action, jè me fais place à droite et à gauche, en avant et en arrière, rien ne résiste à mes griffes guidées par ma tête, rien ne résiste à l’Audace conduite par la Science.
Mais ces pattes ne sont aussi solides que parce qu’elles sont greffées sur mes flancs de Taureau. Quand une fois j’ai entrepris une action, je poursuis mon but laborieusement, avec la patience du bœuf qui trace le sillon.
The general meaning of the Pantacle alone can enlighten him on this subject. If it is a question of Astrology, the positive meaning attributed to the planets will suffice him; if it is a question of Alchemy, the comparative meaning alone will be useful, and the planets will designate the colors of the work 1; finally, if it is a question of Magic, the planets will relate to the names of the intelligences that govern them.
One sees of what importance is the determination of the meaning of a pantacle, and this determination can be obtained only by combining the first two methods: Decomposition into elements. — Opposition of elements.
Finally, let us say that this specification of the meaning of mysterious figures almost never exists in ancient figures, and that they analogically designate the three meanings corresponding to the three worlds.
Let us now apply the preceding data to the explanation of the symbolic figures easiest to encounter in the study of Occult Science.
I shall often refrain from analyzing the explanations, which the reader will be able to rediscover as easily as I, by using the methods above.
THE SPHINX
Religions succeed one another upon the Earth, generations pass, and the latest comers believe, in their pride, that they can flout
1. « But nevertheless when the king has entered, first he strips off his robe of fine gold cloth, beaten into very thin leaves, and gives it to his first man, who is called Saturn. Then Saturn takes it and keeps it forty days, or forty-two at most, once he has it; afterward, the king puts on his doublet of fine velvet and gives it to the second man, who is called Jupiter, who keeps it a good twenty days. Then Jupiter, by the king's command, gives it to the Moon, who is the third person, etc., etc. » (Bernard le Trévisan.)
973 —
the knowledge of antiquity. Above all sects, above all quarrels, above all errors stands the motionless Sphinx, which answers with a disturbing: What am I? to the ignorant who blaspheme against Science.
Temples may be destroyed, books may disappear, without the high knowledge acquired by the ancients being able to be forgotten. The sphinx remains, and it suffices.
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Symbol of Unity, it sums up within itself forms most alien to one another.
Symbol of Truth, it shows the reason for all errors within its very contrasts.
Symbol of the Absolute, it manifests the mysterious Quaternary.
My religion alone is true, cries the Christian fanatic.
Yours is the work of an impostor, mine alone comes from God, replies the Jew.
All your holy books are copies of our Revelation, exclaims the Hindu.
All religions are lies, nothing exists outside of Matter, the principles of every cult come from the contemplation of the stars, Science alone is true, maintains the modern Scholar.
And the sphinx stands above all these disputes, motionless, the epitome of the Unity of all cults, of all Sciences.
It shows the Christian the Angel, the Eagle, the Lion and the Bull that accompany the evangelists; the Jew recognizes there the dream of the Jew Ezekiel; the Hindu, the secrets of Adya Nari; and the scholar was about to pass by disdainfully when he finds again, beneath all these symbols, the laws of the four elemental forces: Magnetism, Electricity, Heat, Light.
Uncertain of his path in life, the future initiate questions the sphinx, and the sphinx speaks:
Look at me, it says, I have a human head, in which Science has its seat, as the ornaments of the initiate that adorn it indicate to you.
Science guides my course in life, but, alone, it is of feeble help. I have Lion's claws on my four limbs; I am armed for action, I clear a path for myself to right and to left, forward and backward, nothing resists my claws guided by my head, nothing resists Audacity guided by Science.
But these paws are as solid as they are only because they are grafted onto my Bull's flanks. Once I have undertaken an action, I pursue my goal laboriously, with the patience of the ox that traces the furrow.
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