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1Que faut-il pour obtenir au moyen de cette graine le développement d’une plante? Quelles sont les phases de ce développement? C’est ce que nous allons voir. ★ ■¥■ * La première condition c’est de placer cette plante en un lieu où elle ne subira aucune action nuisible à son développement. Ce lieu, nous pourrons l’appeler la matrice (le centre maternel par excellence) de la plante. — 269 — Mais nous aurons beau mettre notre grain de blé ou notre haricot dans une boîte bien fermée et bien chauffée, rien ne se développera. Il faut que cette matrice dans laquelle nous plaçons notre plante contienne un élément essentiel: l’humidité. Ceci est si vrai qu’on peut parfaitement faire germer des plantes dans du verre pilé recouvert d’eau. Généralement on met la graine dans la terre (sa véritable matrice) et on arrose cette terre convenablement. Donc VT point. Placer les grains dans une matrice possédant les conditions voulues. Que se passe-t-il alors ? Si l’on se reporte à notre étude sur l’évolution et l’involution, on se rendra compte que ce germe c’est du soleil fixé. Au contact de l’eau, les matériaux de nutrition augmentent de volume et deviennent assimilables par les éléments de la plante. Le germe s’éveille, le soleil contenu en lui commence à se dégager en produisant de la chaleur: les trois parties de la plante se développent (1er stade).
2La partie inférieure du germe, la radicelle, se dirige vers la terre en empruntant aux réserves de matériaux (cotylédons) les éléments de ce développement. La partie intermédiaire du germe, la tigelle, croît également se dirigeant en haut vers le ciel et portant à son sommet la gemmule qui donne naissance aux feuilles. Les matières de réserve, les cotylédons, se placent peu à peu des deux côtés de la tigelle. A ce moment la plante ne peut encore vivre que sur ses propres matériaux de réserve, elle n’emprunte encore aucun élément de nutrition au milieu extérieur (2e stade). Ce stade dure jusqu’à l’instant où la racine, assez développée, commence à digérer les substances contenues dans la terre et où la gemmule, assez développée d’un — 270 autre coté, commence à fixer les produits du ciel (air et lumière). Les éléments de réserve, maintenant inutiles, les cotylédons, se flétrissent et tombent. La plante vient de naître, elle va vivre par elle-même (3e stade). Il est important de bien retenir ces trois stades : \a Fixation dans la Matrice. Réveil du Germe. 2° Développement du Germe aux dépens des matériaux de réserve. 3° Chute des matériaux de réserve. La plante respire et digère par elle-même (Naissance). § 2. — l’embryon végétal et l’embryon humain Si nous avons commencé cette étude par l’exposé du développement de l’embryon végétal, c’est à dessein.
3Nous allons voir en effet qu’on peut établir une analogie stricte entre la constitution de l’embryon du végétal et celle de l’être humain au début de son développement. Le fait qui domine tous les autres dans la considération précédente c’est que le futur végétal trouve le point de départ de son évolution dans trois sources. Le système digestif (racine), le système circulatoire (tige) et le système récepteur et respiratoire (feuilles) dérivent de trois organes nettement différenciés, la radicule, la t'igelle et la gemmule. Un fait bien curieux pour ceux qui ne veulent pas admettre le même plan d’évolution pour toutes les manifestations de la Nature, c’est que les trois grands systèmes correspondants chez l’homme : le système digestif, le système circulatoire et le système nerveux (et peut-être aussi respiratoire), dérivent également de trois organes nettement différenciés dans l’embryon humain ; ces trois organes — 271 sont trois feuillets qui apparaissent à une époque déterminée dans bœuf humain en voie de développement. Ira Med E» Pour avoir une idée nette du phénomène, il faut se figurer le dessus d’une table ronde, d’un guéridon quelconque représentant l’œuf. Sur un point quelconque de la circonférence placez trois volumes reliés debout le dos en haut, l’un à côté de l’autre. Ces trois volumes représentent les trois feuillets en question, feuillets dont nous verrons tout à l'heure le mode de développement.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1What is needed to obtain, by means of this seed, the development of a plant? What are the phases of this development? This is what we shall now see. ★ ■¥■ * The first condition is to place this plant in a place where it will undergo no action harmful to its development. This place we may call the matrix (the maternal center par excellence) of the plant. — 269 — But it will be of no use for us to put our grain of wheat or our bean in a well-closed and well-heated box; nothing will develop. It is necessary that this matrix in which we place our plant contain one essential element: moisture. This is so true that one can perfectly well germinate plants in crushed glass covered with water. Generally the seed is placed in the earth (its true matrix), and this earth is watered suitably. So, VT point: Place the grains in a matrix possessing the required conditions. What happens then? If we refer back to our study on evolution and involution, we shall realize that this germ is fixed sunlight. On contact with water, the nutritive materials increase in volume and become assimilable by the elements of the plant. The germ awakens, the sun contained within it begins to release itself, producing heat: the three parts of the plant develop (1st stage).
2The lower part of the germ, the radicle, directs itself toward the earth, borrowing from the reserve materials (cotyledons) the elements for this development. The intermediate part of the germ, the caulicle, likewise grows, directing itself upward toward the sky and bearing at its summit the plumule that gives rise to the leaves. The reserve materials, the cotyledons, place themselves little by little on both sides of the caulicle. At this moment the plant can still live only on its own reserve materials; it does not yet borrow any element of nutrition from the outer environment (2nd stage). This stage lasts until the moment when the root, sufficiently developed, begins to digest the substances contained in the earth, and when the plumule, sufficiently developed on the — 270 other side, begins to fix the products of the sky (air and light). The reserve elements, now useless, the cotyledons, wither and fall. The plant has just been born, it is going to live by itself (3rd stage). It is important to remember these three stages well: \a Fixation in the Matrix. Awakening of the Germ. 2° Development of the Germ at the expense of the reserve materials. 3° Fall of the reserve materials. The plant breathes and digests by itself (Birth). § 2. — THE VEGETABLE EMBRYO AND THE HUMAN EMBRYO If we have begun this study with the exposition of the development of the vegetable embryo, it is by design.
3We shall indeed see that a strict analogy can be established between the constitution of the embryo of the plant and that of the human being at the beginning of its development. The fact that dominates all the others in the preceding consideration is that the future plant finds the starting point of its evolution in three sources. The digestive system (root), the circulatory system (stem), and the receptive and respiratory system (leaves) derive from three clearly differentiated organs, the radicle, the caulicle, and the plumule. A most curious fact, for those unwilling to admit the same plan of evolution for all the manifestations of Nature, is that the three great corresponding systems in man — the digestive system, the circulatory system, and the nervous system (and perhaps also the respiratory) — likewise derive from three clearly differentiated organs in the human embryo; these three organs — 271 are three layers that appear at a determined period in the developing human egg. Ira Med E» To have a clear idea of the phenomenon, one must picture the top of a round table, some small pedestal table, representing the egg. At any point on the circumference, place three bound volumes standing upright, spine up, one beside the other. These three volumes represent the three layers in question, layers whose mode of development we shall see shortly.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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