L’époque étant venue de satisfaire au tribut de sept garçons et de sept filles imposé par Minos, Thésée, pour éviter ce sacrifice de sept jours et de sept nuits, qui font au temps une perte d’une semaine, se décide à accompagner les victimes, à périr avec elles ou à les sauver. Il sera enfermé dans le labyrinthe et la proie du Mino-taure, ou il s’emparera du labyrinthe et tuera le taureau de Minos. Plein de cette pensée, il s’embarque sur la Théorie , vaisseau à trente rames, comme le mois, vaisseau du temps à trente jours; il prend avec lui, Thoas, Soloon, Eunéos, comme Jésus prendra avec lui Pierre, Jacques et Jean, comme en tout temps l’astronome prend à témoin la lune, le soleil et le monde. Pour pilote à la proue, il choisit les sept étoiles du pôle, Phat'étos, type à la fois du carquois de Diane et du char d’Apollon, et appelé aussi Nau-Silha, vaisseau de la Lune. Pour guide à la poupe, il a préféré la brillante étoile compagne de Méni, Phéax ou Mené Sthée, qui est Vénus; il lève l’ancre et, après une heureuse navigation, il arrive en Crète. Là, suivant le fil d’Ari-Adne, voie ou route que
— 782 — suit ordinairement la lune autour de la terre, il tue le taureau du solstice, s’empare du labyrinthe et délivre les victimes qui y étaient enfermées.
C’est ainsi que vainqueur du taureau de Minos, qui voudrait deux fois l’an dévorer en trois jours les sept jours et les sept nuits, que la vache lunaire, Io ou Isis, rumine alors en silence, Thésée retourne à Athènes, affirmant à qui veut l’entendre que ce Minotaure qu’il a vaincu à l’aide des sept jours et des sept nuits des trois quartiers de la lune, n’est autre que le Gôtama des Indes, l’Apis d’Egypte, dont le veau d’or qu’adoraient les Juifs est la copie, et dont Numitor, taureau de Numa, est la fable italique.
Aussi depuis ce temps ne croit-on plus que ce taureau de Minos soit né de ses amours avec Pasiphaé, mais chacun pense que, comme tout Epaphus, ou veau, il est naturellement né d’une Épaphisa ou génisse. Depuis ce temps, Minos, tant respecté des Épopéens ou auteurs de la parole, est devenu l’objet des sarcasmes des poètes.
Quoi qu'il en soit, arrivé à Athènes avec le chevreau d’août dont il est né, parti en Crète avec le premier croissant de la Lune, Thésée y arrive après trois fois sept temps de jour et sept temps de nuit, ne la quitte qu’après avoir dompté la puissance du solstice d’été, établi lequinoxe d’automne et rentre à Athènes le 7 de'posseidon, comme qui dirait le 7 décembre. C’est pourquoi le chevreau d’août ayant disparu dans les vapeurs du temps, Égée expire à la vue de la voile sombre et noire dont son fils a gréé son vaisseau.
De retour à Athènes et Égée étant mort, Thésée, à l’instar de Moïse en Judée, de Sethos en Égypte et de Sun en Chine, divise l’Attique en douze dômes ou peuplades et la centralise comme il a centralisé l’année divisée en 12 mois; comme eux il établit un gouvernement, sans roi; laissant au peuple seul la souveraineté, il partage le peuple en trois classes, les nobles, les laboureurs et les artisans, et croit avoir ainsi établi leur égalité, parce qu’il a balancé l’une par l’autre, la force du soldat par la ruse du prêtre, la force et la ruse de ceux-ci parle nombre des laboureurs et des artisans; mais il ne tarde pas à s’apercevoir qu’il s’est abusé. Jusquelà, il fonde en l’honneur de Soloon qui, comme Ionas, s’est jeté à la mer, la ville de Putho ou de la science indienne de puter et de supputer le temps, dont la Pythie est l’oracle et le serpent Python le symbole.
— 783 —
S’ils respectent tant ce signe (de la croix) c’est que pour eux, il est l’expression des quatre rayons lumineux de cette céleste zone, rota ou taro de ATHOR, autour de laquelle tournent les 12 mois de la lune et du soleil dont les manses zodiacales mesurent les années des siècles et les siècles de l’éternité; c’est qu’elle est restée pour eux ce que jadis, sous le nom de Xi (Khi), elle était pour la Grèce, le signe de la lumière des siècles aiôn, et de l’éternité de la lumière; ce qu’exprime assez clairement cette antique médaille d’Athènes :
The time having come to pay the tribute of seven boys and seven girls imposed by Minos, Theseus, to avoid this sacrifice of seven days and seven nights, which make for time a loss of a week, decides to accompany the victims, to perish with them or to save them. He will be shut up in the labyrinth and be the prey of the Mino-taur, or he will seize the labyrinth and kill the bull of Minos. Full of this thought, he embarks upon the Théorie, a vessel with thirty oars, like the month, vessel of time with thirty days; he takes with him Thoas, Soloon, Euneos, as Jesus will take with him Peter, James and John, as at every age the astronomer calls to witness the moon, the sun and the world. As pilot at the prow, he chooses the seven stars of the pole, Phat'étos, type at once of Diana's quiver and of Apollo's chariot, and also called Nau-Silha, vessel of the Moon. As guide at the stern, he has preferred the bright star companion of Meni, Phéax or Mené Sthée, which is Venus; he weighs anchor and, after a fortunate voyage, arrives in Crete. There, following the thread of Ari-Adne, the way or road which
— 782 —
the moon ordinarily follows around the earth, he kills the bull of the solstice, seizes the labyrinth and frees the victims who were shut up in it.
Thus it is that, victor over the bull of Minos — who would twice a year seek to devour in three days the seven days and seven nights that the lunar cow, Io or Isis, then ruminates in silence — Theseus returns to Athens, affirming to whoever will listen that this Minotaur whom he has vanquished with the aid of the seven days and seven nights of the moon's three quarters is none other than the Gôtama of the Indies, the Apis of Egypt, of which the golden calf worshipped by the Jews is the copy, and of which Numitor, bull of Numa, is the Italic fable.
And so from that time it is no longer believed that this bull of Minos was born of his loves with Pasiphaé, but everyone thinks that, like every Epaphus, or calf, he was naturally born of an Épaphisa or heifer. From that time, Minos, so respected by the Épopéens or authors of the word, has become the object of the poets' sarcasm.
Be that as it may, having arrived at Athens with the kid of August from whom he was born, having set out for Crete with the first crescent of the Moon, Theseus arrives there after three times seven periods of day and seven periods of night, does not leave it until he has tamed the power of the summer solstice, established the autumn equinox, and returns to Athens on the 7th of Posseidon, as one might say the 7th of December. That is why, the kid of August having vanished in the mists of time, Aegeus expires at the sight of the dark and black sail with which his son has rigged his ship.
Returned to Athens, and Aegeus being dead, Theseus, after the example of Moses in Judea, of Sethos in Egypt, and of Sun in China, divides Attica into twelve domes or tribes and centralizes it as he has centralized the year divided into 12 months; like them he establishes a government without a king; leaving sovereignty to the people alone, he divides the people into three classes, the nobles, the laborers and the artisans, and believes he has thereby established their equality, because he has balanced the one against the other, the strength of the soldier against the cunning of the priest, the strength and cunning of these against the number of the laborers and the artisans; but he soon perceives that he has deceived himself. Up to this point, he founds, in honor of Soloon who, like Jonah, threw himself into the sea, the city of Putho, or of the Indian science of puter and of computing time, of which the Pythia is the oracle and the serpent Python the symbol.
— 783 —
If they so greatly revere this sign (of the cross), it is because for them it is the expression of the four luminous rays of that celestial zone, rota or taro of ATHOR, around which turn the 12 months of the moon and of the sun, whose zodiacal mansions measure the years of the centuries and the centuries of eternity; it is because it remained for them what it once was, under the name of Xi (Khi), for Greece, the sign of the light of the ages, aiôn, and of the eternity of light; which this ancient medal of Athens expresses clearly enough:
No commentary for this page under the selected tracks.
There is commentary on page 1.