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1Cette étude faite en 1888 dans une revue d’occultisme nous valut les félicitations les plus chaleureuses de la part de la Chaîne d’ Union, l’organe officieux de la Franc-Maçonnerie en France. SYMBOLES DE LA FRANC-MAÇONNERIE La légende d'Hiram. L'acacia m’est connu! ■ Les symboles de la Science Occulte conservés jusqu’à nos jours par la Franc-Maçonnerie peuvent être divisés en deux classes. Les uns, comme les tableaux des loges, les hiéroglyphes, les couleurs, les cérémonies, ne sont plus compris par la plupart des affiliés que dans leur sens le plus grossier, quand ils sont compris. Les autres, renfermés dans quelques récits comme ceux de la mort d’Hiram ou de J. -B. Molay, sont encore entendus dans plusieurs de leurs significations. C’est d’un de ces derniers symboles, la légende d’Hiram, que nous allons nous occuper. L’origine de cette légende est assez intéressante, car elle marque l’origine réelle de la Franc-Maçonnerie moderne. La voici d’après Ragon : « Cette même année (1646) une société de Rose-Croix, formée d’après les idées de la nouvelle Atlantis de Bacon, s’assemble dans la salle de réunion des freemasons à Londres. Asmhole et les — 732 —
2autres frères de la Rose-Croix, ayant reconnu que le nombre des ouvriers de métier était surpassé par celui des ouvriers de l’intelligence, parce que le premier allait chaque jour en s’affaiblissant., tandis que les derniers augmentaient continuellement, pensèrent que le moment était venu de renoncer aux formules de réception de ces ouvriers, qui ne consistaient qu’en quelques cérémonies à peu près semblables à celles usitées parmi tous les gens de métier, lesquelles avaient, jusque-là, servi d’abri aux initiés pour s’adjoindre des adeptes. Ils leur substituèrent, au moyen des traditions orales dont ils se servaient pour leurs aspirants aux sciences occultes, un mode écrit d’initiation calqué sur les anciens mystères et sur ceux de l’Egypte et de la Grèce, et le premier grade initiatique fut écrit tel, à peu près, que nous le connaissons. Ce premier degré ayant reçu l’approbation des initiés, le grade de compagnon fut rédigé en 1648 ; et celui de maître peu de temps après; mais la décapitation de Charles Ier en 1649 et le parti que prit Asmhole en faveur des Stuarts, apportèrent de grandes modifications à ce troisième et dernier grade devenu biblique, tout en lui laissant pour base ce grand hiéroglyphe de la nature symbolisée vers la fin de décembre *. »
3Ceci semble au premier abord contredire certaines de mes affirmations antérieures au sujet de l’origine de la doctrine maçonnique 1 2; mais en réfléchissant un peu il est aisé d’y voir au contraire la confirmation de mon dire. Quelle est en effet la filière par laquelle cette nouvelle société de 1648 se rattache à l’antique Science occulte d’une part, aux templiers de l’autre ? * Lisez la biographie d’ Asmhole et vous allez retrouvér dans cet homme admirable un égyptologue érudit et bien mieux un herrnétiste remarquable, un descendant de Jean Dée, l’alchimiste de Londres auteur de la Monas hieroglyphica. Asmhole est un initié des alchimistes, et comme tel il maniera le symbole de main de maître. Voyez, d’autre part, cette mention des Rose-Croix, les véritables, ceux-là, qui président à la naissance de la Franc-Maçonnerie, et vous reconnaîtrez sans peine en eux ces mystérieux inconnus que les « frères » devaient tant méconnaître plus tard. Ne nous écartons cependant pas du sujet qui nous intéresse et 1. Ragon, Orthodoxie maçonnique, p. 29. 2. Théosophes et francs-maçons (n° 5 du Lotus). — 733 — revenons à la légende d’Hiram dont nous connaissons le principal auteur : ElieAsmhole. Gomment la légende d’Hiram se distingue-t-elle d’un conte de fée quelconque et pourquoi pouvons-nous la désigner sous le nom d’histoire symbolique ?
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1This study, made in 1888 in an occultism review, earned us the warmest congratulations from the Chaîne d'Union, the semi-official organ of Freemasonry in France. SYMBOLS OF FREEMASONRY The legend of Hiram. The acacia is known to me! ■ The symbols of Occult Science preserved down to our own day by Freemasonry can be divided into two classes. Some, like the tracing-boards of the lodges, the hieroglyphs, the colors, the ceremonies, are no longer understood by most members except in their crudest sense, when they are understood at all. The others, contained in a few narratives such as those of the death of Hiram or of J. -B. Molay, are still understood in several of their meanings. It is with one of these latter symbols, the legend of Hiram, that we shall now concern ourselves. The origin of this legend is rather interesting, for it marks the real origin of modern Freemasonry. Here it is, according to Ragon: « That same year (1646) a society of Rose-Croix, formed according to the ideas of Bacon's new Atlantis, assembled in the meeting hall of the freemasons in London. Asmhole and the — 732 —
2other Rose-Croix brothers, having recognized that the number of craft-workers was being surpassed by that of workers of the intellect, because the former was daily growing weaker, while the latter kept continually increasing, thought that the moment had come to abandon the reception formulas of these workers, which consisted only of a few ceremonies more or less similar to those used among all tradesmen, and which had, up to then, served as a shelter for initiates to recruit adepts. They substituted for them, by means of the oral traditions they used for their aspirants to the occult sciences, a written mode of initiation modeled on the ancient mysteries and on those of Egypt and Greece, and the first initiatory grade was written much as, more or less, we know it today. This first degree having received the approval of the initiates, the grade of fellow was drawn up in 1648; and that of master shortly afterward; but the beheading of Charles Ier in 1649 and the side that Asmhole took in favor of the Stuarts brought great modifications to this third and final grade, which became biblical, while still leaving it, as its basis, that great hieroglyph of nature symbolized toward the end of December *. »
3This may at first seem to contradict certain of my earlier assertions concerning the origin of the Masonic doctrine 1 2; but on a little reflection it is easy to see in it, on the contrary, the confirmation of what I say. What indeed is the thread by which this new society of 1648 connects on the one hand to the ancient Occult Science, and on the other to the Templars? * Read the biography of Asmhole and you will find in this admirable man a learned Egyptologist and, better still, a remarkable hermetist, a descendant of John Dee, the London alchemist, author of the Monas hieroglyphica. Asmhole is an initiate of the alchemists, and as such he will wield the symbol with a master's hand. See, on the other hand, this mention of the Rose-Croix, the true ones, who preside over the birth of Freemasonry, and you will readily recognize in them those mysterious unknown figures whom the "brothers" were later to misunderstand so greatly. Let us not, however, stray from the subject that interests us, and 1. Ragon, Orthodoxie maçonnique, p. 29. 2. Théosophes et francs-maçons (n° 5 du Lotus). — 733 — let us return to the legend of Hiram, whose principal author we know: Elie Asmhole. How does the legend of Hiram differ from any ordinary fairy tale, and why may we designate it by the name of symbolic history?
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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