Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1Dans votre credo occidental, l’énergie cosmique est chose éternelle et incessante, la matière est indestructible ; et vos faits scientifiques sont cloués sur cette borne. En douter, c’est être traité d’ignorant; le nier c’est passer pour un bigot, pour un dangereux lunatique ; prétendre perfectionner un pareil credo, c’est s’exposer à l’épithète d’impertinent, d’outrecuidant, si ce n’est de charlatan. Pourtant, toute cette nomenclature de faits scientifiques n’a jamais pu fournir aux expérimentateurs une seule preuve que, dans sa mystérieuse conscience, la nature préfère que la matière soit plus destructible sous la forme organique que sous la forme inorganique. Aucun fait matériel et matériellement observé n’a jamais pu infirmer que cette nature travaille lentement, mais incessamment, vers l’apparition de la vie consciente, dont la matière inerte n’est que le voile.
2De là la profonde ignorance de vos hommes de science au sujet de la dispersion et de la concentration de l’énergie cosmique sous des aspects hyperphysiques ; de là leurs divisions au sujet des théories de Darwin ; de là leur incertitude relativement au degré de vie consciente, renfermée dans les éléments, dans les états distincts de la substance ; de là nécessairement, le dédain suffisant de toute insuffisance pour tout phénomène qui se permet de ne pas appartenir à leur classification, et pour la seule idée que des mondes de forces semi-intellectuelles et, à fortiori , intelligentes, sont à l’œuvre dans les hauteurs et dans les profondeurs cachées de la nature. Passons à un autre exemple. Nous, Orientaux, nous — 758 — voyons une grande différence entre les deux qualités de deux quantités égales d’équivalents vitaux dépensés par deux hommes, dont l’un, supposons, s’en va tranquillement à son travail quotidien et dont l’autre se dirige vers nue station de police pour y dénoncer son semblable. Pour vos hommes de science il n’y aura pas de différence. Nous en voyons encore une très grande, très spécifique, dans l’énergie du vent et dans celle d’une turbine. Pourquoi? Parce que dans son évolution invisible, toute pensée humaine passe dans l’endroit dont l’ordre physique est l’envers, et devient une entité active, en s’associant, en s’unifiant avec un élément particulier, c’est-à-dire avec une des forces semi-intellectuelles des royaumes de la vie.
3Cette pensée survit comme une intelligence active, comme une créature engendrée de l’esprit, pendant une période plus ou moins longue, et proportionnelle à l’intensité de l’action cérébrale qui l’a générée. Ainsi, une bonne pensée se perpétue comme une puissance active et bienfaisante, et une mauvaise comme un pouvoir démoniaque et maléfique. De sorte que l’homme peuple continuellement sa course dans l’espace, d’un monde à son image, rempli des émanations de ses fantaisies, de ses désirs, de ses impulsions et de ses passions. Mais, à son tour, ce milieu invisible de l’homme réagit, par son seul contact sur toute organisation sensitive ou nerveuse, proportionnellement à son intensité dynamique. C’est ce que les bouddhistes appellent Shandba, les Indous Karma. L’adepte crée sciemment ces formes, les autres les génèrent au hasard. L’adepte, pour réussir et conserver son pouvoir, doit -r- 759 demeurer dans la solitude et plus ou moins dans l’intérieur de sa propre âme. Il y a des choses que la science sensoriale perçoit encore moins. L’industrieuse fourmi, l’active abeille, l’oiseau qui bâtit son nid, accumulent, chacun dans son humble degré, autant d’énergie cosmique dans une forme spécifique, que Hayden, Platon ou un laboureur poussant sa charrue, dans leurs actions spéciales.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1In your Western creed, cosmic energy is an eternal and unceasing thing, matter is indestructible; and your scientific facts are nailed to this boundary-stone. To doubt it is to be branded ignorant; to deny it is to pass for a bigot, for a dangerous lunatic; to claim to perfect such a creed is to expose oneself to the epithet of impertinent, of presumptuous, if not of charlatan. And yet, this whole nomenclature of scientific facts has never been able to furnish experimenters a single proof that, in its mysterious consciousness, nature prefers matter to be more destructible in organic form than in inorganic form. No material and materially observed fact has ever been able to disprove that this nature works slowly, but unceasingly, toward the appearance of conscious life, of which inert matter is only the veil.
2Hence the profound ignorance of your men of science concerning the dispersion and concentration of cosmic energy under hyperphysical aspects; hence their divisions concerning Darwin's theories; hence their uncertainty regarding the degree of conscious life contained in the elements, in the distinct states of substance; hence necessarily, the smug disdain of every insufficiency for every phenomenon that dares not to belong to their classification, and for the mere idea that worlds of semi-intellectual and, a fortiori, intelligent forces are at work in the hidden heights and depths of nature. Let us pass to another example. We Orientals, we — 758 — see a great difference between the two qualities of two equal quantities of vital equivalents expended by two men, of whom one, let us suppose, goes tranquilly about his daily work, and the other makes his way to a police station to denounce his fellow man there. For your men of science there will be no difference. We see, further, a very great, very specific difference in the energy of the wind and in that of a turbine. Why? Because in its invisible evolution, all human thought passes into the place of which the physical order is the reverse side, and becomes an active entity, by associating itself, by uniting itself with a particular element, that is to say with one of the semi-intellectual forces of the kingdoms of life.
3This thought survives as an active intelligence, as a creature engendered of the spirit, for a period more or less long, and proportional to the intensity of the cerebral action that generated it. Thus, a good thought perpetuates itself as an active and beneficent power, and a bad one as a demoniacal and maleficent power. So that man continually peoples his course through space with a world made in his image, filled with the emanations of his fantasies, of his desires, of his impulses and of his passions. But, in its turn, this invisible medium of man reacts, by its mere contact, upon every sensitive or nervous organization, in proportion to its dynamic intensity. This is what the Buddhists call Skandha, the Hindus Karma. The adept creates these forms knowingly, others generate them at random. The adept, in order to succeed and preserve his power, must -r- 759 remain in solitude and more or less within the interior of his own soul. There are things that sensory science perceives even less. The industrious ant, the busy bee, the bird that builds its nest, accumulate, each in its humble degree, as much cosmic energy in a specific form as Haydn, Plato, or a ploughman driving his plough, in their special actions.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.