Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1acte, chaque pensée survit par ses effets dans noire prochaine carrière, produisant un Karma, soit pour le bien, soit pour le mal. Lorsque nous souffrons, c’est de notre propre souffrance attirée par nous-mêmes , sinon dans cette vie, du moins dan/ celle qui a précédé, car chaque existence antérieure est génératrice du bonheur ou du malheur présent. Le Karma est la loi inévitable des conséquences, en d’autres mots « ce que nous semons, nous le moissonnerons ». Ainsi chaque vie terrestre a sa valeur par la leçon qu’elle nous enseigne, par l’impulsion qu’elle nous donne pour avancer et nous élever, si elle est bien comprise et utilisée. Mais elle ne vaut certainement pas le souci et l’agonie que nous éprouvons trop souvent, à propos de chaque chagrin et de chaque désappointement que nous rencontrons sur notre route, comme s’ils devaient causer notre misère éternelle. Nous oublions que le prochain mouvement de la lunette qui tourne incessamment changera le dessin de notre Kaléidoscope et que toutes les couleurs trouveront leur vraie place et s’harmoniseront sur le triangle éternel qui leur sert de base. Chaque tour du verre aura pour résultat de produire une forme plus complète que la dernière, ou, en d’autres mots, d’ajouter une perle, probablement plus pure et plus blanche, à notre rosaire. Notre vie est éternelle, mais elle est composée d’une éternité d’existences ou de manifestations à travers lesquelles court le fil de la vie une. Pour être vraiment heureux, il faut que nous cherchions à bien nous rendre compte de notre condition de changements perpétuels, et alors nous apprendrons à vivre dans le maintenant et à comprendre que le temps nous appartient en entier, car nous sommes les enfants de l’Éternel aux yeux de qui « mille ans sont comme un jour et un jour comme mille ans ».
2— 240 — Le présent est infini et l’infini est notre présent, un futur serait limité. Par conséquent, le jour dure éternellement, il nous appartient aujourd’hui et nous appartiendra toujours de même, car il est un éternel maintenant Cependant nous-mêmes et toutes choses nous changeons perpétuellement. D’un instant à l’autre nous ne sommes pas les mêmes. Chaque respiration, chaque aspiration de notre souffle nous change physiquement autant que chaque ligne que nous lisons; chaque jpensée qui traverse notre cerveau nous change mentalement. En réalité, à la fin de chaque jour, nous ne sommes ni moralement ni matériellement les mêmes que nous étions au commencement ; mais, si nous savions utiliser le maintenant qui est à nous, ce changement nous conduirait de gloire en gloire. Il est difficile de nous rendre compte de ce maintenant qui dure toujours, tout en changeant perpétuellement et en produisant d’incessantes transformations. Cela nous sera plus facile si nous embrassons par la pensée une période de temps moins longue et que nous appelions à notre souvenir une seule année de notre vie qui se compose de mois, ces mois de semaines, ces semaines de jours, ces jours d’heures, ces heures de minutes, ces minutes de secondes, marquées par l’incessant battement de l’éternelle horloge du temps. Ainsi nous verrons que tout homme parfait est régénéré ou né deux fois et qu’il tire chaque fois son origine du centre de la croix , ou de l’Union du mâle et du femelle ; à' abord matériellement en prenant racine en bas et en tirant de la terre les matériaux nécessaires pour former et nourrir le corps ; puis de l’atmosphère vitale 1. « Les rideaux d’hier tombent, les rideaux de demain se relèvent, mais hier et demain sont tous les deux. » (Sarter Resartus.)
3— 24 1 — (décrite sur la Planche comme esprit vivifiant) il tire le Jivatma ou vitalité qoi lui donne la vie, et de là il construit la forme astrale qui existe avant que le corps extérieur ne devienne visible. Chaque molécule de matière, quelque petite qu’elle soit, possède un esprit vital ou participe de ce Jivatma qui n’est en aucune façon le même que l’esprit divin de l’homme YAtma ou le septième Principe, celui-ci étant « Dieu ». Sansle troisième principe, le LiNGASnARiRA,ouforme astrale, que les animaux possèdent aussi bien que l’homme, il n’y aurait point de corps extérieurs, car il est évident que les particules ou les atomes de la matière ne pourraient construire d’eux-mêmes sans avoir une forme sur laquelle bâtir. « Le simple grain comme il se rencontre, soit de blé, soit de quelque autre semence ; mais Dieu lui donne le corps comme il lui plaît et à chaque semence le corps qui lui est propre » (I Cor.xv,38). Le troisième principe est donc le même pour tous, car les particules de la matière ont besoin d’une forme d’homme ou d’animal: à chaque semence son propre corps. « Il y a un corps animal, il y a un corps spirituel. Le premier homme étant de la terre est terrestre ; et le second homme qui est le Seigneur est du ciel. Mais ce qui est spirituel n est pas le premier , c'est ce qui est animal ; et ce qui est spirituel nient après (I Cor. xv, 44, 46, 47). Pour devenir spirituel, pour devenir le « Seigneur du ciel », il faut que l’homme naisse une seconde fois, naisse du centre de la croix, du centre de l’Amour, de l’union des principes mâles et femelles, mais cette fois il naît de Y Union spirituelle de ces principes dans sa propre nature. C’est le sein de la Yierge dans notre cinquième principe, Manas ou « l’âme humaine », qui conçoit directement du 16
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1act, each thought, survives through its effects into our next career, producing a Karma, whether for good or for evil. When we suffer, it is from our own suffering, drawn upon us by ourselves, if not in this life, then at least in the one that preceded it, for each previous existence is the generator of present happiness or unhappiness. Karma is the inevitable law of consequences, in other words, « what we sow, we shall reap ». Thus each earthly life has its value through the lesson it teaches us, through the impulse it gives us to advance and to rise, if it is well understood and well used. But it is certainly not worth the anxiety and the agony we too often feel over every sorrow and every disappointment we meet along our road, as if they were to cause our eternal misery. We forget that the next movement of the lens, which turns unceasingly, will change the pattern of our Kaleidoscope, and that all the colors will find their true place and will harmonize upon the eternal triangle that serves them as a base. Each turn of the glass will result in producing a more complete form than the last, or, in other words, in adding one pearl, probably purer and whiter, to our rosary. Our life is eternal, but it is composed of an eternity of existences, or of manifestations, through which the single thread of life runs. To be truly happy, we must seek to become fully aware of our condition of perpetual change, and then we shall learn to live in the now, and to understand that time belongs to us entirely, for we are the children of the Eternal, in whose eyes « a thousand years are as a day, and a day as a thousand years ».
2— 240 — The present is infinite, and the infinite is our present; a future would be limited. Consequently, the day lasts eternally, it belongs to us today, and will always belong to us in the same way, for it is an eternal now. Yet we ourselves, and all things, change perpetually. From one instant to another, we are not the same. Every breath, every drawing of our breath, changes us physically as much as every line we read; every thought that crosses our brain changes us mentally. In reality, at the end of each day, we are neither morally nor materially the same as we were at the beginning; but, if we knew how to use the now that is ours, this change would lead us from glory to glory. It is difficult for us to become fully aware of this now that always lasts, while perpetually changing and producing incessant transformations. This will be easier for us if we embrace, in thought, a shorter period of time, and if we call to mind a single year of our life, which is made up of months, these months of weeks, these weeks of days, these days of hours, these hours of minutes, these minutes of seconds, marked by the incessant beating of the eternal clock of time. Thus we shall see that every perfect man is regenerated, or born twice, and that each time he draws his origin from the center of the cross , or from the Union of the male and the female; first materially, taking root below and drawing from the earth the materials necessary to form and nourish the body; then from the vital atmosphere 1. « Les rideaux d'hier tombent, les rideaux de demain se relèvent, mais hier et demain sont tous les deux. » (Sarter Resartus.)
3— 24 1 — (described upon the Plate as vivifying spirit), he draws Jivatma, or vitality, which gives him life, and from this he builds the astral form that exists before the outer body becomes visible. Every molecule of matter, however small it may be, possesses a vital spirit, or partakes of this Jivatma, which is in no way the same as the divine spirit of man, Atma, or the seventh Principle, this latter being « God ». Without the third principle, LINGA SHARIRA, or the astral form, which animals possess as well as man, there would be no outer bodies, for it is evident that the particles or the atoms of matter could not build themselves up of their own accord without having a form upon which to build. « The bare grain, as it happens to be, whether of wheat or of some other seed; but God gives it a body as it pleases him, and to each seed its own body » (I Cor. xv, 38). The third principle is thus the same for all, for the particles of matter need a form, whether of man or of animal: to each seed, its own body. « There is an animal body, there is a spiritual body. The first man, being of the earth, is earthly; and the second man, who is the Lord, is of heaven. But that which is spiritual is not the first, it is that which is animal; and that which is spiritual comes afterward » (I Cor. xv, 44, 46, 47). To become spiritual, to become « the Lord of heaven », man must be born a second time, born from the center of the cross, from the center of Love, from the union of the male and female principles, but this time he is born from the spiritual Union of these principles within his own nature. This is the womb of the Virgin within our fifth principle, Manas, or « the human soul », which conceives directly from the 16
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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