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One moment.
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1430 — reporte à l’élude sur la langue hébraïque comparée au sanscrit et au chinois, on verra que ce qui fait la supériorité de l’hébreu, c’est d’être en même temps formé d’hiéroglyphes et de sons donnant chacun des sens spéciaux aux mois ainsi composés. C’est justement à cause de cela que d'Olivet a choisi le Sepher hébraïquê de préférence aux autres livres sacrés. « Si j’avais espéré d’avoir le temps el les secours nécessaires, je n’aurais pas balancé à prendre d'abord le chinois pour base de mon travail, me réservant de passer ensuite du sanscrit à l’hébreu, en appuyant ma méthode d’une traduction originale du Ring, du Veda et du Sepher; mais dans la presque certitude du contraire et poussé par des raisons importantes, je me suis déterminé à commencer par l’hébreu, comme offrant un intérêt plus direct, plus général, plus à la portée de mes lecteurs et promettant d’ailleurs des résultats d’une utilité plus prochaine1. *> Or, après avoir passé plus de vingt années sur le texte de Moïse, après avoir rétabli le sens de cette triple langue des mystères d’Égypte, sens totalement perdu, Fabre d’Olivet ne tarit pas d’éloges enthousiastes sur ce livre dans lequel nous ne voyons que quelques histoires enfantines. « Fils du passé el gros de l’avenir, ce livre, héritier de toute la science des Égyptiens, porte encore les germes des sciences futures. Fruit d’une inspiration divine, il renferme en quelques pages et les éléments de ce qui fut, et les éléments de ce qui doit être. Tous les secrets de la nature lui sont confiés. Tous. 11 rassemble en lui, et dans le seul Beræschit , plus de choses que tous les livres entassés dans les bibliothèques européennes. Ce que la 1. Fabre d’Olivet, La Langue hébraïque, restituée*, XX, t. 1. 431
2nature a de plus profond, de plus mystérieux, ce que l’esprit peut concevoir de merveilles, ce que l’intelligence a de plus sublime, il le possède'. » Je cite toujours et je citerai le plus possible, pour appuyer mes affirmations sur des bases aussi stables que possible. Mon rôle actuel est des plus simples, il consiste à guider le lecteur au milieu d’extraits que je groupe le plus harmonieusement possible, après les avoir cherchés moi-même assez laborieusement, je l’avoue. 11 nous reste à présent à voir le plan de l’œuvre de Moïse ; le voici : « Dans cette seconde partie, j’aborde la Cosmogonie (le Moïse. Or, ce que j’appelle la Cosmogonie de Moïse est compris dans les dix premiers chapitres du Beræschit , le premier des cinq livres du Sepher. Ces dix chapitres forment une espèce de décade sacrée, où chacun des dix chapitres porte le caractère de son nombre, ainsi que je le montrerai. On a prétendu que ces divisions du Sepher tant en livres qu’en chapitres et en versets, étaient l'ouvrage d’Esdras. Je ne le pense pas. Ces dix chapitres qui renferment un tout, et dont le nombre indique le sommaire, me prouvent que la science des nombres était cultivée longtemps avant Pythagore, et que Moïse, l’ayant apprise des Égyptiens, s’en servit dans la division de son ouvrage. « La Cosmogonie entière, c’est-à-dire l’origine de l’Uni vers, celle des Etres, depuis le principe élémentaire jusqu’à l’homme, leurs principales vicissitudes, l’histoire générale de la Terre et de ses habitants, est contenue dans ces dix chapitres. Je n’ai point jugé nécessaire d’en traduire davantage, d’autant plus que cela suffit pour prouver tout ce que j’ai avancé ; que c’était assez m’imposer de travaux pour une fois, et que rien n’empêchera que 1. Fabre d’Olivet, t. II, p. 6.
3tout autre, appliquant mes principes grammaticaux, ou moi-même reprenant la plume, nous ne puissions continuer l’exploration du Sepher. La base étant solidement posée, l’édifice ne coûtera plus rien à élever1. » 2. — de moïse a esdras. Une fois son livre sacré construit, Moïse sélecta un peuple qui devait le garder précieusement, le transmettre aux générations futures. Comme tous les initiateurs religieux, comme Bouddha, comme Jésus plus tard, Moïse confia la clef de son œuvre à des disciples choisis, laissant au peuple le sens grossier, exotérique, du Sepher. Telle est l’origine de la doctrine traditionnelle d’Israël, de la Kabbale sainte dont nous avons parlé longuement tout à l’heure. C’est environ 1500 ans avant Jésus-Christ que Moïse confia le dépôt sacré à sou peuple, après l’avoir éprouvé et l’avoir guidé lui-même à la conquête de la Terre promise. Après la mort du grand législateur commencent les phases historiques grâce auxquelles les Juifs devaient peu à peu perdre le sens précis du livre sacré pour n’en garder que les caractères incompris. Résumons rapidement ces phases ; elles sont importantes à connaître. L’esclavage auquel fut soumise la nation juive permit, grâce à l’esprit d’opposition, de conserver les traditions assez intactes. Il n’en fut pas de même lors de l’acquisition de la liberté. Au moment de la formation d’Israël en royaume indépendant, une rivale s’éleva vis-à-vis de Jérusalem, élevant 1. Fabre d’Olivet, Lang, hêb., 1. II, p. 16. — 433 —
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1430 — refer to the study on the Hebrew language compared to Sanskrit and Chinese, one will see that what makes the superiority of Hebrew is that it is at once formed of hieroglyphs and of sounds each giving special meanings to the words thus composed. It is precisely because of this that d'Olivet chose the Hebrew Sepher in preference to the other sacred books. 'If I had hoped to have the time and the necessary resources, I would not have hesitated to take Chinese first as the basis of my work, reserving for myself to pass afterward from Sanskrit to Hebrew, supporting my method with an original translation of the Ring, the Veda and the Sepher; but in the near-certainty of the contrary and driven by important reasons, I determined to begin with Hebrew, as offering a more direct interest, more general, more within reach of my readers, and moreover promising results of a nearer usefulness1. *> Now, after having spent more than twenty years on the text of Moses, after having restored the meaning of this triple language of the mysteries of Egypt, a meaning totally lost, Fabre d'Olivet does not run out of enthusiastic praise for this book in which we see only a few childish stories. 'Child of the past and pregnant with the future, this book, heir to all the science of the Egyptians, still carries the seeds of future sciences. Fruit of a divine inspiration, it contains in a few pages both the elements of what was, and the elements of what must be. All the secrets of nature are entrusted to it. All. 11 It gathers within itself, and in the Beræschit alone, more things than all the books piled up in European libraries. What the 1. Fabre d'Olivet, La Langue hébraïque, restituée*, XX, t. 1. 431
2nature has of the most profound, the most mysterious, what the mind can conceive of marvels, what intelligence has of the most sublime, it possesses.' I quote always and shall quote as much as possible, in order to support my affirmations on as stable a basis as possible. My current role is of the simplest, it consists in guiding the reader through extracts that I group as harmoniously as possible, after having sought them out myself rather laboriously, I confess. 11 It remains for us now to see the plan of Moses's work; here it is: 'In this second part, I approach the Cosmogony (that of Moses. Now, what I call the Cosmogony of Moses is contained in the first ten chapters of the Beræschit, the first of the five books of the Sepher. These ten chapters form a kind of sacred decade, where each of the ten chapters bears the character of its number, as I shall show. It has been claimed that these divisions of the Sepher, both into books and into chapters and verses, were the work of Ezra. I do not think so. These ten chapters which contain a whole, and whose number indicates the summary, prove to me that the science of numbers was cultivated long before Pythagoras, and that Moses, having learned it from the Egyptians, used it in the division of his work. 'The entire Cosmogony, that is to say the origin of the Universe, that of Beings, from the elementary principle up to man, their principal vicissitudes, the general history of the Earth and of its inhabitants, is contained within these ten chapters. I have not judged it necessary to translate further, especially since this suffices to prove all that I have advanced; that this was labor enough to impose on myself for once, and that nothing will prevent that 1. Fabre d'Olivet, t. II, p. 6.
3any other, applying my grammatical principles, or I myself taking up the pen again, that we may not be able to continue the exploration of the Sepher. The foundation being solidly laid, the edifice will cost nothing more to raise1.' 2. — from moses to ezra. Once his sacred book was constructed, Moses selected a people who were to guard it preciously, to transmit it to future generations. Like all religious initiators, like Buddha, like Jesus later, Moses entrusted the key of his work to chosen disciples, leaving to the people the coarse, exoteric meaning of the Sepher. Such is the origin of the traditional doctrine of Israel, of the sacred Kabbalah of which we spoke at length a moment ago. It was around 1500 years before Jesus Christ that Moses entrusted the sacred deposit to his people, after having tested it and having himself guided it to the conquest of the Promised Land. After the death of the great lawgiver the historical phases begin, through which the Jews were to lose little by little the precise meaning of the sacred book, retaining only its incomprehensible characters. Let us quickly summarize these phases; they are important to know. The slavery to which the Jewish nation was subjected allowed, thanks to the spirit of opposition, the traditions to be preserved fairly intact. It was not the same at the time of the acquisition of liberty. At the moment of the formation of Israel into an independent kingdom, a rival rose up facing Jerusalem, raising 1. Fabre d'Olivet, Lang, hêb., 1. II, p. 16. — 433 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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