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One moment.
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1fuser l’idée de discipline, /’ imagination pour fuir ses écarts possibles et l’on remplace ces merveilleuses facultés par d’autres absolument improductives personnellement ou socialement : l’inertie intellectuelle , la peur d’avoir des idées à soi et la mémoire. L’antiquité possédait également trois degrés principaux d’instruction, ainsi que nous le verrons tout à l'heure ; mais ce que nous tenons à bien faire remarquer de suite, c’est l'horreur des anciens pour la médiocrité collective décorée du nom « d'instruction générale ». Leurs procédés tendaient tous à originaliser les hommes, à séparer chacun d’eux de son voisin par des idées et des procédés tout personnels. Voilà pourquoi les Athéniens étaient tous artistes, à quelque classe sociale qu’ils appartinssent, les artistes étant des êtres personnels avant tout. Aussi est-ce avec le plus grand étonnement que nous avons lu dans l’ouvrage classique d’un professeur de l’Université (que nous nous abstiendrons de nommer par respect pour elle) que l’instruction de Pythagore était équivalente à celle d’un bachelier actuel ! Ils sont rares, ce me semble, les bacheliers et même les docteurs ès lettres ou ès sciences capables d’organiser un peuple et de lui donner des lois justes tout en enrichissant l’humanité des plus belles découvertes scientifiques. Si l’on veut retrouver intacte l’organisation de l’enseignement telle qu’elle existait dans l’antiquité, il suffit d’étudier avec soin les institutions de la Chine qui atout conservé religieusement mais (heureusement ou malheureusement ) n’a rien perfectionné. L’excellent ouvrage de M. Simon1 donne de précieuses indications à cet égard. L'enfant recevait sa première instruction dans la 1. La Cité chinoise, par L. Simon, consul de France en Chine. Paris 1888, in-8®. 45 —
2famille, puis apprenait une profession s’il ne voulait pas s’instruire davantage. Dans chaque grand centre il y avait un temple. Les prêtres n’étaient pas comme aujourd’hui ignorants de toutes les sciences. Le titre de prêtre dans l’antiquité correspondait au moins au grade de docteur actuel, si bien que chaque temple renfermait les médecins, les ingénieurs, les législateurs nécessaires aux besoins des populations environnantes, en même temps que les évocateurs et les théurges nécessaires aux œuvres mystiques (inconnues des modernes). Les prêtres de tous les dieux sortant tous de la même école étaient unis sur toute la terre par les signes mystérieux des initiés. Celle grande communion universelle des savants qu’on retrouve aujourd’hui chezles lettrés de la Chine, explique pourquoi les « guerres religieuses » étaient inconnues de ces prétendus païens. C’est dans le temple métropolitain qu’allaient s’instruire les jeunes gens désireux de perfectionner leur instruction. Enfin ceux qui aspiraient à faire partie des « classes dirigeantes » devaient faire le voyage d’Égypte où se trouvait le centre intellectuel de l’Occident, où était donnée l’instruction supérieure après de terribles épreuves. Cette instruction constiluait les Mystères. L'instruction dans l' antiquité. — Divisions. « L’éducation et l’instruction élémentaires étaient, après la callipédie, données par la famille. « Celle-ci était religieusement constituée selon les rites — 46 —
3de l’ancien culte des Ancêtres et des Sexes au foyer, et bien d’autres sciences qu’il est inutile de nommer ici1. « L’éducation et l’instruction prolessionnelles étaient données par ce que les anciens Italiens appelaient la gens et les Chinois la jin, en un mot par la tribu, dans le sens antique et très peu connu de cette expression. « Des études plus complètes, analogues à notre instruc- . tion secondaire, étaient le partage de l’adulte, l’œuvre des temples, et se nommaient Petits Mystères. « Ceux qui avaient acquis, au bout d’années quelquefois longues, les connaissances naturelles et humaines des Petits Mystères prenaient le titre de Fils de la Femme, de Héros, de Fils de l’Homme et possédaient certains pouvoirs sociaux, tels que la Thérapeutique dans toutes ses branches, la Médiation auprès des gouvernants, la Magistrature arbitrale, etc... etc... « Les Grands Mystères complétaient ces enseignements par toute une autre hiérarchie de sciences et d’arts, dont la possession donnait à l’initié le titre de Fils des Dieux, de Fils de Dieu, selon que le temple n’était pas ou était métropolitain et, en outre, certains pouvoirs sociaux appelés sacerdotaux et royaux2. » Les mystères. — Conditions d' admission. C’est donc dans le Temple que se trouvait renfermée cette science dont nous avons d’abord cherché l’existence et que nous allons maintenant poursuivre de plus en plus près. Nous sommes parvenus à ces mystères dont tous parlent et que si peu connaissent. Mais pour être admis à subir ces initiations fallait-il 1. Voir comme preuve la Cité antique de Fristel de Coulanges. 2. Saint-Yves d’Alveydre, Mission des Juifs, p. 79. — 47 —
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1-stilling the idea of discipline, the imagination so as to flee its possible waywardness, and these marvelous faculties are replaced by others absolutely unproductive, whether personally or socially: intellectual inertia, the fear of having ideas of one's own, and memory. Antiquity likewise possessed three principal degrees of instruction, as we shall presently see; but what we are anxious to point out at once is the horror the ancients felt for that collective mediocrity decorated with the name of « general instruction ». Their methods all tended to make men original, to separate each of them from his neighbor by wholly personal ideas and methods. That is why the Athenians were all artists, whatever social class they belonged to, artists being personal beings above all. And so it was with the greatest astonishment that we read, in the classic work of a University professor (whom we shall refrain from naming out of respect for him), that the education of Pythagoras was equivalent to that of a present-day holder of the baccalauréat! Rare indeed, it seems to me, are the holders of the baccalauréat, and even the doctors of letters or of science, capable of organizing a people and giving it just laws while at the same time enriching humanity with the finest scientific discoveries. If one wishes to find again, intact, the organization of teaching as it existed in antiquity, one need only study carefully the institutions of China, which has preserved everything religiously but (fortunately or unfortunately) has perfected nothing. The excellent work of M. Simon1 gives valuable information in this regard. The child received his first instruction in the 1. La Cité chinoise, par L. Simon, consul de France en Chine. Paris 1888, in-8°. 45 —
2family, and then learned a trade if he did not wish to be educated further. In every large center there was a temple. The priests were not, as they are today, ignorant of all the sciences. The title of priest in antiquity corresponded at least to the present-day rank of doctor, so much so that every temple contained the physicians, the engineers, the lawgivers needed by the surrounding populations, together with the evocators and theurgists needed for the mystic works (unknown to moderns). The priests of all the gods, all issuing from the same school, were united over the whole earth by the mysterious signs of the initiated. This great universal communion of scholars, which is found again today among the literati of China, explains why « religious wars » were unknown to these so-called pagans. It was in the metropolitan temple that young people desirous of perfecting their education went to be instructed. Finally, those who aspired to belong to the « ruling classes » had to make the journey to Egypt, where the intellectual center of the West was to be found, and where higher instruction was given after terrible ordeals. This instruction constituted the Mysteries. Instruction in antiquity. — Divisions. « Elementary education and instruction were, after callipedia, given by the family. « This family was religiously constituted according to the rites — 46 —
3of the ancient cult of the Ancestors and of the Sexes at the hearth, and many other sciences it is needless to name here1. « Vocational education and instruction were given by what the ancient Italians called the gens and the Chinese the jin, in a word, by the tribe, in the ancient and very little-known sense of that expression. « More complete studies, analogous to our secondary instruction, were the portion of the adult, the work of the temples, and were called the Lesser Mysteries. « Those who had acquired, after years sometimes long, the natural and human knowledge of the Lesser Mysteries took the title of Son of the Woman, of Hero, of Son of Man, and possessed certain social powers, such as Therapeutics in all its branches, Mediation before those who governed, arbitral Magistracy, etc... etc... « The Greater Mysteries completed this teaching with a whole further hierarchy of sciences and arts, the possession of which gave the initiate the title of Son of the Gods, of Son of God, according as the temple was not or was metropolitan and, in addition, certain social powers called sacerdotal and royal2. » The mysteries. — Conditions of admission. It was, then, within the Temple that this science lay enclosed, whose existence we first sought and which we shall now pursue ever more closely. We have arrived at these mysteries of which all speak and which so few know. But to be admitted to undergo these initiations was it necessary 1. Voir comme preuve la Cité antique de Fristel de Coulanges. 2. Saint-Yves d’Alveydre, Mission des Juifs, p. 79. — 47 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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