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1Au point de vue scientifique nous ne pouvons suggérer qu’une seule explication : c’est que le corps astral fabrique le corps physique d’après les qualités intrinsèques de l’ovule et du spermatozoïde, c’est-à-dire des corps astraux du père et de la mère. Ce corps astral exerce d’autre part une attraction d’autant plus grande sur l’âme qu’il est plus fort lui-même. Voilà pourquoi à un corps rachitique généré par des ivrognes correspond un corps astral de faible puissance et par suite une attraction également très faible sur le principe supérieur : l’âme. Ce lils d'ivrognes ne donne à l’âme que des moyens d’action très inférieurs, de là un travail double à accomplir par cet être humain s’il veut se racheter et reconquérir son intelligence obscurcie par ses fautes antérieures ou la condamnation à l’abrutis1. Celte considération est importante, car on rencontre dans certains milieux spirites de pauvres hères qui prétendent froidement être une réincarnation de Molière, de Racine ou de Richelieu, sans compter les poètes anciens, Orphée ou Homère. Nous n'avons pas pour l'instant à discuter si ces affirmations ont une base solide ou sont du domaine de l'aliénation mentale au début; mais rappelons-nous que Pylhagore, faisant le récit de ses incarnations antérieures, ne se vanta pas d'avoir été grand homme, et constatons que c'est une singulière façon de défendre le progrès incessant des âmes dans l'infini (théorie du spiritisme) que celle qui consiste à montrer Richelieu ayant perdu toute trace de génie et Victor Hugo faisant des vers de quatorze pieds après sa mort, l.es spirites sérieux et instruits, et il y en a plus qu’on ne croit, devraient veiller à ce que de pareils faits ne se produisent pas.
22. Mort dans l’enfance. Mort violente (crime ou suicide). Adeplat. 298 sement fatal pendant sa vie s’il n’a pas le courage de lutter assez pour vaincre la fatalité. On peut du reste parfaitement accorder celte théorie avec la théorie de l’horoscope, si l’on admet que les âmes sont envoyées à l’incarnation par séries correspondant à leur genre futur de vie, et que l’envoi des séries d’âmes devant être heureuses coïncide avec la position dominante des planètes dites bénéfiques, et la série malheureuse avec la situation contraire de ces planètes. Nous reviendrons du reste dans un des chapitres suivants sur l’incarnation et ses conséquences. CHAPITRE VI LA MORT PSYCHURGIE DEUXIÈME PARTIE LA MORT UE CIEL ET L’ENFER d’ APRÈS LA SCIENCE La naissance nous a montré que les principes de l’homme entrent en action dans l'ordre suivant : 1° le corps; 2° la vie ; 3° l’âme. Pouvons-nous faire pour L’étude de la mort ce que nous avons fait pour celle de la naissance, c’est-à-dire nous efforcer d’établir quelques bases scientifiques capables d’étaver les divers enseignements théologiques? D’après les idées qui représentent l’homme comme composé de deux principes opposés : l’âme et le corps, rien de plus simple que la mort.
3L’élément immortel, l’âme, subit un jugement de la part du Dieu anthropomorphe, puis s’en va souffrir éternellement dans les flammes de l’Enfer, ou bien jouir pour l’éternité des bonheurs mystiques réservés aux bienheureux dans le Paradis, ou bien encore laver ses fautes (l’oubli d’une confession in extremis on d’un don généreux à l’église voisine) dans le Purgatoire. Le corps mis en terre retourne à la poussière d’où il était venu. Ces enseignements, donnés comme l’expression de la plus haule vérité qui ait été révélée à l’homme sur ses destinées, n’ont pas satisfait certains chercheurs, sceptiques de nature et s’en rapportant plus à eux-mêmes qu’à la tradition. Les télescopes braqués sur l’Infini n’ont pas décelé la moindre trace du lieu spécial réservé au châtiment ou à la récompense des âmes ; les microscopes fouillant les créations les plus subtiles de la nature, n’ont pas non plus révélé d’enfer ou de purgatoire, et les savants positivistes se sont fait une théorie à eux sur les destinées de l’homme. AP rès la mort le corps se dissout et, comme ce corps estla seule cause des phénomènes attribués à une soi-disant âme, il n’y a plus à s’occuper autrement de cette entité métaphysique. Les cellules de ce corps entrent, d’après les lois de l’affinité chimique, dans diverses combinaisons organiques ou inorganiques, et... tout est dit.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1From a scientific point of view we can suggest only a single explanation: that the astral body fashions the physical body according to the intrinsic qualities of the ovum and of the spermatozoon — that is, of the astral bodies of the father and of the mother. This astral body, moreover, exerts an attraction upon the soul all the greater as it is itself stronger. This is why a rachitic body, generated by drunkards, corresponds to an astral body of feeble power, and consequently an equally very feeble attraction upon the higher principle: the soul. This son of drunkards gives the soul only very inferior means of action; hence a double labor to be accomplished by this human being if he wishes to redeem himself and reconquer his intelligence, darkened by his earlier faults, or the sentence to fatal 1. This consideration is important, for one meets, in certain spiritist circles, poor wretches who coolly claim to be a reincarnation of Molière, of Racine, or of Richelieu, not to mention the ancient poets, Orpheus or Homer. We do not, for the moment, have to discuss whether these assertions have any solid basis, or belong to the domain of incipient mental derangement; but let us recall that Pythagoras, in recounting his previous incarnations, did not boast of having been a great man, and let us note that it is a singular way of defending the ceaseless progress of souls in the infinite (the theory of spiritism) to show Richelieu having lost every trace of genius, and Victor Hugo composing fourteen-foot verses after his death. Serious and educated spiritists — and there are more of them than one thinks — ought to see to it that such things do not occur.
22. Death in childhood. Violent death (crime or suicide). Adeptship. 298 brutishness during his life, if he does not have the courage to struggle hard enough to overcome fatality. One may, moreover, perfectly well reconcile this theory with the theory of the horoscope, if one admits that souls are sent to incarnation in series corresponding to their future kind of life, and that the sending of the series of souls destined to be happy coincides with the dominant position of the planets called beneficent, and the unhappy series with the contrary situation of these planets. We shall, moreover, return in one of the following chapters to incarnation and its consequences. CHAPTER VI DEATH PSYCHURGY SECOND PART DEATH HEAVEN AND HELL ACCORDING TO SCIENCE Birth has shown us that the principles of man come into action in the following order: 1° the body; 2° the life; 3° the soul. Can we do, for the study of death, what we did for that of birth — that is, strive to establish some scientific foundations capable of supporting the various theological teachings? According to the ideas that represent man as composed of two opposed principles, the soul and the body, nothing could be simpler than death.
3The immortal element, the soul, undergoes a judgment on the part of the anthropomorphic God, then goes off to suffer eternally in the flames of Hell, or else to enjoy for eternity the mystical bliss reserved for the blessed in Paradise, or else again to wash away its faults (the omission of a deathbed confession, or of a generous gift to the neighboring church) in Purgatory. The body, laid in the earth, returns to the dust from which it came. These teachings, given as the expression of the highest truth ever revealed to man concerning his destinies, have not satisfied certain researchers, skeptical by nature and relying more on themselves than on tradition. Telescopes trained on the Infinite have not detected the least trace of a special place reserved for the punishment or reward of souls; microscopes probing the most subtle creations of nature have likewise revealed no hell or purgatory, and the positivist scholars have made for themselves a theory of their own on the destinies of man. After death, the body dissolves, and, since this body is the sole cause of the phenomena attributed to a so-called soul, there is no longer any need to concern oneself otherwise with this metaphysical entity. The cells of this body enter, according to the laws of chemical affinity, into various organic or inorganic combinations, and... that is all there is to say.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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