« C’est-à-dire, tu dois considérer quels seront les résultats de telle ou telle action, et songer que ces résultats dépendant de ta volonté, tandis qu’ils sont encore à naître, deviendront le domaine de la Nécessité à l’instant où l’action sera exécutée, et croissant dans le passé une fois qu’ils auront pris naissance, concourront à former le canevas d’un nouvel avenir.
<( Je prie le lecteur, curieux de ces sortes de rapprochements, de réfléchir un moment sur l’idée de Pythagore. Il y trouvera la véritable source de la science astrologique des anciens. Il n’ignore pas, sans doute, quel empire étendu exerça jadis cette science sur la face de la terre. Les Égyptiens, les Chaldéens, les Phéniciens ne la séparaient pas de celle qui règle le culte des Dieux. Leurs temples n’étaient qu’une image abrégée de l’Univers, et la tour qui servait d’observatoire s’élevait à côté de l’autel des sacrifices. Les Péruviens suivaient à cet égard les mêmes usages que les Grecs et les Romains. Partout le
1. Fabre d'Olivet, Vers dorés, p. 273. Karma, Unité de l’Univers.
r»22 grand pontife unissait au sacerdoce la science généthliaque ou astrologique, et cachait avec soin, au fond du sanctuaire, les principes de cette science. Elle était un secret d’État chez les Étrusques et à Rome, comme elle l’est encore en Chine et au Japon. Les Brahmes n’en confiaient les éléments qu'a ceux qu’ils jugeaient dignès d’être initiés.
« Or, il ne faut qu’éloigner un moment le bandeau des préjugés, pour voir qu’une science universelle, liée partout à ce que les hommes reconnaissent de plus saint, ne peut être le produit de la folie et de la stupidité, comme l’a répété cent fois la foule des moralistes.
« L’antiquité tout entière n’était certainement ni folle ni stupide, et les sciences qu’elle cultivait s’appuyaient sur des principes qui, pour nous être aujourd’hui totalement inconnus, n’en existaient pas moins’.
Les Chinois possèdent également ces donnés sur les trois
forces et leur action. Ce point est du reste très peu connu.
Aussi en dirons-nous quelques mots,
LE TRIANGLE RECTANGLE
Il existe un pantacle connu dès lapins haute antiquité en Chine, c’est le triangle rectangle dont les côtés ont une longueur spéciale .
Ils ont respectivement 3, 4, et 5, si bien que le carré de l’hypoténuse 5 X 5 ~ 25 est égal au carré des autres côtés 3 X 3 = 9 et 4 X J = 1 6 ; 1 6 + 9 = 25 .
Mais là ne s’arrête pas le sens attribué à ce pantacle; les nombres ont en effet une signification mystérieuse qu’on peut interpréter ainsi.
3, l’idée, alliée à 4, la forme, fait équilibre à 5, le Pen1 . Fabre d'Olivet, Vers dorés de Pythagore, p. 270. Astrologie.
— 923 — tagramme ou l’Homme; ou dans une autre interprétation :
L'Essence absolue 2, plus l’Homme 4, fait équilibre au Mal 5. On voit que cette dernière interprétation ne diffère de la première que par l’application des mêmes principes à un monde inférieur, comme le montre la disposition suivante :
Idée-Essence
Forme-Homme *
Homme-Mal.
L’étude du Pentagramme suffit du reste à expliquer ces apparentes contradictions.
Nous donnons à titre de curiosité le livre chinois Tchenpey , basé sur les données ci-dessus. Il est extrait des Lettres édifiantes (t. 26, p. 146, Paris, 1783). Le missionnaire qui l’a traduit le déclare antérieur à l'incendie des livres,
213 av. J.-C. Claude de Saint-Martin en a publié un commentaire mystique dans son Traité des Nombres (Dentu.
Paris, 1863).
Comme on peut le voir, ce livre est basé sur les 22 clefs du livre d’Hermès.
LES 22 TEXTES DU LIVRE CHINOIS TCHEN-PEY
p. 1
« Anciennement Tcheou-Ivong interrogea Chan-kao et dit: J’ai ouï dire que vous êtes habile dans les nombres; on dit que Pao-hi donna des règles pour mesurer le ciel.
p. 2
« On ne peut pas monter au ciel, on ne peut pas avec le pied et le pouce mesurer la terre ; je vous prie de me dire les fondements de ces nombres.
— 924
p. 3
« Chang-kao dit:
p. 4
« Le Yu-en (rond) vient du Fang (carré) 4 zz 10.
p. 5
« Le Fang vient du Ku.
p. 6
« Le Ku vient de la multiplication de 9 par 9, cela fait 81.
p. 7
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« That is to say, you must consider what will be the results of this or that action, and reflect that these results, which depend on your will while they are still unborn, will become the domain of Necessity the instant the action is carried out, and, growing within the past once they have come into being, will help form the outline of a new future.
« I beg the reader curious about this kind of comparison to reflect a moment on the idea of Pythagoras. He will find there the true source of the astrological science of the ancients. He is not unaware, no doubt, of what extensive empire this science once exercised over the face of the earth. The Egyptians, the Chaldeans, the Phoenicians did not separate it from that which governs the worship of the Gods. Their temples were only an abridged image of the Universe, and the tower that served as an observatory rose beside the altar of sacrifices. The Peruvians followed, in this regard, the same customs as the Greeks and the Romans. Everywhere the
1. Fabre d'Olivet, Vers dorés, p. 273. Karma, Unité de l'Univers.
r»22
high priest united to the priesthood the genethliac or astrological science, and carefully concealed, in the depths of the sanctuary, the principles of this science. It was a state secret among the Etruscans and at Rome, as it still is in China and in Japan. The Brahmins confided its elements only to those whom they judged worthy of being initiated.
« Now, one need only set aside for a moment the blindfold of prejudice, to see that a universal science, linked everywhere to what men recognize as most sacred, cannot be the product of folly and stupidity, as the crowd of moralists has repeated a hundred times over.
« The whole of antiquity was certainly neither foolish nor stupid, and the sciences it cultivated rested upon principles which, though totally unknown to us today, existed no less for that'.
The Chinese likewise possess this knowledge concerning the three forces and their action. This point is, moreover, very little known. So we shall say a few words about it,
THE RIGHT TRIANGLE
There exists a pantacle known from the highest antiquity in China: it is the right triangle whose sides have a special length.
They are respectively 3, 4, and 5, so that the square of the hypotenuse 5 X 5 ~ 25 is equal to the square of the other sides 3 X 3 = 9 and 4 X J = 1 6; 1 6 + 9 = 25.
But there the meaning attributed to this pantacle does not stop; the numbers indeed have a mysterious significance which may be interpreted thus.
3, the idea, allied with 4, the form, balances 5, the Pen-
1. Fabre d'Olivet, Vers dorés de Pythagore, p. 270. Astrologie.
— 923 —
tagram, or Man; or, in another interpretation:
Absolute Essence 2, plus Man 4, balances Evil 5. It will be seen that this last interpretation differs from the first only in the application of the same principles to a lower world, as the following arrangement shows:
Idea-Essence
Form-Man *
Man-Evil.
The study of the Pentagram suffices, moreover, to explain these apparent contradictions.
We give, as a curiosity, the Chinese book Tchen-pey, based on the data above. It is extracted from the Lettres édifiantes (t. 26, p. 146, Paris, 1783). The missionary who translated it declares it to predate the burning of the books,
213 av. J.-C. Claude de Saint-Martin published a mystical commentary on it in his Traité des Nombres (Dentu.
Paris, 1863).
As can be seen, this book is based on the 22 keys of the book of Hermes.
THE 22 TEXTS OF THE CHINESE BOOK TCHEN-PEY
1
« In ancient times Tcheou-Ivong questioned Chan-kao and said: I have heard tell that you are skilled in numbers; it is said that Pao-hi gave rules for measuring the sky.
2
« One cannot climb up to the sky, one cannot with the foot and the thumb measure the earth; I beg you to tell me the foundations of these numbers.
— 924
3
« Chang-kao said:
4
« The Yu-en (round) comes from the Fang (square) 4 zz 10.
5
« The Fang comes from the Ku.
6
« The Ku comes from the multiplication of 9 by 9, which makes
81.
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