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One moment.
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1D’autres fois l’esprit agit directement sur le médium endormi et se sert des organes matériels du médium pour se manifester. Dans ce cas on voit le médium changer l’expression générale de sa physionomie, le timbre de la voix habituelle change également .; c’est un esprit qui parle en se servant du larynx et des organes du médium en son lieu et place (phénomènes psychiques, incarnations ). D’autres fois encore l’esprit peut se montrer aux vivants en condensant autour de lui de la matière. Il se matérialise (phénomènes fluidiques, matérialisations ; voyez les expériences à ce sujet de William Crookes). Enfin dans d’autres cas l’esprit laisse des traces visibles de sa venue. Des objets matériels sont apportés à travers les murailles, des écritures sont directement projetées dans des ardoises ou sur du papier, et une foule d’autres phénomènes du même genre sont produits. Ce sont là les principaux moyens qu’emploient les « es- — 329 — prits désincarnés » pour communiquer avec les vivants et pour montrer la réalité de leur existence. Les personnes peu au courant de tous ces phénomènes se demanderont, en lisant ces lignes, si décidément ce ne sont pas des aliénés dangereux à qui est confiée la tâche d’exposer ici les idées des membres du congrès. Quelques mots sont nécessaires pour rassurer ces susceptibles personnes.
2Voir des choses que le commun des mortels ne voit pas journellement, entendre des paroles quand on est seul, voir apparaître des revenants et croire à leur réalité, ce sont là des signes évidents de dérangement cérébral pour nos bons médecins. Ils ont raison s’ils veulent rester sur le terrain scientifique, et c’est aux spirites à leur répondre sur ce même terrain. Voilà pourquoi tous ceux qui ont étudié sincèrement ces phénomènes ont pris soin de remplacer les organes humains par des instruments enregistreurs purement mécaniques. Là plus d’hallucination possible : le curseur qui grave des courbes sur le noir de fumée, ou la plaque sensibilisée qui enregistre une image, ne peuvent être hallucinés. Nous insistons longuement sur ces sortes de preuves, et c’est bien volontairement. Il n’v a pas en effet d’autre argument à opposer aux médecins contemporains, qui savent tous que l’hallucination d’un aliéné devient une réalité quand elle est contrôlée par des appareils mécaniques. Toute personne qui à l’heure actuelle nie systématiquement les phénomènes du spiritisme (quelle qu’en puisse être du reste l’explication) fait preuve d’ignorance ou de mauvaise foi. — 330 — ★ * * Revenons maintenant aux théories que nous avons abandonnées pour faire cette digression. Nous avons montré les principales données de la doctrine spirite sur l’homme. Il nous reste peu de chose à dire.
3V Univers est conçu comme formant une série d’étapes que parcourt l’esprit qui se perfectionne. Les espaces interplanétaires sont peuplés d’esprits désincarnés, et les différentes planètes de tous les systèmes sont peuplées d’esprits incarnés dans des corps plus ou moins parfaits suivant leur élévation. L’unité de tous les univers et de toutes les humanités est ainsi proclamée par le spiritisme. La question de Dieu est traitée d’une manière différente par presque toutes les écoles. Aussi nous abstiendronsnous d’entrer dans aucun détail à ce sujet, nous bornant à constater que la presque unanimité des spirites croit à l’existence de Dieu. L’exposé très succinct d’ailleurs que nous venons de faire du spiritisme montre de suite quelles sont ses grandes qualités et quels sont aussi ses défauts. Ses qualités proviennent de la simplicité, de la limpidité même avec lesquelles peuvent s’expliquer tous ces phénomènes inconnus des savants. Elles proviennent plus encore que de toute autre cause de la réalité absolue des 'phénomènes . C’est là le point où le spiritisme est vraiment invulnérable. Les académies ont beau dire que ceux qui s’occupent de ces sciences sont fous, MM. L. Hahn et L. Thomas — 331 ont beau consacrer au spiritisme dans le Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales une étude quelque peu méprisante, ils sont bien forcés de constater que cette « folie épidémique » a gagné à l’heure actuelle plusieurs millions d’adhérents.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1At other times the spirit acts directly upon the sleeping medium and makes use of the medium's material organs to manifest itself. In this case the medium is seen to change the general expression of his countenance; the timbre of his usual voice likewise changes; it is a spirit speaking, making use of the larynx and organs of the medium in its stead (psychic phenomena, incarnations). At still other times the spirit may show itself to the living by condensing matter around itself. It materializes (fluidic phenomena, materializations; see the experiments on this subject by William Crookes). Finally, in other cases, the spirit leaves visible traces of its coming. Material objects are brought through walls, writings are directly projected onto slates or onto paper, and a host of other phenomena of the same kind are produced. These are the principal means employed by 'disincarnate — 329 — spirits' to communicate with the living and to show the reality of their existence. Persons little acquainted with all these phenomena will ask themselves, on reading these lines, whether it is not, in fact, dangerous lunatics who have been entrusted with the task of setting forth here the ideas of the members of the congress. A few words are needed to reassure these sensitive persons.
2To see things the common run of mortals do not see every day, to hear voices when one is alone, to see ghosts appear and to believe in their reality — these are, for our good physicians, obvious signs of cerebral disorder. They are right, if they wish to remain on scientific ground, and it is up to the spiritists to answer them on this same ground. This is why all those who have sincerely studied these phenomena have taken care to replace the human organs with purely mechanical recording instruments. There, no hallucination is possible any longer: the stylus that engraves curves on lampblack, or the sensitized plate that records an image, cannot be hallucinated. We insist at length on this kind of proof, and quite deliberately. There is, indeed, no other argument to oppose to present-day physicians, who all know that the hallucination of a lunatic becomes a reality when it is verified by mechanical instruments. Any person who, at the present time, systematically denies the phenomena of spiritism (whatever explanation may otherwise be given for them) shows ignorance or bad faith. — 330 — ★ * * Let us now return to the theories we abandoned to make this digression. We have shown the principal data of the spiritist doctrine on man. Little remains for us to say.
3The Universe is conceived as forming a series of stages through which the perfecting spirit passes. The interplanetary spaces are peopled with disincarnate spirits, and the different planets of every system are peopled with spirits incarnate in bodies more or less perfect according to their elevation. The unity of all the universes and of all the humanities is thus proclaimed by spiritism. The question of God is treated differently by almost every school. And so we shall refrain from entering into any detail on this subject, confining ourselves to noting that the near-unanimity of spiritists believe in the existence of God. The very succinct account we have just given of spiritism shows at once what its great qualities are, and what its faults are too. Its qualities derive from the simplicity, the very limpidity, with which all these phenomena, unknown to scholars, can be explained. They derive, even more than from any other cause, from the absolute reality of the phenomena. This is the point at which spiritism is truly invulnerable. The academies may well say that those who occupy themselves with these sciences are mad; MM. L. Hahn and L. Thomas — 331 may well devote to spiritism, in the Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales, a somewhat contemptuous study; they are nonetheless forced to acknowledge that this 'epidemic madness' has, at the present time, won over several million adherents.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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