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1I in n , nous citons le passage suivant d’un traité classique d’Embryologie pour donner le détail de ces diverses transformations. L’analogie avec l’embryon végétal nous est personnelle quoique Oken ait indiqué déjà un rapprochement dans le même genre. « Pour constituer cet édifice si compliqué les simples feuillets blastodermiques suffisent pourtant. C’est dire toute la variété de leurs métamorphoses. Nous aborderons l’étude de celle-ci plus tard en traitant du développement des organes et des systèmes, disons ici seulement à quels organes donne naissance chacun des feuillets blastodermiques. « Le feuillet externe (ectoderme, épiblaste, feuillet sensorial cutané ou encore nervoso-cutané) donne par son involution médullaire les centres nerveux, moelle et encéphale et certaines de leurs dépendances (rétine, couche pigmentaire de la choroïde et de l’iris) ; par ses lames cornées il donne l’épiderme et ses nombreuses dépendances, ongles, cheveux et poils, canaux épithéliaux des glandes sébacées, mammaires et sudoripares, couche épithéliale de la cornée, celle du labyrinthe membraneux et des cavités qui s’ouvrent à la surface de la peau, bouche, fosses nasales, conjonctives et voies génitales externes, le cristallin et les dents (dépendances de l’épithélium buccal). L’ectoderme donne peut-être même les tubes épithéliaux du rein primordial. « Le feuillet interne (endoderme, hypoblaste, feuillet intestino-glandulaire) donne l’épithélium de l’intestin avec ses dépendances épithéliales (glandules intestinales, foie, pancréas, glandes de l’estomac, glandes salivaires et 1. Oken. — 283 —
2poumons, et peut être l’origine des organes génitaux internes. « Le feuillet moyen (mésoderme, mésoblaste, ou feuillet moteur germinatif) fournit tout le reste. « Par sa portion ectodermique ou somato-pleurique, il est l’origine du derme, des muscles de la vie animale, des tissus conjonctifs et cartilagineux, du squelette, de l’épithélium péritonéal tapissant la paroi viscérale ou pariétale du cylindre pectoro-abdominal. « Par sa portion endodermique ou splanchno-pleurique le feuillet moyen fournit l’épithélium cœlomatique revêtant la surface du tube intestinal, le cœur, les vaisseaux, le sang, les muscles lisses et le tissu cellulaire des intestins, le mésentère. » A. Debierre. Manuel d' Embryologie humaine et comparée (1886) (pages 139, 140, 141). Des feuillets , la naissance. Avant d’aller plus loin résumons l’état des trois principes ésotériques que nous connaissons au moment où viennent d’apparaître les trois feuillets. Le corps, la vitalité, le corps astral existaient dans l’œuf fécondé. Mais ces principes n’avaient rien encore de personnel étant eux seuls en action dans une masse non encore évoluée. Le corps astral d’abord condensé au centre de l’œuf ne tarde pas à se répandre dans la masse de cet œuf ; de là la segmentation. — 284 — Chacun des globules ainsi formés est constitué des trois principes : corps, vitalité et corps astral; c’est un être véritable quoique de nature inférieure. Quand la membrane enveloppante est formée par l’union de tous les globules à la périphérie de l’œuf, la vitalité se concentre en un point particulier de cette membrane et les premières divisions prennent naissance (feuillets). 2e Phase. — Naissance des feuillets.
3Le corps astral se concentre bientôt à son tour dans l’un de ces feuillets qui va devenir le centre général de direction de la construction de l’organisme. Cette phase est marquée par la naissance d’une mince ligne nerveuse dans le feuillet externe, c’est la ligne primitive, le véritable point de départ de l’être individuel. 3e Phase. — Formation du nouveau centre. Individualisation de l’être. A ce moment l’embryon est déjà plus qu’un végétal, le — 285 — système nerveux vient de naître, le corps astral est complet, l’embryon entre dans la série animale qu’il va parcourir.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1-tion, we quote the following passage from a classic treatise on Embryology, in order to give the detail of these various transformations. The analogy with the vegetable embryo is our own, although Oken had already indicated a comparison of the same kind. « To constitute so complicated an edifice, the simple blastodermic layers nevertheless suffice. This is to say all the variety of their metamorphoses. We shall approach the study of this later, in treating of the development of the organs and systems; here we shall say only to which organs each of the blastodermic layers gives rise. « The outer layer (ectoderm, epiblast, cutaneous sensory layer, or, again, nervo-cutaneous layer) gives, through its medullary involution, the nerve centers, cord and encephalon, and certain of their dependencies (retina, pigment layer of the choroid and of the iris); through its horny plates, it gives the epidermis and its numerous dependencies, nails, hair and fur, epithelial ducts of the sebaceous, mammary, and sudoriferous glands, epithelial layer of the cornea, that of the membranous labyrinth and of the cavities that open at the surface of the skin, mouth, nasal fossae, conjunctivae, and external genital passages, the lens, and the teeth (dependencies of the buccal epithelium). The ectoderm perhaps even gives the epithelial tubes of the primordial kidney. « The inner layer (endoderm, hypoblast, intestino-glandular layer) gives the epithelium of the intestine with its epithelial dependencies (intestinal glandules, liver, pancreas, glands of the stomach, salivary glands, and 1. Oken. — 283 —
2lungs, and perhaps the origin of the internal genital organs. « The middle layer (mesoderm, mesoblast, or motor germinal layer) furnishes all the rest. « Through its ectodermic, or somato-pleural, portion, it is the origin of the dermis, of the muscles of animal life, of the connective and cartilaginous tissues, of the skeleton, of the peritoneal epithelium lining the visceral or parietal wall of the pectoro-abdominal cylinder. « Through its endodermic, or splanchno-pleural, portion, the middle layer furnishes the coelomic epithelium covering the surface of the intestinal tube, the heart, the vessels, the blood, the smooth muscles, and the cellular tissue of the intestines, the mesentery. » A. Debierre. Manuel d'Embryologie humaine et comparée (1886) (pages 139, 140, 141). Of the layers, birth. Before going further, let us sum up the state of the three esoteric principles we know of at the moment when the three layers have just appeared. The body, vitality, the astral body existed within the fertilized egg. But these principles had, as yet, nothing personal about them, being alone in action within a mass not yet evolved. The astral body, at first condensed at the center of the egg, is not long in spreading through the mass of this egg; hence the segmentation. — 284 — Each of the corpuscles thus formed is constituted of the three principles: body, vitality, and astral body; it is a true being, though of an inferior nature. When the enveloping membrane is formed by the union of all the corpuscles at the periphery of the egg, vitality concentrates itself at a particular point of this membrane, and the first divisions come into being (layers). 2e Phase. — Birth of the layers.
3The astral body soon in turn concentrates itself within one of these layers, which is about to become the general center of direction for the construction of the organism. This phase is marked by the birth of a thin nervous line within the outer layer; this is the primitive line, the true point of departure of the individual being. 3e Phase. — Formation of the new center. Individualization of the being. At this moment the embryo is already more than a plant, the — 285 — nervous system has just been born, the astral body is complete, the embryo enters into the animal series it is about to traverse.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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