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One moment.
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1— 21 — d’après les rites d’un manuscrit de Numa et mourant foudroyé pour n’avoir pas su prévoir le choc en retour. On sait que la plupart des mystères parmi les prêtres égyptiens n’étaient que le voile dont ils couvraient les sciences et qu’être initié dans leurs mystères était être instruit dans ces sciences qu’ils cultivaient. Delà on donnait à Jupiter le nom d’Élicius ou Jupiter électrique, le considérant comme la foudre personnifiée, et qui se laissait attirer sur la terre par la vertu de certaines formules et pratiques mystérieuses; car Jupiter Elicius ne signifie autre chose que Jupiter susceptible d’attraction, Elicius venant d 'elicere, suivant Ovide et Varron1. Eliciunt cœlo te, Jupiter; unde minores Nunc quoque te célébrant, Eliciumque vocant. (Ovid., Fast., liv. III, v. 327 et 328.) Le Téléphone. — Télégraphie psychique. Les rapports anglais au sujet de la guerre des Indes à propos de la révolte des cipayes signalent un fait bien curieux. Les bazars indiens savaient toujours les nouvelles des batailles et de leur issue deux heures avant que le télégraphe ne les eût apportées. Cela tient à un procédé de communication psychique employé par tous les Orientaux, procédé qui leur permet de supprimer le temps et l’espace. A l’appui de ce fait voici le récit d’une aventure arrivée à M. Ferdinand de Lesseps : « La rapidité avec laquelle les nouvelles se transmettent en pays arabe est merveilleuse. Voici un exemple frap- 1. Dutens, t. Ier, p. 275. 22"
2pant dont nous avons été témoin. En mars 1 8 8-3 , M. Ferdinand de Lesseps, lors de son exploration des chotts du sud de la Tunisie pour la Mer Intérieure, débarqua le malin à Sfax. Je le conduisis à la mosquée et lui présentai les notables musulmans. Nous fîmes ensemble la prière. Puis M. de Lesseps leur annonça qu’il était porteur d’une lettre d’Abd-el-Kader recommandant le projet du colonel Roudaire. Il en donna lecture. Le soir il se rembarqua et le lendemain à Ja première heure iL débarquait à Gabès:. Or, de Sfax à Gabès, il y a sept jours de marche, par terre.., Pourtant, quand le soir même de son arrivée à Gabès M. de Lesseps visita le village de Menzel où l’attendait la djemmâa , le chef des anciens le félicita sur la lettre de l’émir. La bonne nouvelle, dit-il, leur était parvenue de Sfax dans la journée1. » Photographie. « Le manuscrit d’un moine de l’Athos, Panselenus, révèle, d’après d’anciens auteurs ioniens, l’application de la chimie à la photographie. Ce fait a été mis en lumière à propos du procès de Niepce et de Daguerre. La chambre noire, les appareils d'optique, la sensibilisation des plaques métalliques y sont décrits lout au long. » (Saint-Yves d’Alveydre, Mission des Juifs , chap. iv.) Chimie. On avait pris l’habitude dans les traités classiques de considérer la Chimie comme une science de création toute 1. Napoléon Ney, Les Sociétés secrètes musulmanes. Paris 1890, in-18, p. 34 et 35. — 23 —
3récente. L’Alchimie était regardée comme un amas de recettes empiriques déterminées tant bien que mal par ces fous, chercheurs de Pierre philosophale. Dans ces derniè- res années un de nos plus éminents chimistes, M. Berthelot, publia une série de travaux sur l’Alchimie1. Ce savant constate que les alchimistes possèdent une théorie philosophique très profonde et des connaissances chimiques réelles quoique peu connues. Cependant Al. Berthelot se refuse à faire remonter l’Alchimie plus haut que le nc siècle de notre ère. Inutile de dire que nous différons totalement d’avis avec lui, bien que notre opinion soit d’un bien mince poids à l'heure qu’il est vis-à-vis de MM. les universitaires. Admettons, donc que le « Progrès » se soit particulièrement fait sentir au sujet de cette science ; mais constatons cependant que les anciens connaissaient beaucoup de nos corps chimiques et quelques autres dont nous avons perdu notion depuis. Si vous croyez à l’authenticité des « livres saints » en tant que textes, rappelez-vous d’abord la petite opération chimique à laquelle se livre Aloïse dissolvant rapidement le Veau d’Or. Cette dissolution suppose une connaissance assez profonde des manipulations chimiques. Or Moïse était un prêtre d’Osiris, c’est-à-dire un docteur ès sciences physiques et théurgiques d’Égypte, et de ce fait il connaissait parfaitement la chimie d’alors. Nous verrons tout à l’heure comment on apprenait ces sciences; pour l’instant contentons-nous de faire tous nos efforts pour établir leur existence. Si cependant le nom de Moïse vous paraît représenter un mythe, ouvrez un livre d’histoire quelconque et cherchez-y le nom d’un des grands génies de l’antiquité: 1. Les Origines de l’Alchimie , par M. Berlhelot, Paris 1886, in-8°, et articles divers se rapportant à cette question dans la Grande Encyclopédie.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1— 21 — according to the rites of a manuscript of Numa, and dying struck by lightning for not having known how to foresee the counter-shock. It is known that most of the mysteries among the Egyptian priests were but the veil with which they covered the sciences, and that to be initiated into their mysteries was to be instructed in the sciences they cultivated. Hence Jupiter was given the name Elicius, or electric Jupiter, regarding him as lightning personified, and one who let himself be drawn down to earth by virtue of certain mysterious formulas and practices; for Jupiter Elicius means nothing other than Jupiter susceptible to being drawn forth, Elicius coming from elicere, according to Ovid and Varro1. Eliciunt cœlo te, Jupiter; unde minores Nunc quoque te célébrant, Eliciumque vocant. (Ovid., Fast., liv. III, v. 327 et 328.) Le Téléphone. — Télégraphie psychique. The English reports concerning the war in India, on the subject of the Sepoy Mutiny, note a most curious fact. The Indian bazaars always knew the news of battles and their outcome two hours before the telegraph had brought it. This is due to a method of psychic communication employed by all Orientals, a method that allows them to abolish time and space. In support of this fact, here is the account of an adventure that happened to M. Ferdinand de Lesseps: « The speed with which news travels in Arab lands is marvelous. Here is a striking example — 1. Dutens, t. Ier, p. 275. 22
2striking, of which we were witness. In March 1 8 8-3 , M. Ferdinand de Lesseps, during his exploration of the chotts of southern Tunisia for the Inland Sea, landed in the morning at Sfax. I led him to the mosque and introduced him to the Muslim notables. We prayed together. Then M. de Lesseps announced to them that he was bearing a letter from Abd-el-Kader recommending Colonel Roudaire's project. He read it aloud. That evening he re-embarked, and the next day, at the first hour, he was landing at Gabès. Now, from Sfax to Gabès it is seven days' march by land... And yet, that very evening of his arrival at Gabès, when M. de Lesseps visited the village of Menzel, where the djemâa awaited him, the chief of the elders congratulated him on the emir's letter. The good news, he said, had reached them from Sfax within the day1. » Photography. « The manuscript of a monk of Athos, Panselenus, reveals, on the authority of ancient Ionian authors, the application of chemistry to photography. This fact was brought to light in connection with the Niepce and Daguerre lawsuit. The dark chamber, the optical apparatus, the sensitizing of the metal plates are all described there at length. » (Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juifs , chap. iv.) Chemistry. It had become customary in classical treatises to regard Chemistry as an entirely 1. Napoléon Ney, Les Sociétés secrètes musulmanes. Paris 1890, in-18, p. 34 et 35. — 23 —
3recent creation. Alchemy was regarded as a heap of empirical recipes determined more or less haphazardly by those madmen, seekers of the Philosopher's Stone. In these last years, one of our most eminent chemists, M. Berthelot, published a series of works on Alchemy1. This scholar finds that the alchemists possessed a very profound philosophical theory and real, though little-known, chemical knowledge. However, M. Berthelot refuses to trace Alchemy back further than the nc century of our era. It is needless to say that we differ entirely in opinion from him, although our opinion carries but very little weight at present against that of the university men. Let us grant, then, that « Progrès » has been particularly felt on the subject of this science; but let us nonetheless note that the ancients knew a great many of our chemical substances, and some others of which we have since lost all notion. If you believe in the authenticity of the « holy books » as texts, recall first the small chemical operation performed by Moses when he rapidly dissolved the Golden Calf. This dissolution presupposes a fairly profound knowledge of chemical manipulations. Now Moses was a priest of Osiris, that is to say, a doctor of the physical and theurgic sciences of Egypt, and for that reason he was perfectly acquainted with the chemistry of his time. We shall see presently how these sciences were learned; for the moment let us content ourselves with making every effort to establish their existence. If, however, the name of Moses seems to you to represent a myth, open any history book and look there for the name of one of the great geniuses of antiquity: 1. Les Origines de l'Alchimie , par M. Berlhelot, Paris 1886, in-8°, et articles divers se rapportant à cette question dans la Grande Encyclopédie.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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