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Traité méthodique de science occulte

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Ce point admis, il nous reste à savoir quelles sont les difficultés que présente l’étude de la Science occulte et comment on peut parvenir à sa connaissance.

On remarquera que, dans les applications pratiques de la Science occulte, je n’ai parlé ni des pouvoirs extraordinaires qu’on pouvait acquérir par son usage, ni de la fabrication de l’or par la pierre philosophale, et cela parce

— 995 — que je ne considère actuellement l’Occultisme que comme une de nos sciences contemporaines et que je tiens à me baser sur des données sinon admises, du moins très admissibles par la majorité des contemporains. C’est pour cette raison que je ne veux parler des difficultés de l’étude de cette Science que dans l’acquisition de la Théorie.

Voyez les barrières qui se dressent à l’entrée de toutes nos modernes sciences, essayez d’apprendre la physique ou l’astronomie si vous ignorez les mathématiques ; essayez d’apprendre la médecine sans franchir les terribles obstacles de la nomenclature anatomique, partout vous trouverez le chemin d’autant plus fermé que ceux qui sont arrivés tiennent moins à avoir de concurrents futurs. Quand vous aurez sainement jugé ces difficultés, considérez la Science occulte et cherchez franchement s’il faut beaucoup d’études pour apprendre les grandes lois du Ternaire et de l’Unité universelle.

La vraie science doit être accessible à tous, la lumière du jour suffit pour apprendre la Vérité Vt les livres ne sont trop souvent utiles qu’à faire des vaniteux.

L’érudition est une belle chose, je suis le premier à le reconnaître; mais elle ne suffit pas, l’étude sur la Nature bien dirigée conduit plus vite au but que l’étude sur les livres.

Mais comment diriger cette étude? C’est ici qu’il faut parler des sociétés d’initiation.

Anciennement l’instructeur se bornait à lancer le récipiendaire dans la voie qu’il préférait après l’avoir muni des connaissances suffisantes pour éclairer sa route. Les petits mystères remplissaient ce but.

Aujourd’hui les méthodes d’instruction diffèrent.
L’homme qui cherche à se développer seul est considéré

— 996 comme un déclassé et mérite bientôt l’épithète, flatteuse pour qui sait l’apprécier, d’original.

L’éducation ancienne visait presque uniquement à « originaliser » les gens, l’éducation moderne tend, au contraire, à grouper les intelligences par grandes classes. Aussi malheur aux déclassés !

Ceci dit, quels sont les moyens qu’un curieux peut mettre en usage en la présente année pour apprendre la Science antique ou Science occulte?

Ces moyens sont de deux ordres différents :

1° Instruction personnelle;

2° Instruction parles Sociétés.

L’instruction personnelle est la seule vraiment utile, et le travail des Sociétés doit se borner à guider le postulant. On acquiert cette instruction en étudiant soit dans la nature, soit dans les livres une fois en possession de certaines données.

Ces données forment le fond de toutes les initiations et ce traité n’a qu’un but, c’est de faciliter la tâche des récipiendaires et des initiateurs autant qu’il est en mon pouvoir. Je ne me fais aucune illusion sur les défauts inhérents à mon travail; mais le. lecteur m’excusera, je pense, vu la difficulté de l’entreprise.

De toute manière, le chercheur consciencieux hésite toujours à suivre les conseils des livres, et un guide vivant lui semble de beaucoup préférable à toutes les bibliothèques du monde.

C’est alors qu’il s’adresse aux sociétés d’initiation.

La première qui se présente à lui, c’est la Franc-Maçonnerie.

Loin de moi la pensée de considérer cette vaste association comme dénuée de tout intérêt au point de vue de la Science occulte, comme le font quelques auteurs mo997 — dernes. La Franc-Maçonnerie, ainsi que je l'ai développé, possède des symboles et des secrets très élevés ; mais à l’insu de ses membres. Ceux-ci ont perdu la clef qui ouvre le sens de la PAROLE mystérieuse IjNRI, et les RoseCroix francs-maçons peuvent continuer à pleurer cette perte. Quelques vastes intelligences, entre autres Ragon,

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This point granted, it remains for us to know what difficulties the study of occult Science presents and how one can come to know it.

It will be noted that, in the practical applications of occult Science, I have spoken neither of the extraordinary powers one could acquire through its use, nor of the making of gold by the philosopher's stone, and this because

— 995 —

I currently consider Occultism only as one of our contemporary sciences, and because I wish to base myself on data that are, if not accepted, at least very admissible to the majority of our contemporaries. It is for this reason that I wish to speak of the difficulties of studying this Science only as regards the acquisition of the Theory.

See the barriers that rise at the entrance to all our modern sciences; try to learn physics or astronomy if you are ignorant of mathematics; try to learn medicine without clearing the terrible obstacles of anatomical nomenclature — everywhere you will find the path closed all the more firmly the less those who have already arrived care to have future rivals. When you have soundly weighed these difficulties, consider occult Science and ask frankly whether much study is needed to learn the great laws of the Ternary and of universal Unity.

True science must be accessible to all; the light of day suffices to learn the Truth, and books too often serve only to make vain people.

Erudition is a fine thing, I am the first to admit; but it does not suffice — well-directed study of Nature leads more quickly to the goal than study from books.

But how is this study to be directed? This is where we must speak of societies of initiation.

Formerly the instructor was content to launch the candidate onto the path he preferred, after having equipped him with knowledge sufficient to light his way. The lesser mysteries served this purpose.

Today the methods of instruction differ. The man who seeks to develop himself alone is regarded

— 996

as déclassé and soon earns the epithet — flattering to whoever knows how to appreciate it — of an original.

Ancient education aimed almost solely at « making people original »; modern education tends, on the contrary, to group intelligences into broad classes. So woe to the déclassé!

That said, what means can a curious person put to use in the present year to learn ancient Science, or occult Science?

These means are of two different kinds:

1° Personal instruction;

2° Instruction through Societies.

Personal instruction is the only truly useful kind, and the work of Societies must be limited to guiding the postulant. One acquires this instruction by studying, either in nature or in books, once in possession of certain data.

These data form the foundation of all initiations, and this treatise has but one purpose: to ease the task of candidates and initiators as much as lies in my power. I have no illusions about the flaws inherent in my work; but the reader will excuse me, I think, given the difficulty of the undertaking.

In any case, the conscientious seeker always hesitates to follow the advice of books, and a living guide seems to him far preferable to all the libraries in the world.

It is then that he turns to the societies of initiation.

The first that presents itself to him is Freemasonry.

Far be it from me to think of this vast association as devoid of all interest from the point of view of occult Science, as some mo997 —

dern authors do. Freemasonry, as I have shown, possesses very lofty symbols and secrets; but unbeknownst to its own members. They have lost the key that opens the meaning of the mysterious WORD INRI, and the Rose-Croix Freemasons may go on mourning that

loss. A few vast intelligences, among others Ragon,

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