Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1Jeté parles lois de la nature dans le sein d’une femme, l’esprit incarné s’y éveille lentement et se crée avec effort des organes indispensables plus tard, mais qui, à mesure qu’ils croissent, augmentent son malaise dans sa situation présente. Le temps le plus heureux de la vie de l’embryon est celui où, sous la simple forme d’une chrysalide, il étend autour de lui la membrane qui lui sert d’asile et qui nage avec lui dans un fluide nourricier et conservateur. Alors il est libre et impassible, il vit de la vie universelle et reçoit l’empreinte des souvenirs de la nature qui détermineront plus tard la configuration de son corps et la forme des traits de son visage. Cet âge heureux pourrait s’appeler l’enfance de l’embryonnat. Vient ensuite l’adolescence. La forme humaine devient distincte et le sexe se détermine ; un mouvement s’opère dans l’œuf maternel semblable aux vagues rêveries de l’âge qui succède à l’enfance. Le placenta, qui est le corps extérieur et réel du fœtus, sent germer en lui quelque chose d’inconnu qui déjà tend à s’échapper en le — 290 — brisant. L’enfant alors entre plus distinctement dans la vie des rêves, son cerveau renversé comme un miroir de celui de sa mère, en reproduit avec tant de force les imaginations, qu’il en communique la forme à ses propres membres. Sa mère est pour lui alors ce que Dieu est pour nous ; c’est une providence inconnue, invisible, à laquelle il aspire au point de s’identifier à tout ce qu’elle admire.
2Il tient à elle, il vit par elle et il ne la voit pas, il ne saurait même la comprendre et, s’il pouvait philosopher, il nierait peut-être l’existence personnelle et l’intelligence de cette mère qui n’est encore pour lui qu’une prison fatale et un appareil conservateur. Peu à peu, cependant, cette servitude le gêne, il s’agite, il se tourmente, il souffre, il sent que sa vie va finir. Arrive une heure d’angoisse et de convulsion, ses liens se détachent, il sent qu’il va tomber dans le gouffre de l’inconnu. C’en est fait, il tombe, une sensation douloureuse l’étreint, un froid étrange le saisit, il pousse un dernier soupir qui se change en un premier cri ; il est mort à la vie embryonnaire, il est né à la vie humaine. ★ * * Un dernier point nous reste à traiter avant d’aborder l’étude de la Mort : ce sont les conditions qui déterminent l’entrée d’une âme dans un corps plutôt que dans un autre, d’où naissent les inégalités sociales et la chance ou la malecliance de l’être futur. D’une façon générale la vie présente dépend de la conduite de l’être dans sa vie antérieure, si l’on en croit les enseignements de l’occultisme sur la réincarnation. Mais, d’après la science ésotérique, une âme ne peut se réin297 curner qu'au hout de 1500 uns -environ1 sauf dans quelques exceptions très nettes2.
3Quoi qu’il en soit, la théorie de l’horoscope est basée suice fait que les courants de lumière astrale influent d’une façon considérable sur l’incarnation de l’âme, et qu’on peut savoir les grandes lignes de la vie future de l’enfant si l’on connaît la position des divers astres à l’instant de la naissance.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Cast by the laws of nature into the womb of a woman, the incarnate spirit awakens there slowly and, with effort, creates for itself organs indispensable later, but which, as they grow, increase its discomfort in its present situation. The happiest time of the embryo's life is that in which, under the simple form of a chrysalis, it extends around itself the membrane that serves it as a refuge, and which swims with it in a nourishing and preserving fluid. Then it is free and impassive; it lives the universal life and receives the imprint of nature's memories, which will later determine the configuration of its body and the shape of the features of its face. This happy age might be called the childhood of embryonhood. Adolescence follows next. The human form becomes distinct, and the sex is determined; a movement takes place within the maternal egg, resembling the vague reveries of the age that follows childhood. The placenta, which is the outer and real body of the fetus, feels germinating within it something unknown, which already tends to escape by — 290 — breaking it. The child then enters more distinctly into the life of dreams; its brain, reversed like a mirror of its mother's, reproduces her imaginings with such force that it communicates their form to its own limbs. Its mother is for it then what God is for us; she is an unknown, invisible providence, to which it aspires to the point of identifying itself with everything she admires.
2It clings to her, it lives through her, and it does not see her; it could not even understand her, and, could it philosophize, it would perhaps deny the personal existence and the intelligence of this mother, who is still, to it, only a fatal prison and a preserving apparatus. Little by little, however, this servitude irks it, it grows restless, it torments itself, it suffers, it feels its life is about to end. An hour of anguish and convulsion arrives, its bonds loosen, it feels it is about to fall into the abyss of the unknown. It is done, it falls, a painful sensation grips it, a strange cold seizes it, it heaves a last sigh which turns into a first cry; it has died to embryonic life, it has been born to human life. ★ * * One last point remains for us to treat before approaching the study of Death: the conditions that determine the entry of a soul into one body rather than another, from which spring social inequalities and the good or bad fortune of the future being. Generally speaking, present life depends on the conduct of the being in its previous life, if we are to believe the teachings of occultism on reincarnation. But, according to esoteric science, a soul cannot rein 297 carnate itself until after about 1500 years1, save in a few quite clear exceptions.2
3Be that as it may, the theory of the horoscope is based on this fact, that the currents of astral light exert a considerable influence upon the incarnation of the soul, and that the broad lines of a child's future life can be known if one knows the position of the various stars at the instant of birth.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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