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One moment.
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1L’arme la plus terrible que le Destin puisse opposer à la Volonté Humaine divinement toute-puissante, c’est la Mort. L’initiation à toutes les époques n’a voulu atteindre qu’un but : instruire l’homme et par là rendre le Destin impuissant dans ses attaques. A chaque pas, le récipiendaire des mystères d’Eleusis était, menacé de la Mort et ce n’est qu’en montrant qu’il était toujours prêt à la subir qu’il atteignait aux dernières révélations. Une des épreuves les plus terribles qu’il eût à supporter était la suivante: Deux verres étaient placés devant lui. Le grand prêtre lui disait: « Fils de la Terre, un de ces deux verres contient un poison terrible. Si vraiment tu crois à l’au-delà, si tu n’as pas peur de mourir, choisis un de ces verres et bois. Puissent les Dieux te protéger ! » En cas de refus, le récipiendaire était emprisonné jusqu’à sa mort. Platon devint célèbre parmi les initiés pour le courage qu’il déploya dans cette épreuve. La légende d’Hiram nous montre le développement de ce mys-1 tère dans ce sage qui meurt plutôt que de livrer son secret, et qui ressuscite immortel. A propos de l’histoire du grain de blé, nobs — 743 — avons assez insisté sur ce fait que la mort précède toujours la vie suivante, pour qu’on puisse ne voir dans la même loi appliquée à l’évolution de l’âme qu’une répétition analogique du même fait.
2« En langage symbolique, on dit communément que la Mort est la Porte de la Vie : vérité peu connue de ceux qui possèdent le grade de Maître , quoique les emblèmes mis sous leurs yeux eussent dû les en instruire. On entend, par cette figure, que la fermentation, que la putréfaction précèdent la naissance et la donnent ; que, sans la première condition, la seconde ne peut avoir lieu ; qu’en un mot, pour que la génération s’accomplisse, il faut que les principes générateurs meurent, pour ainsi dire, qu’ils se dissolvent, se désunissent par la putréfaction. En effet, sans un mouvement interne et fermentatif, sans l’écartement, sans la désagrégation des parties environnantes, comment le germe pourrait-il se faire jour à travers les enveloppes qui le tiennent captif1 ? » « Dans tous les mystères anciens, comme dans l’initiation maçonnique, le cérémonial de la réception figurait les révolutions des corps célestes et leur action fécondante sur la terre. Ce cérémonial faisait également allusion aux diverses purifications de l’âme pendant son passage à travers les planètes, où elle revêtait des corps plus purs à mesure qu’elle se rapprochait de sa source, la Lumière incréée. Les prêtres, qui présidaient à l’initiation, lui attribuaient la vertu de dispenser l’âme de l’initié de diverses migrations planétaires ; cette âme, à la mort de l'adepte, passait directement dans le séjour de l’éternelle béatitude 2. »
3Tout ceci paraîtrait fabuleux à plus d’un franc-maçon si je n’avais pris soin de citer l’opinion d’un de leurs livres les plus sérieux : le Thuileur général. Entrons cependant dans quelques détails au sujet de cette expo- ( sition de l’immortalité dans la légende d’Hiram. Quand l’architecte du Temple est tué, les meurtriers l’enfouissent en terre et. marquent la place de son tombeau par une branche d’ Acacia. C’est elle qui guidera bientôt les maîtres dans leurs recherches. Que représente donc ce symbole ? L’Acacia est l’analogue de l’Aubépine, de la Croix égyptienne et chrétienne et de la lettre hébraïque Vau qui veut dire Lien. C’est le symbole du Lien qui unit le Visible à l’invisible, notre vie à la suivante ; en un mot, c’est le gage de l’immortalité. 1. Thuileur des trente-trois degrés de l’Ecossisme du rite ancien, dit accepté, p. 244. 2. Clavel, Histoire pittoresque de la Franc-Maçonnerie, p. 54. — 744 — Le corps d’Hiram est en putréfaction ; mais sur lui s’élève la branche verte, couleur de l’Espérance, qui indique que tout n’est pas fini. Admirons maintenant le génie des auteurs de la légende, qui mettent ce symbole parlant dans la bouche de tous les maîtres. Le franc-maçon a beau être athée, ne plus croire dans les transformations spirituelles de son être, il avoue lui-même, quoique à son insu, son ignorance et prouve qu’il ne comprend rien aux symboles . quand il dit : L’acacia m’est connu 1 ! ★ * *
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1The most terrible weapon that Destiny can oppose to the divinely all-powerful Human Will is Death. Initiation, in every age, has sought to attain only one goal: to instruct man and thereby render Destiny powerless in its attacks. At every step, the candidate for the mysteries of Eleusis was threatened with Death, and it was only by showing that he was always ready to undergo it that he attained the final revelations. One of the most terrible trials he had to endure was the following: Two glasses were placed before him. The high priest said to him: « Son of the Earth, one of these two glasses contains a terrible poison. If you truly believe in the beyond, if you are not afraid to die, choose one of these glasses and drink. May the Gods protect you! » In case of refusal, the candidate was imprisoned until his death. Plato became famous among the initiates for the courage he displayed in this trial. The legend of Hiram shows us the development of this mys-1tère (a scanning garble for "mystère," i.e. "mystery") in this sage who dies rather than betray his secret, and who rises again immortal. Apropos of the story of the grain of wheat, we have insisted enough on the fact that death always precedes the life that follows, — 743 — that one need see, in the same law applied to the evolution of the soul, only an analogical repetition of the same fact.
2« In symbolic language, it is commonly said that Death is the Gate of Life: a truth little known to those who hold the grade of Master, although the emblems placed before their eyes ought to have instructed them in it. By this figure is meant that fermentation, that putrefaction precede birth and produce it; that, without the first condition, the second cannot take place; that, in a word, in order for generation to be accomplished, the generative principles must, so to speak, die, must dissolve, must disunite themselves through putrefaction. Indeed, without an internal and fermentative movement, without the separation, without the disaggregation of the surrounding parts, how could the germ make its way through the envelopes that hold it captive1? » « In all the ancient mysteries, as in Masonic initiation, the ceremonial of reception figured the revolutions of the celestial bodies and their fecundating action upon the earth. This ceremonial likewise alluded to the various purifications of the soul during its passage through the planets, where it clothed itself with purer bodies as it drew nearer to its source, the uncreated Light. The priests, who presided over the initiation, attributed to it the virtue of dispensing the initiate's soul from various planetary migrations; this soul, at the adept's death, passed directly into the abode of eternal bliss2. »
3All this would seem fabulous to more than one freemason if I had not taken care to cite the opinion of one of their most serious books: the Thuileur général. Let us, however, go into some detail concerning this exposition of immortality in the legend of Hiram. When the architect of the Temple is killed, the murderers bury him in the earth and mark the place of his tomb with a branch of Acacia. It is this that will soon guide the masters in their search. What, then, does this symbol represent? The Acacia is the analogue of the Hawthorn, of the Egyptian and Christian Cross, and of the Hebrew letter Vau, which means Bond. It is the symbol of the Bond which unites the Visible to the invisible, our life to the next; in a word, it is the pledge of immortality. 1. Thuileur des trente-trois degrés de l'Ecossisme du rite ancien, dit accepté, p. 244. 2. Clavel, Histoire pittoresque de la Franc-Maçonnerie, p. 54. — 744 — The body of Hiram is in putrefaction; but upon it rises the green branch, the color of Hope, which indicates that all is not finished. Let us now admire the genius of the authors of the legend, who put this speaking symbol into the mouths of all the masters. However much the freemason may be an atheist, may no longer believe in the spiritual transformations of his being, he himself confesses, though unwittingly, his ignorance and proves that he understands nothing of the symbols, when he says: The acacia is known to me1! ★ * *
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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