Fetching
One moment.
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One moment.
1b res exceptions, lui demeure fermé comme le sera la lombe. Elle reste vaguante dans l’horreur. Alors le psycurgue doit l’attirer. S’il le fait, palpitante, elle cherche dans les ténèbres de son aveuglement, dans le silence de sa surdité. Que cherche-t-elle? Elle ne le sait : une épave, un point d’appui, une lumière, une voix dans sa propre tourmente . Et, tout imprégné des effluves de la vie, le survivant l’attire peu à peu vers son cœur comme vers un foyer rayonnant, vers lin asile sacré. Frémissante, elle y vient lentement et s’y réfugie avec ivresse. Dans cette clairvoyante et chaude sympathie, elle puise avec avidité du courage, de la force, de la vie psychiirgique. Elle peut attendre enfin, s’accoutumer, regarder avec sa vue, écouter avec son entendement que l’usage des sens a perverti. Elle peut briser peu à peu les liens rationnels et moraux de ses passions et de ses facultés, entrevoir distinctement le monde intelligible, déployer ses innéités engourdies depuis la naissance, retrouver son principe ontologique, reprendre possession de sa volonté. Quand elle s’est ainsi reconnue comme un ramier qui se repose avant de repartir, lorsqu’elle se sent capable d’affronter YHoreb et de s’y orienter, quand elle perçoit les âmes, les ancêtres et le génie ailé qui l’appelle pour descendre et pour monter, alors, prête, elle se retourne vers l’être aimant qui la porte, la caresse de l’âme, prie pour elle et la pleure de l'autre côté de la vie. Longuement, lentement, l’exilée baise ce cœur pieux et — 318 —
2désolé, l'emplit d’une douce chaleur élliérée, d’une irradiation délicieuse, le presse d’une étreinte spiritueuse, exquise, lui disant ainsi dans le verbe ineffable des âmes et de Dieu : « Merci! Adieu! Non ! au revoir en Dieu* ! » L’âme après la mort. Une des phases d’occultisme pratique les plus difficiles à traverser c’est, paraît-il, celle de la sortie consciente du corps astral. A l’état normal, dans le corps physique, nous ne sentons pas le courant d’aLtraction exercé par les astres voisins, le Soleil surtout, sur la Terre. Tout être plongé dans T auto-hypnotisme conscient et qui se met en rapport avec les forces cosmiques voit se dérouler devant lui les phénomènes suivants: Tout d’abord il se voit assailli par une foule d’êtres à demi formés qui prennent des aspects horribles et qui se jettent avec impétuosité sur lui. Un sang-froid très grand est nécessaire à ce moment, car un simple regard suffit pour tout écarter. Ces êtres forment l’atmosphère vivante des invisibles qui entourent immédiatement la terre. Ce sont eux qu’on appelle en occultisme « esprits des éléments » ou élêmentals. Mais ce n’est pas le seul danger. A peine sorti de cette couche, l'audacieux se trouve en présence d’un courant lumineux aux mille replis, courant effroyable d’intensité. L’idée d’un homme plongé subitement au centre des cataractes du Niagara peut à peine figurer cette sensation. Ce courant lumineux c’est la grande force qui maintient les attractions harmoniques entre tous les astres de notre Alexandre Saint-Yves, Clefs de l’Orient. Paris, Didier, 1877 (p. 98 et 107). ( Bibliothèque Nationale, 8, j. 46.)
3Univers, de là son nom de lumière astrale. A ce moment le danger est des plus grands. L’initié est comparable au navire qui se trouve tout à coup devant une véritable montagne d’eau sans cesse naissant, sans cesse s’écroulant avec fra cas. Si le capitaine prend bien son temps, le navire saisi par la vague est élevé à une hauteur prodigieuse, puis il redescend doucement sur l’autre versant de cette vague. Mais si le capitaine se trompe, la vague entraîne bien le navire, mais s’affaissant avant qu’il soit parvenu au faîte, elle l’engloutit sous son poids avec tout l’équipage. 11 en est dr même pour l’initié. S’il est guidé par un maître expert en la matière, il se lancera dans le courant formidable de lumière astrale qui se présente à lui, et se retrouvera porté vers le Soleil dans le monde de la lumière. Si l’expérience lui manque ou qu'il n’ait pas le sangfroid nécessaire, il peut être englouti et porté dans le courant des ténèbres, vers la Lune. Ce n’est pas delà métaphysique que nous faisons en ce moment. C’est de l’astronomie élémentaire. Notre Terre a toujours une de ses moitiés, un hémisphère, éclairée parle Soleil, c’est-à-dire où il fait jour, et une autre moitié éclairée par la Lune, c’est-à-dire où il fait nuit. La moitié du côté du Soleil forme un cône de lumière dont le Soleil est le sommet. La moitié éclairée par la Lune forme un cône de ténèbres dont cette Lune est le sommet. Il suit de là que la Terre traîne toujours après elle un cône de lumière et un cône d’ombre entre lesquels tourne le grand serpent astral, qui ligure ce courant dont nous avons parlé.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1-brious exceptions, remains closed to her as the tomb will be. She remains wandering in horror. Then the psychurge must draw her. If he does so, trembling, she searches within the darkness of her blindness, within the silence of her deafness. What does she seek? She does not know: a wreck, a point of support, a light, a voice within her own torment. And, all impregnated with the effluvia of life, the survivor draws her little by little toward his heart, as toward a radiant hearth, toward a sacred refuge. Quivering, she comes to it slowly and takes refuge there with rapture. Within this clairvoyant and warm sympathy, she draws avidly upon courage, strength, psychurgic life. She can at last wait, grow accustomed, look with her sight, listen with her understanding, which the use of the senses has perverted. She can break, little by little, the rational and moral bonds of her passions and her faculties, glimpse distinctly the intelligible world, unfold her innate faculties, numbed since birth, recover her ontological principle, retake possession of her will. When she has thus recognized herself, like a dove that rests before setting out again, when she feels capable of confronting Horeb and of orienting herself there, when she perceives the souls, the ancestors, and the winged genius that calls her to descend and to rise, then, ready, she turns back toward the loving being who bears her, caresses her soul, prays for her, and weeps for her on the other side of life. Slowly, at length, the exile kisses this pious and — 318 —
2desolate heart, fills it with a gentle etherealized warmth, with a delicious irradiation, presses it with a spirituous, exquisite embrace, saying to it thus, in the ineffable language of souls and of God: « Merci! Adieu! Non ! au revoir en Dieu* ! » The soul after death. One of the most difficult phases of practical occultism to traverse is, it seems, that of the conscious exit of the astral body. In the normal state, within the physical body, we do not feel the current of attraction exerted by the neighboring heavenly bodies, the Sun above all, upon the Earth. Every being plunged into conscious self-hypnosis, and who puts himself in relation with the cosmic forces, sees the following phenomena unfold before him: First of all, he sees himself assailed by a host of half-formed beings, who take on horrible aspects, and who hurl themselves impetuously upon him. A very great coolness of mind is necessary at this moment, for a mere glance suffices to drive everything away. These beings form the living atmosphere of the invisible ones that immediately surround the earth. It is they who are called, in occultism, « spirits of the elements », or elementals. But this is not the only danger. Scarcely has he emerged from this layer than the daring one finds himself in the presence of a luminous current of a thousand coils, a current appalling in its intensity. The idea of a man suddenly plunged into the center of the cataracts of Niagara can scarcely picture this sensation. This luminous current is the great force that maintains the harmonic attractions between all the heavenly bodies of our Alexandre Saint-Yves, Clefs de l'Orient. Paris, Didier, 1877 (p. 98 et 107). ( Bibliothèque Nationale, 8, j. 46.)
3Universe, hence its name of astral light. At this moment, the danger is at its greatest. The initiate is comparable to a ship that suddenly finds itself before a veritable mountain of water, ceaselessly born, ceaselessly collapsing with a crash. If the captain times it well, the ship, seized by the wave, is raised to a prodigious height, and then descends gently down the other slope of this wave. But if the captain is mistaken, the wave does indeed carry the ship along, but, subsiding before it has reached the crest, engulfs it beneath its weight, with the whole crew. 11 en est the same for the initiate. If he is guided by a master expert in the matter, he will launch himself into the formidable current of astral light that presents itself before him, and will find himself borne toward the Sun, into the world of light. If experience fails him, or if he lacks the necessary coolness, he may be engulfed and carried within the current of darkness, toward the Moon. This is not metaphysics that we are engaged in at this moment. It is elementary astronomy. Our Earth always has one of its halves, one hemisphere, illumined by the Sun, that is, where it is day, and another half illumined by the Moon, that is, where it is night. The half on the Sun's side forms a cone of light, of which the Sun is the apex. The half illumined by the Moon forms a cone of darkness, of which this Moon is the apex. It follows from this that the Earth always trails behind it a cone of light and a cone of shadow, between which turns the great astral serpent, which figures this current of which we have spoken.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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