Fetching
One moment.
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1Le corps humain avec ses mille détails, tel qu’il nous apparaît quand on le considère d’un coup d’œil rapide, peut être conçu comme un écran matériel sur lequel viennent se peindre les incitations venues du dedans, et d’où partent les impressions venant du dehors. Ces formes harmonieusement groupées sont constituées par des millions de cellules changeant sans cesse et, ce qui permet à ces cellules de toujours figurer une forme presque toujours semblable, c'est la force invisible qui agit silencieusement de l’autre côté du rideau matériel. Semblable à ce tapis des Gobelins sur lequel se peignent les figures les plus artistiques, sans qu’on puisse apercevoir les artistes travaillant de l’autre côté, le corps humain visible n’est que le voile du corps invisible, qui préside d’une manière incessante à l’élaboration des cellules organiques. Flourens, voulant se rendre compte du temps que mettraient à disparaître les cellules les plus dures de l’organisme, les cellules osseuses, chez les mammifères, fit manger à certains des animaux de cette espèce de la garance pendant un nombre déterminé de jours, les fit reposer un temps égal et recommença plusieurs fois. La garance a la propriété de colorer enrouge les os des animaux tant qu’ils en mangent. Au bout d’un certain temps le physiologiste examina les os de ces sujets d’expérience et put constater l’existence de cercles alternativement blancs et rouges correspondant à la période d’ingestion ou de privation de garance. Il put ainsi se rendre compte que les cellules osseuses, les plus résistantes de l’organisme, mettent au maximum un mois à se renouveler entièrement chez les mammifères comme le cobaye ou le lapin. “ En calculant qu’un homme vit douze fois moins vite — 794 —
2qu’un de ces animaux, on en arrive à voir qu’en dix mois ou un an au plus le corps humain est intégralement renouvelé quant à ses éléments constituants. Quand je parle à un ami qne je n’ai pas vu depuis un an, ce n’est plus le même homme, physiquement parlant, qui se présente à moi, c’est un homme entièrement nouveau et cependant sa forme est à peine changée1. Il y a donc dans l'homme quelque chose qui conserve la forme de cet homme pendant qne la matière change incessamment, ce quelque chose n’est pas matériel, n’esl pas visible, c’est une force invisible celle qu’on appelle vulgairement la vie , celle que nous appelons le corps astral en occultisme. C’est cette force invisible qui fabrique le corps dans l’œuf matériel, c’est elle qui l’entretient pendant la vie, c’est elle qui le dissoudra après la mort. Comme on ne saurait trop insister sur V action de ce corps astral dont nous avons seulement indiqué l’existence et la constitution dans la seconde partie, nous allons détacher du Traité de Magie pratique un passage sur ce sujet. Une blessure a la phalange Défense de l’organisme. L'homme est constitué, anatomiquement parlant, par un nombre incalculable de cellules possédant chacune son individualité, mais groupées par fonctions. Nous savons qu’à l’origine ces cellules, maintenant si diverses, étaient toutes semblables et se nommaient cellules i . Un ingénieur de mérite a basé sur ces faits sa réfutation du livre matérialiste de Büchner. Voyez : Maldan, Matière et Force. Paris, 1883, > in-8° (Dentu).
3embryonnaires . C’était leur état de plus grande vigueur, leur âge de croissance et de vitalité alors que, comparables à l’enfant par rapport à l’homme fait, elles possédaient une somme de force vitale qu’elles ont peu à peu perdue depuis. Maintenant les unes, bravesbourgeois, sont devenues des cellules osseuses, paresseusement fixées à leurs compagnes de même fonction et se reposant dans leur incrustation de sels calcaires. Les autres, plus actives, ont formé des tissus contractiles, des membranes de revêtement; mais toutes elles possèdent cette langueur, ce calme qui prouve l’exercice continuel d’une même fonction. Elles naissent, croissent et meurent sous l’action de ce mystérieux Inconscient agissant par le Grand Sympathique et transmettent à leurs descendantes leur quiétude et leur régularité . Telle est la marche générale de la vie organique à l’état normal ; que se passe-t-il en cas d’accident subit '? Un jour les diverses cellules de ce morceau de doigt qui menaient la vie paisible que nous venons d’essayer de décrire, peut-être un peu naïvement, ces cellules éprouvent un émoi absolument extraordinaire. Le possesseur du doigt, par une imprudence coupable, a laissé une lame d’acier bien coupante pénétrer tout à coup au milieu de cette colonie si tranquille. Les vaisseaux, subitement brisés, laissent échapper à flots les globules détournés de leur course ; une foule de cellules de toutes fonctions: cellules de revêtement de la peau, cellules de plaques terminales nerveuses, cellules contractiles des muscles striés, viennent de trouver la mort dans cette aventure ! Des corps étrangers ont auda- I. Voyez la Physiologie de l'Inconscient d’Hatilmann. — 796 —
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1The human body, with its thousand details, as it appears to us when considered at a rapid glance, may be conceived as a material screen upon which are painted the incitements coming from within, and from which set out the impressions coming from without. These harmoniously grouped forms are constituted by millions of ceaselessly changing cells, and what allows these cells to always figure an almost always similar form is the invisible force that acts silently on the other side of the material curtain. Like this Gobelins tapestry upon which the most artistic figures are painted, without one being able to perceive the artists working on the other side, the visible human body is but the veil of the invisible body, which unceasingly presides over the elaboration of the organic cells. Flourens, wishing to determine the time it would take the hardest cells of the organism — the bone cells — to disappear in mammals, fed certain animals of this species madder for a determined number of days, let them rest for an equal time, and began again several times. Madder has the property of coloring the bones of animals red for as long as they eat it. After a certain time the physiologist examined the bones of these experimental subjects and was able to observe the existence of alternately white and red rings corresponding to the period of ingestion or deprivation of madder. He was thus able to determine that the bone cells, the most resistant in the organism, take at most a month to renew themselves entirely in mammals such as the guinea pig or the rabbit. Calculating that a man lives twelve times less quickly — 794 —
2than one of these animals, one comes to see that in ten months, or a year at most, the human body is integrally renewed as regards its constituent elements. When I speak to a friend I have not seen for a year, it is no longer the same man, physically speaking, who presents himself to me; it is an entirely new man, and yet his form is scarcely changed1. There is thus in man something that preserves the form of this man while matter changes ceaselessly; this something is not material, is not visible; it is an invisible force, that which is commonly called life, that which we call the astral body in occultism. It is this invisible force that fashions the body within the material egg, it is this that sustains it during life, it is this that will dissolve it after death. As one cannot too strongly insist upon the action of this astral body, whose existence and constitution we have only indicated in the second part, we shall now extract from the Traité de Magie pratique a passage on this subject. A wound to the phalanx Defense of the organism. Man is constituted, anatomically speaking, of an incalculable number of cells, each possessing its own individuality, but grouped by function. We know that, at the origin, these cells, now so diverse, were all alike, and were called embryonic i. A gifted engineer has based upon these facts his refutation of the materialist book of Büchner. Voyez : Maldan, Matière et Force. Paris, 1883, > in-8° (Dentu).
3cells. This was their state of greatest vigor, their age of growth and vitality, when, comparable to a child in relation to a grown man, they possessed a sum of vital force which they have gradually lost since. Now some, worthy burghers, have become bone cells, lazily fixed to their companions of the same function and resting within their incrustation of calcareous salts. Others, more active, have formed contractile tissues, membranes of covering; but all of them possess this languor, this calm which proves the continual exercise of the same function. They are born, grow and die under the action of this mysterious Unconscious, acting through the Great Sympathetic nerve, and transmit to their descendants their quietude and their regularity. Such is the general course of organic life in its normal state; what happens in the case of sudden accident? One day, the various cells of that piece of finger which were leading the peaceful life we have just tried to describe, perhaps a little naively, these cells experience an absolutely extraordinary commotion. The possessor of the finger, through culpable carelessness, has let a very sharp steel blade suddenly penetrate the midst of this so-peaceful colony. The vessels, suddenly broken, let escape in torrents the globules diverted from their course; a multitude of cells of every function — skin-covering cells, nerve end-plate cells, contractile cells of the striated muscles — have just met their death in this adventure! Foreign bodies have audaci- I. Voyez la Physiologie de l'Inconscient d'Hatilmann. — 796 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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