Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1« Les Grands Mystères complétaient ces enseignements par toute une autre hiérarchie de sciences et d’arts, dont la possession donnait à l’initié le titre de Fils des Dieux, de Fils de Dieu, selon que le temple n’était pas ou était métropolitain et, en outre, certains pouvoirs sociaux appelés sacerdotaux et royaux2. » Les mystères. — Conditions d' admission. C’est donc dans le Temple que se trouvait renfermée cette science dont nous avons d’abord cherché l’existence et que nous allons maintenant poursuivre de plus en plus près. Nous sommes parvenus à ces mystères dont tous parlent et que si peu connaissent. Mais pour être admis à subir ces initiations fallait-il 1. Voir comme preuve la Cité antique de Fristel de Coulanges. 2. Saint-Yves d’Alveydre, Mission des Juifs, p. 79. — 47 — être d’une classe spéciale, une partie de la nation étaitelle forcée de croupir dans une ignorance exploitée par les initiés recrutés dans une caste fermée? Pas le moins du monde : tout homme, de quelque rang qu'il fût, pouvait se présenter à l’initiation et, comme mon affirmation pourrait ne pas suffire à quelques-uns, je renvoie à l’ouvrage de Saint-Yves pour le développement général et je cite un auteur instruit entre tous dans ces questions, Fabre d’Olivet, pour élucider ce point particulier :
2« Les religions antiques, et celle des Égyptiens surtout, étaient pleines de mystères. Une foule d’images et de symboles en composaient le tissu: admirable tissu! ouvrage sacré d’une suite non interrompue d’hommes divins, qui, lisant tour à tour, et dans le livre de la Nature et dans celui de la Divinité, en traduisaient en langage humain le langage ineffable. Ceux dont le regard stupide, se fixant sur ces images, sur ces symboles, sur ces allégories saintes, ne voyaient rien au delà, croupissaient, il est vrai, dans l’ignorance ; mais leur ignorance était volontaire. Dès le moment qu’ils en voulaient sortir, ils n’avaient qu’à parler. Tous les sanctuaires leur étaient ouverts; et s’ils avaient la constance et la vertu nécessaires, rien ne les empêchait de marcher de connaissance en connaissance, de révélation en révélation, jusqu’aux plus sublimes découvertes. Ils pouvaient, vivants et humains, et suivant la force de leur volonté, descendre chez les morts, s’élever jusqu’aux Dieux, et tout pénétrer dans la nature élémentaire. Car la religion embrassait toutes ces choses ; et rien de ce qui composait la religion ne restait inconnu au souverain pontife. Celui de la fameuse Thèbes égyptienne, par exemple, n’arrivait à ce point culminant de la doctrine sacrée, qu’après avoir parcouru tous les — 48 grades inférieurs, avoir alternativement épuisé la dose de science dévolue à chaque grade, et s’être montré digne d’arriver au plus élevé.
3« On ne prodiguait pas les mystères parce que les mystères étaient quelque chose; on ne profanait pas la connaissance de la Divinité, parce que cette connaissance existait; et pour conserver la vérité à plusieurs, on ne la donnait pas vainement, à tous \ » l’instruction supérieure Les y rancis mystères. — Les épreuves. Afin de bien montrer la différence entre les procédés actuels et les procédés anciens en usage pour l’instruction supérieure, nous allons énumérer en détail l’initiation aux grands mystères. Nous publions presque in extenso le chapitre de Delaage 2 consacré à cette question. Ce chapitre est une traduction fidèle des écrits de Jamblique 3. On trouvera encore des renseignements à ce sujet dans l'Ane d Or d’Apulée et actuellement dans les rites secrets de la Franc-Maçonnerie. 1. Fabre d’Olivet, La Langue hébraïque restituée, p. 7, 2e vol. 2. Delaage, Lu Science du Vrai, Paris 1884, in-8°. 3. Jamblichus, De Mysteriis Ægyptiorum, Cbaldeorum, Àssyriorum. — Lugduni 1652, in-12 (Bibliothèque nationale, O3 A-491). r — 49 — Initiation aux mystères de l'antique Orient. Savoir, pouvoir, oser, se taire. ZoROASTRE. Le fait de l'initiation est d élever l’homme à Dieu. Sallustb. L'initiation sert à retirer l’âme de la vie matérielle en y répandant la lumière. Proclus. Moïse, ayant été instruit dans toute la sagesse des Egyptiens, était puissant en œuvres et en paroles. ( Actes des apôtres , ch. VII, v. 22.)
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1'The Greater Mysteries completed this teaching with a whole other hierarchy of sciences and arts, whose possession gave the initiate the title of Son of the Gods, of Son of God, according to whether the temple was or was not metropolitan, and, besides, certain social powers called sacerdotal and royal.2' The Mysteries. — Conditions of Admission. It was in the Temple, then, that this science was enclosed, whose existence we first sought and which we shall now pursue ever more closely. We have arrived at these mysteries of which everyone speaks and which so few know. But in order to be admitted to undergo these initiations, was it necessary 1. See, as proof, La Cité antique by Fustel de Coulanges. 2. Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juifs, p. 79. — 47 — to belong to a special class — was a portion of the nation forced to languish in an ignorance exploited by initiates recruited from a closed caste? Not in the least: any man, of whatever rank, could present himself for initiation, and, since my assertion might not suffice for some, I refer the reader to Saint-Yves's work for the general development, and I cite an author versed above all others in these questions, Fabre d'Olivet, to elucidate this particular point:
2'The religions of antiquity, and that of the Egyptians above all, were full of mysteries. A host of images and symbols made up their fabric: an admirable fabric! the sacred work of an unbroken succession of divine men, who, reading in turn both in the book of Nature and in that of the Divinity, translated their ineffable language into human speech. Those whose dull gaze, fixing itself on these images, on these symbols, on these sacred allegories, saw nothing beyond them, languished, it is true, in ignorance; but their ignorance was voluntary. From the moment they wished to leave it, they had only to speak. All the sanctuaries were open to them; and if they had the constancy and the virtue required, nothing prevented them from advancing from knowledge to knowledge, from revelation to revelation, up to the most sublime discoveries. They could, living and human, and according to the strength of their will, descend among the dead, rise up to the Gods, and penetrate everything in elemental nature. For religion embraced all these things; and nothing that composed religion remained unknown to the sovereign pontiff. That of famous Thebes in Egypt, for example, arrived at this culminating point of the sacred doctrine only after having traversed all the — 48 lower grades, having by turns exhausted the measure of science allotted to each grade, and having shown himself worthy to reach the highest.'
3'The mysteries were not lavished about, because the mysteries were something; the knowledge of the Divinity was not profaned, because this knowledge existed; and to preserve the truth for the few, it was not given vainly, to all \' HIGHER INSTRUCTION The Greater Mysteries. — The Trials. In order to show clearly the difference between present-day methods and the ancient methods used for higher instruction, we shall enumerate in detail the initiation into the greater mysteries. We publish almost in full Delaage's chapter2 devoted to this question. This chapter is a faithful translation of the writings of Iamblichus3. Further information on this subject will be found in Apuleius's Golden Ass, and, at present, in the secret rites of Freemasonry. 1. Fabre d'Olivet, La Langue hébraïque restituée, p. 7, 2nd vol. 2. Delaage, La Science du Vrai, Paris 1884, in-8°. 3. Jamblichus, De Mysteriis Aegyptiorum, Chaldeorum, Assyriorum. — Lugduni 1652, in-12 (Bibliothèque nationale, O3 A-491). r — 49 — Initiation into the mysteries of the ancient Orient. To know, to dare, to will, to keep silent. ZOROASTER. The fact of initiation is to raise man to God. SALLUST. Initiation serves to withdraw the soul from material life by pouring light into it. PROCLUS. Moses, having been instructed in all the wisdom of the Egyptians, was mighty in deeds and in words. (Acts of the Apostles, ch. VII, v. 22.)
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.