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1.« En rétablissant celte langue perdue dans ses principes originels : en secouant le joug des hellénistes; en reconstituant son lexique ; en pénétrant dans le sanctuaire des Essêniens; en se méfiant de la doctrine extérieure des .luifs; en ouvrant enfin celte arche sainte, qui, depuis plus de trois mille ans, fermée à tous les profanes, a porté jusqu’à nous, par un décret de la Providence divine, les trésors amassés par la sagesse des Égyptiens. « Voilà le but d’une partie de mes travaux1. » RÉSUMÉ Marchant vers l’origine de la parole, j'ai trouvé sur mes pas le chinois, le sanscrit et l’hébreu. J’ai examiné leurs tilres, je les ai exposés âmes lecteurs. Forcé de faire un choix entre ces trois idiomes primordiaux, j’ai choisi l’hébreu. J’ai dit comment, composé à son origine d’expressions intellectuelles, métaphoriques, universelles, il était insensiblement revenu à ses éléments les plus grossiers, en se restreignant à des expressions matérielles, propres et particulières. J’ai montré à quelle époque et comment il s’était entièrement perdu, y Q.Ï suivi les révolutions du Sepher de Moïse, unique livre qui le renferme. J’ai développé l’occasion et la manière dont se firent les principales versions. 1. Fabre d’Olivet, op cit., p. 48. J’ai réduil ces versions au nombre de quatre, savoir : 1° Les paraphrases clialdaïques ou targums; 2° La version samaritaine ; 3° La version des hellénistes appelée la version des Septante ;
24n Enfin celle de saint Jérôme ou la Vulgate. J’ai assez indiqué l’idée qu’on en devait prendre. C’est maintenant à ma grammaire à rappeler les principes oubliés de la langue hébraïque, à les établir d’une manière solide, à les enchaîner à des résultats nécessaires : c’est à ma traduction de la Comosgonie de Moïse, et aux notes qui l’accompagnent, à montrer la force et la concordance de ces résultats. Je vais me livrer sans crainte à ce travail difficile, autant certain de son succès que de son utilité si mes lecteurs daignent m’y suivre avec l’attention et la confiance qu’il exige. Fabre d’OuvET. — \\\ — Caractères cunéiformes. Traduction Barrois F‘ . CHAPITRE X LA GENÈSE S 4. — LES TROIS SENS DÉVOILÉS Traduction correcte par Fabre d’Olivet Les 10 premiers chapitres Les oeuvres de Fabre d’Olivet étant devenues fort rares, nous allons donner in extenso la traduction correcte des dix premiers chapitres du Sepher de Moïse tel qu’il l’a faite. Nous devons prévenir le lecteur que d’Olivet n'a pas voulu révéler tous les sens de ce livre sacré. Il a donné généralement le second sens dans sa traduction. Pour garder secrètes certaines des vérités cachées par .Moïse, d’Olivet a employé un procédé très simple. Il a laissé tous les noms propres. Il faut bien se souvenir en lisant que ces noms propres sont des noms d’êtres cosmogoniques, des forces générales de l'Univers ; c’est comme si nous disions Monsieur Espace et Madame Temps.
3Il faut aussi savoir que nos forces physiques actuellement connues sont les plus inférieures que mentionne Moïse seulement au chapitre 10. L’initié égyptien a donc poussé ses études bien plus loin que les plus forts philosophes naturalistes contemporains. Les lecteurs qui voudraient des détails complémentaires à ce sujet doivent, de toute nécessité, lire les notes qui expliquent chacun des mots traduits par d’Olivet, dans l’ouvrage original de cet auteur. — ■ 446 — • Comme nous ne saurions trop insister sur le sens à accorder aux noms propres, nous allons citer un extrait d’un auteur contemporain, disciple de Fabre d’Olivet, ainsi qu’il le proclame lui-même dans la « France vraie », c’est Saint-Yves d’Alveydre. * * * « Pour délivrer le législateur des Hébreux des calomnies théologiques dont il a été l’objet au sujet du Père du Genre Humain, je prie le lecteur de soulever avec moi le triple voile dont j’ai parlé. « Similitude de IEVE masculin et féminin comme lui, Adam a une signification bien plus vaste encore que ce que les naturalistes formulent malgré eux, quand, voulant exprimer la Puissance cosmogonique qui spécifie l’homme, en tant qu’individu physique, ils appellent cette puissance le Règne Hominal. « Adam est l’hiérogramme de ce principe universel; il représente l’âme intelligente de l’Univers lui-même, Verbe Universel animant la totalité des systèmes solaires non seulement dans l’Ordre visible, mais aussi et surtout dans l’Ordre invisible.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1"By restoring this lost language in its original principles: by throwing off the yoke of the Hellenists; by reconstituting its lexicon; by penetrating into the sanctuary of the Essenes; by distrusting the exterior doctrine of the Jews; by opening at last this holy ark, which, closed to all the profane for more than three thousand years, has carried down to us, by a decree of divine Providence, the treasures amassed by the wisdom of the Egyptians. "Such is the aim of a part of my labors1." SUMMARY Walking toward the origin of speech, I found in my path Chinese, Sanskrit, and Hebrew. I examined their claims, I set them forth to my readers. Forced to make a choice among these three primordial idioms, I chose Hebrew. I told how, composed at its origin of intellectual, metaphorical, universal expressions, it had imperceptibly returned to its coarsest elements, restricting itself to material, proper, and particular expressions. I showed at what period and how it had been entirely lost; I followed the revolutions of the Sepher of Moses, the sole book that contains it. I set forth the occasion and the manner in which the principal versions were made. 1. Fabre d'Olivet, op. cit., p. 48. I reduced these versions to the number of four, namely: 1° The Chaldaic paraphrases, or targums; 2° The Samaritan version; 3° The Hellenists' version, called the version of the Seventy;
24n (a scanning misread of the ordinal) Lastly, that of Saint Jerome, or the Vulgate. I have sufficiently indicated the idea one should take of it. It now falls to my grammar to recall the forgotten principles of the Hebrew language, to establish them solidly, to link them to necessary results: it falls to my translation of the Cosmogony of Moses, and to the notes accompanying it, to show the strength and the concordance of these results. I shall give myself over fearlessly to this difficult labor, as certain of its success as of its usefulness, should my readers deign to follow me in it with the attention and the trust it demands. FABRE D'OLIVET. — \\\ — Cuneiform characters. Barrois's translation F' . CHAPTER X GENESIS § 4. — THE THREE SENSES UNVEILED Correct translation by Fabre d'Olivet The first 10 chapters Fabre d'Olivet's works having become very rare, we shall give in extenso the correct translation of the first ten chapters of the Sepher of Moses, such as he made it. We must warn the reader that d'Olivet did not wish to reveal every sense of this sacred book. He generally gave the second sense in his translation. To keep secret certain of the truths hidden by Moses, d'Olivet employed a very simple method. He left all the proper names as they were. One must bear well in mind, while reading, that these proper names are names of cosmogonic beings, of the general forces of the Universe; it is as if we were to say Mister Space and Madam Time.
3One must also know that our currently known physical forces are the lowest that Moses mentions, only up to chapter 10. The Egyptian initiate thus carried his studies far further than the strongest contemporary naturalist philosophers. Readers wishing further details on this subject must, of absolute necessity, read the notes explaining each of the words translated by d'Olivet, in this author's original work. — 446 — • As we cannot insist too much upon the sense to be given to proper names, we shall cite an extract from a contemporary author, a disciple of Fabre d'Olivet, as he himself proclaims in "La France vraie" — it is Saint-Yves d'Alveydre. * * * "To deliver the lawgiver of the Hebrews from the theological calumnies of which he has been the object concerning the Father of Mankind, I beg the reader to lift with me the triple veil of which I have spoken. "A likeness of IEVE, masculine and feminine as He is, Adam has a meaning far vaster still than what the naturalists formulate despite themselves when, wishing to express the cosmogonic Power that specifies man as a physical individual, they call this power the Human Kingdom. "Adam is the hierogram of this universal principle; he represents the intelligent soul of the Universe itself, the Universal Word animating the totality of solar systems, not only in the visible Order, but also and above all in the invisible Order.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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