Papus

Traité méthodique de science occulte

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–19161375 of 1375 segments translated · 459 pp17 passages withheld
page 347

Allez-vous courir chez l’architecte et lui demander les plans détaillés de cet édifice ? Dans le cas présent, ce serait peut-être difficile et vous n’y pensez même pas.

Irez-vous du moins trouver le maçon pour savoir de quelle carrière ont été tirées les pierres, comment fut gâché le plâtre, quels ouvriers furent employés?

Je vois quelles questions vous impatientent et vous vous demandez comment serait faite la cervelle de la personne qui ferait toutes ces ridicules demandes avant de décrire Notre-Dame de Paris.

Cette cervelle fonctionnerait tout simplement comme celle d’un de nos savants physiologistes qui ne peuvent décrire l’homme (un monument intéressant, somme toute) sans vous ennuyer au préalable de détails multiples sur l’architecte et sur le plan (les causes premières) et surtout sur l’origine et la constitution des matériaux qui ont servi à faire ce monument (os, muscles, nerfs, etc., etc.).

Ce procédé, qui vous semblait tout à l’heure si bouffon, est doncjournellement employé dans nos livres de physiologie contemporaine qui enseignent que l’embryologie, c’est-à-dire l’histoire de la construction du monument, est la seule base possible à donner à l’étude de l’organisme humain.

Comme nous ne sommes pas des savants, ou plutôt comme je ne suis pas un savant, nous allons faire comme tout le monde et nous commencerons par dire ce que nous vot/ons en l’étudiant aussi bien que possible, et plus tard,

— 803 — si nous y trouvons quelque plaisir, nous entrerons dans le monument pour considérer ce que nous ne voyons pas extérieurement, et même, si notre amour d’apprendre augmente toujours, nous irons humblement trouver monsieur le savant et nous lui demanderons de nous dire comment le maçon a construit l’édifice et comment l’architecte l’a conçu, si toutefois monsieur le savant croit à l’existence d’un plan de construction, car il y a beaucoup de physiologistes qui n’y croient pas. Peut-être alors comprendronsnous ces belles explications qui eussent été pour nous brillants hiéroglyphes alors que nous ignorions l’état actuel de ce merveilleux monument.

Ce n’est donc pas en procédant du connu à l’inconnu, mais bien en procédant du visible à l’invisible, que nous allons aborder l’étude de l’homme, le monument le plus parfait de la création, si l’on en croit nos maîtres les kabbalistes, et même nos habituels détracteurs les darwinistes.

Nous tenons cependant à bien faire remarquer dès l’abord que nous n’entrerons pas en de minutieux détails, réservés pour un autre ouvrage tout physiologique, non plus que nous ne perdrons de temps à prouver une à une nos affirmations basées sur l’alliance de la Science actuelle et de la Magie, notre ouvrage n'étant pas écrit à l’usage des facultés ni des écoles primaires.

★

* +

LA PARTIE VISIBLE DE L’HOMME. — LE CORPS

Ce n’est plus Notre-Dame de Paris que vous avez maintenant devant les yeux, c’est un objet plus complexe au premier abord et peut-être aussi le plus difficile à décrire de toute la Nature, c’est le corps humain.

Nous remarquons de suite dans ce corps deux divisions primordiales :

1° Une partie centrale qui contient (nous le savons déjà, je pense) tous les organes importants de l’homme; cette partie, c’est le tronc;

2° Des parties accessoires : les Membres , moins importantes que la précédente puisqu’on peut les couper sans détruire l’être lui-même et qui servent de moyen d’action aux organes contenus dans le tronc.

Voilà donc notre première grande division : l’homme est composé d’une partie centrale et fondamentale : le tronc, et de parties adjacentes: les membres. Continuons notre étude en considérant chacune de ces parties. Voyons la plus importante :

LE TRONC

Ce qui nous frappe tout d’abord si nous considérons avec quelque attention ce centre de l’organisme, c’est qu’il présente également une division en plusieurs segments nettement séparés.

Ainsi, tout en haut, nous voyons la tête , séparée parfaitement du segment qui lui fait suite, la poitrine.

La poitrine est elle-même distincte d’un autre segment, le ventre.

Tête, poitrine et ventre, tels sont les trois centres distincts qui constituent par leur réunion le tronc. — Nous reviendrons tout à l’heure sur cette division; voyons pour l’instant si nous n’avons rien à dire de l’autre partie de l’être humain, les membres.

LES MEMBRES

machine-assisted · checkedpage 347

Are you going to run to the architect and ask him for the detailed plans of this edifice? In the present case, that would perhaps be difficult, and you don't even think of it.

Will you at least go find the mason to learn from what quarry the stones were taken, how the plaster was mixed, what workers were employed?

I see what questions are making you impatient, and you ask yourself how the brain of the person who would ask all these ridiculous questions before describing Notre-Dame de Paris would be constructed.

That brain would function quite simply like that of one of our learned physiologists, who cannot describe man (an interesting monument, all things considered) without first boring you with multiple details about the architect and the plan (the first causes) and above all about the origin and constitution of the materials that served to build this monument (bones, muscles, nerves, etc., etc.).

This procedure, which seemed to you just now so absurd, is thus employed daily in our books of contemporary physiology, which teach that embryology, that is to say the history of the construction of the monument, is the only possible basis to give to the study of the human organism.

As we are not scholars, or rather as I am not a scholar, we shall do as everyone does, and we shall begin by saying what we see in studying it as well as possible, and later,

— 803 — if we find some pleasure in it, we shall enter into the monument to consider what we do not see from outside, and even, if our love of learning keeps increasing, we shall go humbly to find Mister the scholar and shall ask him to tell us how the mason built the edifice and how the architect conceived it, if indeed Mister the scholar believes in the existence of a construction plan, for there are many physiologists who do not believe in it. Perhaps then we shall understand those fine explanations which would have been for us brilliant hieroglyphs while we were still ignorant of the present state of this marvelous monument.

It is not, then, by proceeding from the known to the unknown, but rather by proceeding from the visible to the invisible, that we shall approach the study of man, the most perfect monument of creation, if we are to believe our masters the kabbalists, and even our habitual detractors the Darwinists.

We wish, however, to make it clearly noted from the outset that we shall not enter into minute details, reserved for another wholly physiological work, nor shall we lose time proving one by one our assertions based on the alliance of present-day Science and Magic, our work not being written for the use of faculties or of primary schools.

★

* +

THE VISIBLE PART OF MAN. — THE BODY

It is no longer Notre-Dame de Paris that you now have before your eyes, it is a more complex object at at first glance, and perhaps also the most difficult to describe in all of Nature, is the human body.

We notice at once in this body two primordial divisions:

1° A central part which contains (as we already know, I think) all the important organs of man; this part is the trunk;

2° Accessory parts: the Limbs, less important than the preceding since they can be cut off without destroying the being itself, and which serve as means of action for the organs contained in the trunk.

Here, then, is our first great division: man is composed of a central and fundamental part: the trunk, and of adjacent parts: the limbs. Let us continue our study by considering each of these parts. Let us look at the most important:

THE TRUNK

What strikes us first, if we consider with some attention this center of the organism, is that it too presents a division into several clearly separated segments.

Thus, at the very top, we see the head, perfectly separated from the segment that follows it, the chest.

The chest is itself distinct from another segment, the belly.

Head, chest and belly, such are the three distinct centers which, by their union, constitute the trunk. — We shall return presently to this division; let us see for the moment whether we have anything to say about the other part of the human being, the limbs.

THE LIMBS

Commentary
page 347 ·

No commentary for this page under the selected tracks.

There is commentary on page 1.