Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1Les aventures de Vénus, de Vulcain et de Mars sont célèbres à ce point de vue parmi les alchimistes1. D’après tout cela on voit que pour faire la pierre philosophale il faut avoir le temps et la patience. Celui qui n’a pas tué en lui le désir2 de l’or ne sera jamais riche, alchimiquement parlant. Il suffit pour s’en convaincre de lire les biographies de deux alchimistes du xixe siècle, Cyliani3 4 et Cambrielh Physiquement la Pierre Philosophale serait donc une poudre rouge assez semblable comme consistance au chlorure d’or et de l’odeur du sel marin calciné. Chimiquement c’est une simple augmentation de densité si l’on admet l’unité de la matière, idée fort en honneur parmi les philosophes chimistes contemporains. En effet, le problème à résoudre consiste à transformer un corps de la densité de 13,6 comme le mercure, en un corps de la densité de 19,5 comme l’or. Cette hypothèse de la transmutation est-elle en désaccord avec les plus récentes données de la chimie? C’est ce que nous allons voir. III LA CHIMIE ACTUELLE PERMET-ELLE DE NIER L’EXISTENCE DE LA PIERRE PHILOSOPHALE? Deux chimistes contemporains ont poussé leurs investigations dans l’obscur domaine de l’alchimie; ce sont MM. Figuier, vers 1853, qui publiait l 'Alchimie et les Alchimistes, livre dont nous aurons tout à l’heure l’occasion de parler, et M. le professeur M. Berthelot, membre de l’Institut, qui fit paraître, en 1885, les Origines de V Alchimie.
2Ces deux savants officiels, le dernier surtout, font autorité en la matière et leur opinion mérite d’être écoutée par toutes les personnes sérieuses. Tous deux ils considèrent l’alchimie et son but comme de beaux rêves dignes des temps passés; tous deux ils nient formellement l’existence de la Pierre Philosophale (quoique Figuier prouve à son insu cette existence). Et cependant ils déclarent que scientifi1. Voy. Ragon, Fastes initiatiques. — La Maçonnerie occulte. 2. Voy. l’aclmirable traité intitulé Lumière sur le sentier (chez Carré). 3. Hermès dévoilé (Voy. la fin de cette étude). 4. Cours d' Alchimie en dix-neuf leçons. \ — 651 — quement la chose ne peut pas être niée a priori. Ainsi Figuier dit: « Dans l’état présent de nos connaissances, on ne peut prouver d’une manière absolument rigoureuse que la transmutation des métaux soit impossible ; quelques circonstances s’opposent à ce que l’opinion alchimique soit rejetée comme une absurdité en contradiction avec les faits. » [L'Alchimie et les Alchimistes , p. 353.) M. Berthelot, dans plusieurs passages de son livre, montre que loin d’être opposée à la chimie contemporaine, la théorie alchimique tend au contraire à remplacer aujourd’hui les données primitives de la philosophie chimique. Voici quelques extraits à l’appui:
3« A travers les explications mystiques et les symboles dont s’enveloppent les alchimistes, nous pouvons entrevoir les théories essentielles de leur philosophie: lesquelles se réduisent en somme à un petit nombre d’idées claires, plausibles, et dont certaines offrent une analogie étrange avec les conceptions de notre temps. » (Berthelot, les Origines de l'Alchimie , p. 280.) « Pourquoi ne pourrionsrnous pas former le soufrç avec l’oxygène, former le sélénium et le tellure avec le soufre, par des procédés de condensation convenables? Pourquoi le tellure; le sélénium ne pourraient-ils pas être changés invei’sement en soufre, et celui-ci à son tour métamorphosé en oxygène? « Rien en effet ne s’y oppose a priori. » (Ibid., p. 297.) « Assurément, je le répète, nul ne peut affirmer que la fabrication des corps réputés simples soit impossible a priori. » [Ibid., p. 321.) Tout cela montre assez que la Pierre Philosophale n’est pas fatalement impossible, même de l’avis des savants contemporains. C’est maintenant qu’il nous faut chercher si nous avons des preuves positives de son existence. — 652 — IV PREUVES DE LEXISTENCE DE LA PIERRE PHILOSOPHALE. — DISCUSSION DE LEUR VALIDITÉ Nous affirmons que la Pierre Philosophale a donné de son existence des preuves irréfutables et nous allons exposer les faits sur lesquels se basent nos convictions.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1The adventures of Vénus, Vulcain and Mars are famous from this point of view among the alchemists1. From all this one sees that to make the philosopher's stone requires time and patience. He who has not killed within himself the desire2 for gold will never be rich, alchemically speaking. To be convinced of this, it suffices to read the biographies of two nineteenth-century alchemists, Cyliani3 4 and Cambriel. Physically the Philosopher's Stone would thus be a red powder rather similar in consistency to chloride of gold and having the smell of calcined sea salt. Chemically, it is a simple increase in density, if one accepts the unity of matter — an idea very much in favor among contemporary chemist-philosophers. Indeed, the problem to be resolved consists in transforming a body of the density of 13,6 like mercury, into a body of the density of 19,5 like gold. Is this hypothesis of transmutation in disagreement with the most recent findings of chemistry? This is what we shall now see. III DOES PRESENT-DAY CHEMISTRY ALLOW US TO DENY THE EXISTENCE OF THE PHILOSOPHER'S STONE? Two contemporary chemists have pushed their investigations into the obscure domain of alchemy; these are MM. Figuier, around 1853, who published l'Alchimie et les Alchimistes, a book we shall have occasion to speak of shortly, and M. le professeur M. Berthelot, member of the Institut, who published, in 1885, the Origines de l'Alchimie.
2These two official scholars, the latter especially, are authoritative on the subject, and their opinion deserves to be heeded by every serious person. Both of them regard alchemy and its aim as beautiful dreams worthy of times past; both of them formally deny the existence of the Philosopher's Stone (although Figuier proves this existence without meaning to). And yet they declare that scientifi1. Voy. Ragon, Fastes initiatiques. — La Maçonnerie occulte. 2. Voy. l'admirable traité intitulé Lumière sur le sentier (chez Carré). 3. Hermès dévoilé (Voy. la fin de cette étude). 4. Cours d'Alchimie en dix-neuf leçons. — 651 — cally the thing cannot be denied a priori. Thus Figuier says: "In the present state of our knowledge, one cannot prove, in an absolutely rigorous manner, that the transmutation of metals is impossible; certain circumstances stand against the alchemical opinion being rejected as an absurdity in contradiction with the facts." (L'Alchimie et les Alchimistes, p. 353.) M. Berthelot, in several passages of his book, shows that, far from being opposed to contemporary chemistry, alchemical theory tends, on the contrary, to replace, nowadays, the primitive data of chemical philosophy. Here are a few extracts in support:
3"Through the mystical explanations and the symbols in which the alchemists wrap themselves, we can glimpse the essential theories of their philosophy: which, on the whole, reduce to a small number of clear, plausible ideas, some of which offer a strange analogy with the conceptions of our own time." (Berthelot, les Origines de l'Alchimie, p. 280.) "Why could we not form sulfur with oxygen, form selenium and tellurium with sulfur, through suitable condensation processes? Why could tellurium and selenium not be changed inversely into sulfur, and this in turn metamorphosed into oxygen? "Nothing indeed opposes this a priori." (Ibid., p. 297.) "Assuredly, I repeat, no one can affirm that the fabrication of bodies reputed simple is impossible a priori." (Ibid., p. 321.) All this shows well enough that the Philosopher's Stone is not necessarily impossible, even in the opinion of contemporary scholars. It is now for us to seek whether we have positive proofs of its existence. — 652 — IV PROOFS OF THE EXISTENCE OF THE PHILOSOPHER'S STONE. — DISCUSSION OF THEIR VALIDITY We affirm that the Philosopher's Stone has given irrefutable proofs of its existence, and we shall now set forth the facts on which our convictions are based.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.