Comme on le voit, l’accord n’était pas facile et les académiciens, piqués dans leur amour-propre, faisaient la sourde oreille. L’infatigable magnétiseur Ricard alla même jusqu’à en endormir quelques-uns a, les autres prétendirent que c’étaient des compères ! !
Toutefois les savants, sous l'influence des écrits de leurs adversaires invoquant tous la haute antiquité de leurs phénomènes, s’étaient mis à étudier quelques branches de ces fameuses sciences occultes.
Louis Figuier publiait une belle étude : /’ Alchimie et les Alchimistes3 ( 1856), dans laquelle il nie l’existence de la pierre philosophale en fournissant lui-même à son insu la preuve irréfutable de trois transmutations \
A. Franck publiait un remarquable travail sur la Kabbale\
En même temps, on étudiait les mystiques d’où semblaient provenir les idées philosophiques des Adeptes.
La critique s’exerçait sur Claude de Saint-Martin ‘, « le philosophe inconnu », dont les idées avaient nourri deux
1. J. J. A. Ricard, Almanach du magnétiseur pratique pour 1846.
2. Id.
3. L. Figuier, l'Alchimie et les Alchimistes, Paris, 1836, in-8°.
4. Voir la Pierre philosophale prouvée par des faits (Papus) n° 3 du
Lotus (juin 4887).
3. A. Franck, La Kabbale, Paris, 1863, in-8°.
\
— 1011 — des plus grands hommes de l’époque : Balzac et SainteBeuve.
Successivement parurent la Réflexion sur les idées de Louis-Claude de Saint-Martin de Moreau (1850), Y Etude sur la philosophie mystique en France et sur Saint-Martin et Martinez Pasqualis , de À. Franck, membre de l’Institut, 1866, etc., etc.
De toutes ces études et de F existence de plus en plus évidente de la réalité des faits produits par les magnétiseurs, les savants entraient peu à peu dans la voie de la conviction : mais leurs paroles antérieures ne leur permettaient pas de s’avouer publiquement convaincus.
Le Spiritisme.
Dès 1840 un magnétiseur spiritualiste, Cahagnet, avait découvert tout un nouvel ordre de recherches se rapportant à l’action de l’âme sur la matière et aux existences successives de cette âme.
A la suite des phénomènes produits en Amérique de nombreux chercheurs s’occupaient de ces questions : Eugène Nus publiait en 1851 les premières études philosophiques sur cette question de la communication des vivants et des morts’.
Un instituteur, Rivail, connu sous le pseudonyme d 'Allan Kardec , donne un essor tout nouveau à la Nécromancie des anciens temples par la publication du « Livre des Esprits » en 1857. Le Spiritisme venait de naître.
Les théories philosophiques d’Allan Kardec sont celles d’Origène alliées aux données générales du Catholicisme.
i
Le courant créé par Allan Kardec a pris une importance considérable aujourd’hui ainsi que nous le verrons plus loin.
De 1857 à 1868 Allan Kardec ne cessa de répandre sa doctrine.
— 1012 —
*
*
On voit donc qu’à ce moment un mouvement d’une activité prodigieuse se manifeste en faveur de la Science Occulte. Toutes les écoles sont en activité; mais elles ne songent pas à s’unir, chacune veut tirer de son côté: de là la perte totale des fruits possibles de cet effort.
Louis Lucas représente le
Eliphas Lcvi —
Ragon
Ricard, Lafontaine —
Cahagnet
Eugène Nus
Allan Kardec ■ —
courant Synthétique. Hermétiste. Templier, de Magnétisme.
de Spiritisme.
Chacun de ces courants va évoluer séparément.
1850 à 1880
L’extension du Mouvement s’arrête presque partout après la mort de chacun des représentants.
Le Mouvement Templier cesse après Ragon et ce courant vient rejoindre le courant hermétiste général.
La Franc-Maçonnerie a perdu le sens des symboles qu’elle détruit. Les sociétés d’occultisme naissent à point pour continuer la transmission ésotérique que ne possèdent plus les Enfants de la Veuve.
Seules deux écoles, celles qui sont nées depuis quelques années seulement, suivent leur évolution ; l’école magnétique et l’école spirite.
Dans l’école de Mesmer Du Potet vers 1869 découvre plusieurs principes des plus importants au sujet de l’ana logie entre le Magnétisme et la Magie.
En même temps un savant convaincu par Lafontaine,
— 1013 — l’Anglais B raid , cherchait à expliquer tous les phénomènes sans l’intervention d'aucun fluide et créait un nouveau courant d’études sous le nom d’HypxoTisME.
As can be seen, agreement was not easy, and the academicians, stung in their self-esteem, turned a deaf ear. The tireless magnetizer Ricard even went so far as to put several of them to sleep a; the others claimed that they were confederates!!
Nevertheless the scholars, under the influence of the writings of their opponents, all of whom invoked the great antiquity of their phenomena, had begun to study some branches of these famous occult sciences.
Louis Figuier published a fine study: l'Alchimie et les Alchimistes3 (1856), in which he denies the existence of the philosopher's stone while himself unwittingly furnishing irrefutable proof of three transmutations '.
A. Franck published a remarkable work on the Kabbalah'.
At the same time, people were studying the mystics from whom the philosophical ideas of the Adepts seemed to have come.
Criticism was exercised upon Claude de Saint-Martin ', « the unknown philosopher », whose ideas had nourished two
1. J. J. A. Ricard, Almanach du magnétiseur pratique pour 1846.
2. Id.
3. L. Figuier, l'Alchimie et les Alchimistes, Paris, 1836, in-8°.
4. Voir la Pierre philosophale prouvée par des faits (Papus) n° 3 du Lotus (juin 4887).
3. A. Franck, La Kabbale, Paris, 1863, in-8°.
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of the greatest men of the age: Balzac and Sainte-Beuve.
There successively appeared the Réflexion sur les idées de Louis-Claude de Saint-Martin by Moreau (1850), the Étude sur la philosophie mystique en France et sur Saint-Martin et Martinez Pasqualis, by A. Franck, member of the Institut, 1866, etc., etc.
From all these studies, and from the ever more evident reality of the facts produced by the magnetizers, the scholars were gradually being led toward conviction; but their earlier statements did not allow them to admit publicly that they were convinced.
Spiritism.
As early as 1840 a spiritualist magnetizer, Cahagnet, had discovered a whole new order of research relating to the action of the soul upon matter and to the successive existences of that soul.
Following the phenomena produced in America, numerous researchers occupied themselves with these questions: Eugène Nus published in 1851 the first philosophical studies on this question of communication between the living and the dead'.
A schoolteacher, Rivail, known under the pseudonym of Allan Kardec, gave an entirely new impetus to the necromancy of the ancient temples through the publication of the « Livre des Esprits » in 1857. Spiritism had just been born.
The philosophical theories of Allan Kardec are those of Origen allied with the general data of Catholicism.
The current created by Allan Kardec has today taken on considerable importance, as we shall see further on.
From 1857 to 1868 Allan Kardec never ceased spreading his doctrine.
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One sees, then, that at this moment a movement of prodigious activity is manifesting itself in favor of occult Science. All the schools are active; but they do not think of uniting, each wanting to pull toward its own side: hence the total loss of the fruits this effort might have borne.
Louis Lucas represents the
Éliphas Lévi —
Ragon
Ricard, Lafontaine —
Cahagnet
Eugène Nus
Allan Kardec ■ —
Synthetic current.
Hermetic current.
Templar current.
current of Magnetism.
current of Spiritism.
Each of these currents will now evolve separately.
1850 TO 1880
The extension of the Movement stops almost everywhere after the death of each of its representatives.
The Templar Movement ceases after Ragon, and this current comes to rejoin the general hermetic current.
Freemasonry has lost the meaning of the symbols it destroys. The societies of occultism are born just in time to continue the esoteric transmission that the Children of the Widow no longer possess.
Only two schools, those born only a few years ago, follow their evolution: the magnetic school and the spiritist school.
In Mesmer's school, Du Potet around 1869 discovered several of the most important principles concerning the analogy between Magnetism and Magic.
At the same time a scholar convinced by Lafontaine,
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the Englishman Braid, sought to explain all the phenomena without the intervention of any fluid, and created a new current of study under the name of Hypnotism.
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