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1« Plutarque, qui a connu presque toutes les vérités brillantes de l’astronomie, a aussi entrevu la force réciproque qui fait graviter les planètes les unes sur les autres, « et, après avoir entrepris d’expliquer la raison de la tendance des corps terrestres vers la Terre, il en cherche l’origine dans une attraction réciproque entre tous les corps qui est cause que la Terre fait graviter vers elle les corps terrestres, de même que le Soleil et la Lune font graviter vers leurs corps toutes les parties qui leur appartiennent et, par une force attractive, les retiennent dans leur sphère particulière. » Il applique ensuite ces phénomènes particuliers à d’autres plus généraux. et, de ce qui arrive sur notre globe, il déduit, en posant le même principe, tout ce qui doit arriver dans les corps célestes respectivement à chacun en particulier, et les considère 1. Stobœi Ecolgæ physicæ, grec et latin, Aurel., Àllobr. 1609 in-fol. (liv. I, p. 53). 2. Plutarque, De placitis, Phil. 1. II, c. xiii. 3. Pesanteur universelle, force centripète et centrifuge. Lois des mouvements des planètes suivant leur distance du centre commun. Dutens, op. cit., chap. vi, t. I, p. 145. — 13 — ensuite dans le rapport qu’ils doivent avoir, suivant ce principe, les uns relativement aux autres.
2« Il parle encore dans un autre endroit de cette force inhérente dans les corps, c’est-à-dire dans la Terre et dans les autres planètes, pour attirer sur elles tous les corps qui leur sont subordonnés » Outre Plutarque, Pline 1 2, Macrobe 3 4 et Censorinus K expriment la même idée sur ce point et sur le suivant. Lois de Newton { Loi du Carré des Distances). « Une corde de musique, dit Pythagore, donne les mêmes sons qu’une autre corde dont la longueur est double, lorsque la tension ou la force avec laquelle la dernière tendue est quadruple ; et la gravité d'une planète est quadruple de la gravité d' une autre qui est à une distance double. En général, pour qu’une corde de musique puisse devenir à l’unisson d’une corde plus courte de même espèce, sa tension doit être augmentée dans la même proportion que le carré de sa longueur est plus grand et, afin que la gravité d’une planète devienne égale à celle d’une autre planète plus proche du Soleil, elle doit être augmentée à proportion que le carré de sa distance au Soleil est plus grand. Si donc nous supposons des cordes de musique tendues du Soleil à chaque planète, pour que ces cordes devinssent à l’unisson, il faudrait augmenter ou diminuer leur tension dans les mêmes proportions qui seraient nécessaires pour rendre les gravités des planètes égales. » C’est de la similitude de ces rapports que Pythagore a tiré sa doctrine de l’harmonie des sphères 5. 1. Plutarchus, De fade in orbe lunæ, p. 924.
32. Plinius, lib. II, chap. xxn. 3. Macrobius, In somnium Scipionis , lib. II, ch. i, lib. I. ch. xix. 4. Censorinus, De die natali, cap. x, xi et xm. 5. Gregorii, Astronomiæ elementa. — 14 Eclipses. Comment les prêtres égyptiens et chaldéens avaient découvert la période de 6.585 jours 1/3 qui ramène les éclipses, tant de Lune que de Soleil, les mêmes et dans le même ordre pendant un long intervalle de temps1. INSTRUMENTS. Le xixe siècle est surtout remarquable par la perfection apportée dans la construction des machines et des instruments divers. Ce serait folie pure que de prétendre que l’antiquité ait possédé des instruments comparables aux nôtres par leur puissance et leur merveilleuse disposition. Cependant si les anciens connaissaient les lois générales de l’Astronomie, on peut supposer qu’ils possédaient aussi quelques moyens d’examiner le ciel autres que la vue ou le raisonnement. Télescopes. Dutens, rapportant l’opinion de Démocrite sur ce que cet auteur attribuait les taches de la Lune « aux ombres formées par la hauteur excessive de ses montagnes », remarque que la vue seule ne suffit pas à déterminer l’existence de ces montagnes 2. On ne peut admettre l'existence de télescopes dans l’antiquité que d’après certaines descriptions dont le sens
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1'Plutarch, who knew almost all the brilliant truths of astronomy, also glimpsed the reciprocal force that makes the planets gravitate one upon another, and, having undertaken to explain the reason for the tendency of terrestrial bodies toward the Earth, he seeks its origin in a reciprocal attraction among all bodies, which is why the Earth makes terrestrial bodies gravitate toward it, just as the Sun and the Moon make all the parts belonging to them gravitate toward their own bodies and, by an attractive force, hold them within their particular sphere.' He then applies these particular phenomena to others more general, and, from what happens on our globe, he deduces, by positing the same principle, all that must happen in the celestial bodies with respect to each in particular, and considers them 1. Stobaei Eclogae physicae, Greek and Latin, Aurel., Allobr. 1609 in-fol. (book I, p. 53). 2. Plutarch, De placitis, Phil. 1. II, c. xiii. 3. Universal gravity, centripetal and centrifugal force. Laws of the motions of the planets according to their distance from the common center. Dutens, op. cit., chap. vi, vol. I, p. 145. — 13 — afterward in the relation they must bear, according to this principle, one to another.
2'He speaks again, elsewhere, of this force inherent in bodies — that is, in the Earth and in the other planets — for drawing to themselves all the bodies subordinate to them.' Besides Plutarch, Pliny 1 2, Macrobius 3 4, and Censorinus K express the same idea on this point and on the following one. Newton's Laws (Law of the Square of the Distances). 'A musical string,' says Pythagoras, 'gives the same sounds as another string of double the length, when the tension or force with which the latter is stretched is quadruple; and the gravity of a planet is quadruple the gravity of another planet at double the distance. In general, for a musical string to become in unison with a shorter string of the same kind, its tension must be increased in the same proportion as the square of its length is greater; and, for the gravity of one planet to become equal to that of another planet nearer the Sun, it must be increased in proportion as the square of its distance from the Sun is greater. If, then, we suppose musical strings stretched from the Sun to each planet, in order for these strings to come into unison, their tension would have to be increased or diminished in the same proportions as would be necessary to make the gravities of the planets equal.' It is from the similarity of these relations that Pythagoras drew his doctrine of the harmony of the spheres 5. 1. Plutarchus, De facie in orbe lunae, p. 924.
32. Plinius, lib. II, chap. xxii. 3. Macrobius, In somnium Scipionis, lib. II, ch. i, lib. I, ch. xix. 4. Censorinus, De die natali, cap. x, xi, and xiii. 5. Gregorii, Astronomiae elementa. — 14 Eclipses. How the Egyptian and Chaldean priests had discovered the period of 6.585 1/3 days that brings back the eclipses, of the Moon as of the Sun, the same and in the same order, over a long interval of time.1 INSTRUMENTS. The nineteenth century is above all remarkable for the perfection brought to the construction of machines and various instruments. It would be sheer folly to claim that antiquity possessed instruments comparable to ours in their power and their marvelous arrangement. Nevertheless, if the ancients knew the general laws of Astronomy, one may suppose that they also possessed some means of examining the sky other than sight or reasoning. Telescopes. Dutens, reporting the opinion of Democritus, according to which this author attributed the spots on the Moon 'to the shadows formed by the excessive height of its mountains,' notes that sight alone does not suffice to establish the existence of these mountains 2. One cannot admit the existence of telescopes in antiquity except on the basis of certain descriptions whose meaning
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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