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1Une histoire symbolique est un récit combiné de telle sorte que l’évolution des personnages indique exactement l’évolution de la Nature. Des mythologues modernes ont eu beau jeu à montrer que toute? les histoires se rapportant aux divinités Indoues, Égyptiennes, Grecques, Romaines et même au Christ des chrétiens n’étaient que des peintures plus ou moins parfaites de la marche du Soleil. De là le nom de mythes solaires donné à tous ces récits. Ceci est vrai à condition de ne pas y voir exclusivement ce sens astronomique, et la méthode de la Science Occulte, l’Analogie, va nous éclairer complètement à ce sujet. La légende d’Hiram étant une histoire symbolique, voyons la raison d’être de ce genre de symbole, et nous pourrons d’autant mieux comprendre les développements que nous en tirerons dans la suite. S’il est vrai qu’une même loi gouverne tous les phénomènes de la Nature, exposer un de ces phénomènes, c’est exposer tous les autres. Voilà les bases de l’analogie. Prenons trois exemples pour expliquer ceci : l’évolution d'un grain de blé, la marche du soleil, la fabrication de la pierre philosophale, et voyons si ces trois faits ne sont pas gouvernés par la même loi.
2Le grain de blé est destiné à produire un épi tout entier. A peine est-il planté dans la terre qu’une lutte violente s’engage entre le germe qu’il contient et les éléments extérieurs. Un moment tout est pourri, le grain de blé semble mort pour toujours ; c’est précisément à ce moment qu’il est plus vivant que jamais. Du sein de cette pourriture, de cette noirceur, de ce chaos s’élève le nouvel être se dirigeant vers la lumière ; c’en est fait, le grain de blé vient de se rendre immortel dans les nombreux rejetons qu’il va produire. Le soleil est destiné à donner la vie à tous les êtres planétaires qui gravitent autour de lui, ainsi qu’à ce qui les couvre. A peine a-t-il commencé sa course fécondante qu’une lutte violente s’engage sur terre entre ses bonnes influences et les frimas. L’hiver triomphe bientôt. Plus de soleil bienfaisant, il est mort peut-être pour toujoui’s ! — 734 — C’est cependant quand la mort semble triompher davantage que la vie possède sa plus grande force. L’hiver, fier de sa cruauté, croit être à jamais le maître, quand l’enfant qui couvait sous son linceul triomphe enfin et l’hiver fuit étonné devant le printemps radieux qui se lève, immortalisant partout les germes par la procréation.
3La pierre philosophale est destinée à produire le grand œuvre de l’homme. A peine les éléments qui la constitueront sont-ils en présence dans l’athanor qu’une lutte violente s’engage entre eux. Les belles couleurs disparaissent et la masse semble pourrie pour jamais, tout est noir comme la tête d’un corbeau. C’est alors que l’ignorant se désole et que le sage se réjouit. Du sein de ce chaos sort au bout de quelque temps la blancheur éclatante, indice de vie ; les couleurs apparaissent progressivement ; les éléments de la pierre viennent de se rendre immortels dans les transmutations qu’ils produiront. Il n’est pas bien difficile de retrouver dans ces trois phénomènes une même loi, celle de la lutte de la vie contre la mort dont on peut énoncer ainsi les phases : Première phase : La lutte s’établit entre la vie et la mort. La vie est plus faible et cède à la mort. Matérialisation progressive. — Le grain de blé pourrit. — L’automne apparaît avec les frimas. — Les couleurs de l’œuvre s’altèrent. Deuxième phase : La mort semble triomphante. C’est alors que la vie lutte avec plus de force. Equilibre entre la Matérialisation et la Spiritualisation. — Le germe couve sous la pourriture. — L’hiver abrite les enfants du printemps. — Des couleurs éclatantes vont sortir de la noirceur. Troisième phase : La vie triomphe à son tour. La mort est de nouveau vaincue.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1A symbolic history is a narrative composed in such a way that the evolution of the characters exactly indicates the evolution of Nature. Modern mythologists have found it easy to show that all the stories relating to the Hindu, Egyptian, Greek, Roman divinities, and even to the Christ of the Christians, were only more or less perfect depictions of the course of the Sun. Hence the name solar myths given to all these narratives. This is true provided one does not see in it exclusively this astronomical meaning, and the method of Occult Science, Analogy, will fully enlighten us on this subject. The legend of Hiram being a symbolic history, let us look at the reason for being of this kind of symbol, and we shall all the better understand the developments we shall draw from it in what follows. If it is true that one and the same law governs all the phenomena of Nature, to expound one of these phenomena is to expound all the others. Such are the foundations of analogy. Let us take three examples to explain this: the development of a grain of wheat, the course of the sun, the making of the philosopher's stone, and let us see whether these three facts are not governed by the same law.
2The grain of wheat is destined to produce a whole ear. No sooner is it planted in the earth than a violent struggle begins between the germ it contains and the outer elements. For a moment everything rots, the grain of wheat seems dead forever; it is precisely at that moment that it is more alive than ever. From the bosom of this rot, this blackness, this chaos, rises the new being making its way toward the light; it is done, the grain of wheat has just made itself immortal in the numerous offshoots it is going to produce. The sun is destined to give life to all the planetary beings that gravitate around it, as well as to whatever covers them. No sooner has it begun its fecundating course than a violent struggle begins on earth between its beneficial influences and the frosts. Winter soon triumphs. No more beneficent sun, it is dead perhaps forever! — 734 — Yet it is precisely when death seems to triumph most that life possesses its greatest strength. Winter, proud of its cruelty, believes itself forever the master, when the child brooding beneath its shroud triumphs at last and winter flees astonished before the radiant spring that rises, immortalizing everywhere the seeds through procreation.
3The philosopher's stone is destined to produce the great work of man. No sooner are the elements that will compose it brought together in the athanor than a violent struggle begins between them. The beautiful colors disappear and the mass seems rotted forever, everything is black as a raven's head. It is then that the ignorant despair and the wise rejoice. From the bosom of this chaos there emerges, after some time, the dazzling whiteness, a sign of life; the colors appear progressively; the elements of the stone have just made themselves immortal in the transmutations they will produce. It is not very difficult to find in these three phenomena one and the same law, that of the struggle of life against death, whose phases may be stated as follows: First phase: The struggle is joined between life and death. Life is weaker and yields to death. Progressive materialization. — The grain of wheat rots. — Autumn appears with the frosts. — The colors of the work are altered. Second phase: Death seems triumphant. It is then that life struggles with greater force. Equilibrium between Materialization and Spiritualization. — The germ broods beneath the rot. — Winter shelters the children of spring. — Dazzling colors are about to emerge from the blackness. Third phase: Life triumphs in its turn. Death is once more vanquished.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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