Quand saint Jean, la Vierge Marie ou Jésus-Christ viennent se communiquer, cherchez dans l’assistance un croyant catholique, c’est de son cerveau et pas d'autre part qu’est issue l’idée directrice. De même quand, ainsi que je l’ai vu, d’Artagnan se présente, inutile de voir qu’il s’agit d’un fervent d’Alexandre Dumas.
Pour qu’un esprit , pour que l’être lui-même vienne se communiquer, il laut qu’une relation fluidiqiie quelconque existe entre l’évocateur et l’évoqué, de même que pour qu’un sujet magnétique puisse réellement voir à distance, et non dans le cerveau de son magnétiseur, il faut qu’un lien fluidique existe.
Aussi quand une mère éplorée voit sa tille se manifester à elle, d’une manière évidente, quand une fille restée seule sur terre voit son père défunt lui apparaître et lui promettre son appui, il y a quatre-vingts chances sur cent pour que ces phénomènes soient bien produits par les « esprits », les « moi » des défunts. Au contraire, quand Victor Hugo vient faire des vers de treize pieds ou donner des conseils culinaires, quand Mmo de Girardin vient déclarer sa flamme posthume à un médium américain, il y a quatre-vingt-dix chances sur cent pour qu’il s’agisse là d’une erreur d’interprétation. Le point de départ de l’idée impulsive doit être cherché tout près.
Toutes ces données seront développées dans tous leurs détails et appuyées sur une foule de faits et d’expériences dans le Traité élémentaire de Magie pratique. Ici nous ne faisons que résumer rapidement quelques théories indispensables à connaître.
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Cependant, comme cette question de spiritisme intéresse beaucoup de nos lecteurs, je vais reproduire une conférence dans laquelle j’abordai l’action du corps astral dans la production de ces phénomèmes encore peu connus.
LE ROLE DU PÉRISPRIT DANS LES PHÉNOMÈNES SPIRITES
Conférence faite à la Société spirite.
Mesdames, Messieurs, Leymarie m’a prié de prendre ce soir la parole devant vous. Je dois donc vous demander toute votre indulgence pour la faiblesse de l’auteur, eu égard au sujet traité.
Combien de fois ne vous est-il pas arrivé, après avoir raconté un phénomène quelconque, d’entendre une foule de gens vous dire : « Oh! je vous en prie, menez-moi dans votre groupe, faites apparaître mon père défunt et je serai un apôtre de vos doctrines! »
Ce qui constitue le caractère bien spécial du spiritisme, ce sont ses expériences pratiques, et cependant ces expériences mêmes sont un de ses plus grands dangers au point de vue de la vulgarisation.
Il semble tout naturel, au premier abord, de convaincre les incrédules par le fait. Toutefois l’expérience nous a bien souvent montré que certaines personnes étaient d’une influence telle sur ces phénomènes que leur seule présence suffisait à tout arrêter.
Ces remarques s’appliquent surtout aux cercles nouvellement formés dans lesquels des faits remarquables se produisent habituellement ; et là, les phénomènes diminuent d’intensité à mesure que les nouveaux venus sont plus nombreux.
A quoi cela tient-il ?
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Je vais essayer, Mesdames et Messieurs, de vous donner à ce sujet une théorie dont je vous serai reconnaissant de vérifier vous-mêmes la portée pratique dans vos expériences postérieures.
Cette théorie n’est certes pas nouvelle ; elle forme la base même de l’antique magie dont, vous le savez, le spiritisme est une résurrection partielle.
LE PÉIUSPRIT
Allan Kardec insiste avec raison sur l’étude du périsprit ; c’est, en effet, par celte étude, qu’il faut commencer celle du spiritisme lui-même si l’on veut bien comprendre ses enseignements.
Le périsprit est ce principe chargé d’assurer les rapports entre le corps et l’âme. Que veulent dire ces mots pour les physiologistes contemporains?
Vous n’ignorez pas combien notre siècle a horreur, peut-être à tort, de la métaphysique. Nous devons suivre les goûts du siècle et définir, non plus pour vous, spirites, qui savez tout cela, mais pour les contemporains, ces mots : corps — périsprit — âme.
Le corps n’a pas besoin d’être étudié longuement, son existence n’étant heureusement pas niée par nos savants.
When Saint John, the Virgin Mary or Jesus Christ come to communicate, look among those present for a Catholic believer; it is from his brain, and from no other quarter, that the directing idea has arisen. Likewise when, as I have seen, d'Artagnan presents himself, there is no need to look far to see that it is a devotee of Alexandre Dumas.
For a spirit, for the being himself to come and communicate, there must exist some fluidic relation between the evoker and the evoked, just as, for a magnetic subject to be able really to see at a distance, and not merely within the brain of his magnetizer, a fluidic link must exist.
And so when a grieving mother sees her daughter manifest herself to her in an unmistakable manner, when a daughter left alone on earth sees her deceased father appear to her and promise her his support, there are eighty chances out of a hundred that these phenomena are indeed produced by "spirits," the "selves" of the dead. On the contrary, when Victor Hugo comes to compose verses of thirteen feet, or to give culinary advice, when Mme de Girardin comes to declare her posthumous flame to an American medium, there are ninety chances out of a hundred that this is a matter of misinterpretation. The starting point of the impulsive idea must be sought very close at hand.
All these data will be developed in full detail and supported by a multitude of facts and experiments in the Traité élémentaire de Magie pratique. Here we only summarize rapidly a few theories indispensable to know.
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However, as this question of spiritism greatly interests many of our readers, I shall reproduce a lecture in which I addressed the action of the astral body in the production of these still little-known phenomena.
THE ROLE OF THE PERISPIRIT IN SPIRITIST PHENOMENA
Lecture given to the Société spirite.
Ladies and Gentlemen, Leymarie has asked me to take the floor before you this evening. I must therefore ask your full indulgence for the weakness of the author, given the subject treated.
How many times has it not happened to you, after recounting some phenomenon, to hear a crowd of people say to you: « Oh! I beg you, take me into your group, make my deceased father appear, and I shall be an apostle of your doctrines! »
What constitutes the very special character of spiritism is its practical experiments, and yet these very experiments are one of its greatest dangers from the point of view of popularization.
It seems quite natural, at first glance, to convince unbelievers by the fact. However, experience has very often shown us that certain persons had such an influence on these phenomena that their mere presence sufficed to stop everything.
These remarks apply especially to newly formed circles in which remarkable facts habitually occur; and there, the phenomena diminish in intensity as the newcomers become more numerous.
To what is this due?
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I shall try, Ladies and Gentlemen, to give you on this subject a theory whose practical bearing I shall be grateful to you for verifying yourselves in your later experiments.
This theory is certainly not new; it forms the very basis of the ancient magic of which, as you know, spiritism is a partial resurrection.
THE PERISPIRIT
Allan Kardec rightly insists on the study of the perispirit; it is, indeed, with this study that one must begin that of spiritism itself if one wishes to properly understand its teachings.
The perispirit is that principle charged with ensuring the relations between the body and the soul. What do these words mean for contemporary physiologists?
You are not unaware how much our century has a horror, perhaps wrongly, of metaphysics. We must follow the tastes of the century and define, no longer for you, spiritists, who know all this, but for our contemporaries, these words: body — perispirit — soul.
The body does not need to be studied at length, its existence not, fortunately, being denied by our scholars.
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