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1« Fils du passé el gros de l’avenir, ce livre, héritier de toute la science des Égyptiens, porte encore les germes des sciences futures. Fruit d’une inspiration divine, il renferme en quelques pages et les éléments de ce qui fut, et les éléments de ce qui doit être. Tous les secrets de la nature lui sont confiés. Tous. 11 rassemble en lui, et dans le seul Beræschit , plus de choses que tous les livres entassés dans les bibliothèques européennes. Ce que la 1. Fabre d’Olivet, La Langue hébraïque, restituée*, XX, t. 1. i 431 nature a de plus profond, de plus mystérieux, ce que l’esprit peut concevoir de merveilles, ce que l’intelligence a de plus sublime, il le possède'. » Je cite toujours et je citerai le plus possible, pour appuyer mes affirmations sur des bases aussi stables que possible. Mon rôle actuel est des plus simples, il consiste à guider le lecteur au milieu d’extraits que je groupe le plus harmonieusement possible, après les avoir cherchés moi-même assez laborieusement, je l’avoue. 11 nous reste à présent à voir le plan de l’œuvre de Moïse ; le voici :
2« Dans cette seconde partie, j’aborde la Cosmogonie (le Moïse. Or, ce que j’appelle la Cosmogonie de Moïse est compris dans les dix premiers chapitres du Beræschit , le premier des cinq livres du Sepher. Ces dix chapitres forment une espèce de décade sacrée, où chacun des dix chapitres porte le caractère de son nombre, ainsi que je le montrerai. On a prétendu que ces divisions du Sepher tant en livres qu’en chapitres et en versets, étaient l'ouvrage d’Esdras. Je ne le pense pas. Ces dix chapitres qui renferment un tout, et dont le nombre indique le sommaire, me prouvent que la science des nombres était cultivée longtemps avant Pythagore, et que Moïse, l’ayant apprise des Égyptiens, s’en servit dans la division de son ouvrage. « La Cosmogonie entière, c’est-à-dire l’origine de l’Uni vers, celle des Etres, depuis le principe élémentaire jusqu’à l’homme, leurs principales vicissitudes, l’histoire générale de la Terre et de ses habitants, est contenue dans ces dix chapitres. Je n’ai point jugé nécessaire d’en traduire davantage, d’autant plus que cela suffit pour prouver tout ce que j’ai avancé ; que c’était assez m’imposer de travaux pour une fois, et que rien n’empêchera que 1. Fabre d’Olivet, t. II, p. 6. tout autre, appliquant mes principes grammaticaux, ou moi-même reprenant la plume, nous ne puissions continuer l’exploration du Sepher. La base étant solidement posée, l’édifice ne coûtera plus rien à élever1. » 2. — de moïse a esdras.
3Une fois son livre sacré construit, Moïse sélecta un peuple qui devait le garder précieusement, le transmettre aux générations futures. Comme tous les initiateurs religieux, comme Bouddha, comme Jésus plus tard, Moïse confia la clef de son œuvre à des disciples choisis, laissant au peuple le sens grossier, exotérique, du Sepher. Telle est l’origine de la doctrine traditionnelle d’Israël, de la Kabbale sainte dont nous avons parlé longuement tout à l’heure. C’est environ 1500 ans avant Jésus-Christ que Moïse confia le dépôt sacré à sou peuple, après l’avoir éprouvé et l’avoir guidé lui-même à la conquête de la Terre promise. Après la mort du grand législateur commencent les phases historiques grâce auxquelles les Juifs devaient peu à peu perdre le sens précis du livre sacré pour n’en garder que les caractères incompris. Résumons rapidement ces phases ; elles sont importantes à connaître. L’esclavage auquel fut soumise la nation juive permit, grâce à l’esprit d’opposition, de conserver les traditions assez intactes. Il n’en fut pas de même lors de l’acquisition de la liberté. Au moment de la formation d’Israël en royaume indépendant, une rivale s’éleva vis-à-vis de Jérusalem, élevant 1. Fabre d’Olivet, Lang, hêb., 1. II, p. 16. — 433 — autel contre autel et tradition contre tradition : c’était Samarie.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1"Son of the past and pregnant with the future, this book, heir to all the science of the Egyptians, still bears the seeds of future sciences. Fruit of a divine inspiration, it contains within a few pages both the elements of what was, and the elements of what must be. All the secrets of nature are entrusted to it. All of them. 11 (a scanning misread of "Il," French for "It") gathers within itself, and within the Beræschit alone, more things than all the books piled up in the libraries of Europe. That which 1. Fabre d'Olivet, La Langue hébraïque, restituée*, XX, t. 1. 431 nature holds most profound, most mysterious, that which the mind can conceive of wonders, that which intelligence holds most sublime, it possesses." I cite constantly, and I shall cite as much as possible, in order to support my assertions on foundations as stable as can be. My present role is of the simplest: it consists of guiding the reader among extracts that I group as harmoniously as possible, after having sought them out myself, laboriously enough, I confess. 11 (a scanning misread of "Il," French for "It") now remains for us to see the plan of Moses's work; here it is:
2"In this second part, I take up the Cosmogony of Moses. Now, what I call the Cosmogony of Moses is contained in the first ten chapters of the Beræschit, the first of the five books of the Sepher. These ten chapters form a kind of sacred decade, in which each of the ten chapters bears the character of its number, as I shall show. It has been claimed that these divisions of the Sepher, in books as well as in chapters and verses, were the work of Ezra. I do not think so. These ten chapters, which contain a whole, and whose number indicates the summary, prove to me that the science of numbers was cultivated long before Pythagoras, and that Moses, having learned it from the Egyptians, made use of it in the division of his work. "The entire Cosmogony, that is, the origin of the Universe, that of Beings, from the elementary principle up to man, their principal vicissitudes, the general history of the Earth and its inhabitants, is contained within these ten chapters. I did not judge it necessary to translate any further, especially since this suffices to prove everything I have put forward; that this was labor enough to impose upon myself for once, and that nothing will prevent 1. Fabre d'Olivet, t. II, p. 6. some other person, applying my grammatical principles, or myself taking up the pen again, from being able to continue the exploration of the Sepher. The foundation being solidly laid, the building will cost nothing more to raise1." 2. — FROM MOSES TO EZRA.
3Once his sacred book was constructed, Moses selected a people who were to keep it preciously and transmit it to future generations. Like all religious initiators, like Buddha, like Jesus later, Moses entrusted the key of his work to chosen disciples, leaving to the people the coarse, exoteric meaning of the Sepher. Such is the origin of the traditional doctrine of Israel, of the holy Kabbalah of which we spoke at length a moment ago. It was about 1500 years before Jesus Christ that Moses entrusted the sacred deposit to his people, after having tested them and having himself guided them to the conquest of the Promised Land. After the death of the great lawgiver, the historical phases begin through which the Jews were gradually to lose the precise meaning of the sacred book, retaining only its uncomprehended characters. Let us quickly summarize these phases; they are important to know. The slavery to which the Jewish nation was subjected allowed, thanks to the spirit of opposition, the traditions to be kept fairly intact. It was not the same when liberty was acquired. At the moment when Israel was formed into an independent kingdom, a rival arose over against Jerusalem, raising 1. Fabre d'Olivet, Lang. héb., 1. II, p. 16. — 433 — altar against altar and tradition against tradition: it was Samaria.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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