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1— 201 constitue le quaternaire humain ou l’Homme considéré abstractivement. « Les trois affections qui composent ce ternaire agissent et réagissent les unes sur les autres, et s’éclairent ou s’obscurcissant mutuellement ; et l’unité qui les lie, c’est- à-dire l’Homme, se perfectionne ou se déprave, selon qu’elle tend à se confondre avec l’Unité universelle ou à s’en distinguer. « Le moyen qu’elle a de s’y confondre ou de s’en distinguer, de s’en rapprocher ou de s’en éloigner, réside tout entier dans sa volonté, qui, par l’usage qu’elle fait des instruments que lui fournissent le corps, l’âme et l’esprit, s’instinctifïe ou s’abrutit, se rendvertueuse ou vicieuse, sage ou ignorante et se met en état de percevoir avec plus ou moins d’énergie de connaître et de juger avec plus ou de rectitude ce qu’il y a de bon, de beau et de juste dans la sensation, le sentiment ou l’assentiment; de distinguer avec plus ou moins de force et de lumière le bien et le mal ; et de ne point se tromper enfin dans ce qui est réellement plaisir ou douleur, amour ou haine, vérité ou erreur. « L’homme tel que je viens de le dépeindre, d’après l’idée que Pythagore en avait conçue, placé sous la domination de la Providence, entre le passé et l’avenir, doué d’une.volonté libre par son essence et se portant à la vertu ou au vice de son propre mouvement, l’Homme, dis-je, doit connaître la source des malheurs qu’il éprouve nécessairement et, loin d’en accuser cette même Providence qui dispense les biens et les maux à chacun selon son mérite et ses actions antérieures, ne s’en prendre qu’à lui-même s’il souffre par une suite inévitable de ses fautes passées ; car Pythagore admettait plusieurs existences successives et soutenait que le présent qui nous frappe et 202 —
2l’avenir qui nous menace ne sont que l'expression du passé qui a été notre ouvrage dans les temps antérieurs. Il disait que la plupart des hommes perdent, en revenant à la vie, le souvenir de ces existences passées ; mais que, pour lui, il devait à une faveur particulière des Dieux d’en conserver la mémoire . « Ainsi, suivant sa doctrine, cette nécessité fatale dont l’Homme ne cesse de se plaindre, c’est lui-même qui l’a créée par l’emploi de sa volonté; il parcourt, à mesure qu’il avance dans le temps, la route qu’il s’est déjà tracée à lui-même ; et, suivant qu’illa modifie en bien ou en mal, qu’il y sème, pour ainsi dire, ses vertus et ses vices, il la retrouvera plus douce et plus pénible lorsque le temps sera venu de la parcourir de nouveau h » Je joins à cette importante citation un tableau qui permettra de voir le système dans son ensemble. J’ai fait mon possible pour être clair ; si quelque erreur s’est glissée dans ce travail, il sera facile d’y remédier en se reportant au texte. La partie gauche du tableau représente les principes positifs désignés par le signe (-)-). La partie droite, les signes négatifs désignés par le signe (— ). Enfin la partie médiane, les signes équilibrés ou supérieurs désignés par le signe ( o=>). En bas et à gauche du tableau est le résumé du ternaire humain : ame, — intelligence — corps, indiqué par les signes ci-dessus. 1. Fabre d’Olivet, Vers dorés, p. 249 et 251. oc (+) LIBERTÉ (Volonté) Avenir PROVIDENCE Présent NÉCESSITÉ (Destin) Passé m (-) Voliti ve Constitution de l’Homme. Résumé de la doctrine pythagoricienne par Fabre d’Olivet. — 205 —
3CONSTITUTION DU MICROCOSME § 1 . LES SEPT PRINCIPES Constitution de l'Homme. — Analyse des trois principes généraux. — Les sept principes de l’Homme. Si l’on a bien compris ce qui précède, on verra que l’homme peut être considéré comme composé essentiellement de trois principes : le corps, la vie, la volonté : ou, le corps, l’esprit et l’âme, suivant les écoles. Une accusation qu’on fait souvent aux théories de l’occultisme, c’est cette tendance à faire entrer tous les phénomènes de la nature sous la dépendance d’un chiffre particulier. Cette objection aurait quelque valeur si la Science occulte n’admettait qu’un seul chiffre, le 2, le 3 ou le 4, comme règle unique et toujours observée des phénomènes naturels. Il n’en est pas ainsi. Chaque nombre a une signification spéciale et peut être appliqué dans certains cas. Ainsi, l’homme physique est bien composé de trois segments : ventre, poitrine et tête. Chacun des membres est bien aussi composé de trois segments (bras, avant-bras, main, etc.) ; mais il y a cinq doigts à chaque main et sept trous à la tête (2 yeux, 2 oreilles, 2 narines, 1 bouche). De même, il y a une foule de couleurs dans le monde et ces couleurs se ramènent toutes à trois fondamentales : le rouge, le jaune et le bleu. Les trois principes de l’homme obéissent à la même loi et peuvent être décomposés en plusieurs autres principes, ainsi que le montre Amaravella dans une série d’études sur la Constitution du Microcosme parues dans les numéros 8,9 et 10 du Lotus. — 206 —
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1— 201 constitutes the human quaternary, or Man considered abstractly. « The three affections that compose this ternary act and react upon one another, and illuminate or darken each other mutually; and the unity that binds them, that is, Man, perfects or debases himself according as he tends to merge with the universal Unity or to distinguish himself from it. « The means it has of merging with it or distinguishing itself from it, of drawing closer to it or moving away from it, resides entirely within its will, which, through the use it makes of the instruments furnished to it by the body, the soul, and the spirit, instinctivizes or brutalizes itself, renders itself virtuous or vicious, wise or ignorant, and puts itself in a state to perceive with more or less energy, to know and to judge with more or less rectitude, what there is of good, of beautiful, and of just within sensation, feeling, or assent; to distinguish with more or less force and light good and evil; and never, finally, to be mistaken in what is truly pleasure or pain, love or hate, truth or error. « Man, such as I have just depicted him, according to the idea Pythagoras had conceived of him, placed under the dominion of Providence, between the past and the future, endowed with a will free by its essence and inclining to virtue or to vice of its own accord — Man, I say, must know the source of the misfortunes he necessarily undergoes, and, far from accusing that same Providence, which dispenses good and evil to each according to his merit and his previous actions, must blame only himself if he suffers as an inevitable consequence of his past faults; for Pythagoras admitted several successive existences, and maintained that the present, which strikes us, and 202 —
2the future that threatens us, are only the expression of the past that was our own work in former times. He said that most men, in returning to life, lose the memory of these past existences; but that he, for his part, owed to a particular favor of the Gods the preservation of that memory. « Thus, according to his doctrine, this fatal necessity of which Man never ceases to complain, it is he himself who has created it through the use of his will; he travels, as he advances through time, the road he has already traced out for himself; and, according as he modifies it for good or for ill, as he sows within it, so to speak, his virtues and his vices, he will find it gentler or more painful when the time comes to travel it once more. » I join to this important citation a table that will allow the system to be seen as a whole. I have done my best to be clear; if some error has crept into this work, it will be easy to remedy it by referring back to the text. The left-hand part of the table represents the positive principles, designated by the sign (-)-). The right-hand part, the negative signs, designated by the sign (— ). Finally, the middle part, the balanced or superior signs, designated by the sign ( o=>). At the bottom left of the table is the summary of the human ternary: soul, — intelligence — body, indicated by the signs above. 1. Fabre d'Olivet, Vers dorés, p. 249 et 251. oc (+) LIBERTÉ (Volonté) Avenir PROVIDENCE Présent NÉCESSITÉ (Destin) Passé m (-) Voliti ve Constitution of Man. Summary of the Pythagorean doctrine by Fabre d'Olivet. — 205 —
3CONSTITUTION OF THE MICROCOSM § 1 . THE SEVEN PRINCIPLES Constitution of Man. — Analysis of the three general principles. — The seven principles of Man. If what precedes has been well understood, one will see that man may be considered as composed essentially of three principles: the body, the life, the will: or, the body, the spirit, and the soul, according to the different schools. An accusation often made against the theories of occultism is this tendency to make all the phenomena of nature depend upon some particular number. This objection would carry some weight if Occult Science admitted only a single number, 2, 3, or 4, as the sole and always-observed rule of natural phenomena. It is not so. Each number has a special meaning, and may be applied in certain cases. Thus physical man is indeed composed of three segments: belly, chest, and head. Each of the limbs is likewise composed of three segments (arm, forearm, hand, etc.); but there are five fingers on each hand and seven openings in the head (2 eyes, 2 ears, 2 nostrils, 1 mouth). Likewise, there is a host of colors in the world, and these colors all reduce to three fundamental ones: red, yellow, and blue. The three principles of man obey the same law, and can be broken down into several other principles, as Amaravella shows in a series of studies on the Constitution of the Microcosm, published in issues 8, 9, and 10 of the Lotus. — 206 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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