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One moment.
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12. — LAME DANS LA MORT La mort de l’homme, d’après la Qabalah, n’est que son passage à une forme nouvelle d’existence. L’homme est appelé à retourner finalement dans le sein de Dieu, mais cette réunion ne lui est pas possible dans son état actuel, en raison de la matérialité grossière de son corps; cet état, comme aussi tout ce qu’il y a de spirituel dans l’homme, doit donc subir une épuration nécessaire pour l’obtention du degré de spiritualité que requiert la vie nouvelle. La Qabalah distingue deux causes qui peuvent amener la mort ; la première consiste en ce que la Divinité diminue successivement ou supprime brusquement son influence continuelle sur Neschamah et Ruach, de sorte que Nephesch perd la force par laquelle le corps matériel est animé, et celui-ci meurt. Dans le langage du Sohar, on pourrait appeler ce premier genre « la mort par en haut, ou du dedans au dehors ». En opposition à celle-là, la seconde cause de la mort est celle que l’on pourrait nommer « la mort par en bas, ou du dehors au dedans ». Elle consiste en ce que le corps, forme d’existence inférieure et extérieure, se désorganisant sous l’influence de quelque trouble ou quelque lésion, perd la double propriété de recevoir d’en haut l’influence nécessaire et d’exciter Nephesch, Ruach et Neschamah afin de les faire descendre à lui. D’ailleurs, comme chacun des trois degrés d’existence de l 'homme a, dans le corps humain, son siège particulier et sa sphère d’activité correspondant au degré de sa spiritualité, et qu’ils se sont trouvés tous trois liés à ce corps à différentes périodes de la vie1, c’est aussi à des moments différents, et d’après un ordre inverse, qu’ils abandonnent le cadavre. Il en résulte que le travail de la mort s’étend à une période de temps beaucoup plus longue qu’on ne le pense communément. Neschamah, qui a son siège dans le cerveau et qui, en sa qualité de principe de vie spirituel, supérieur, s’est uni en dernier lieu au corps matériel — cette union commençant à l’âge de la puberté — Neschamah est le premier à quitter le corps; ordinairement déjà avant le moment que nous désignons du nom de « Mort ». Elle ne 1. Ce n’est pas ici le lieu d’expliquer comment les principes spirituels s’unissent à la matière par l’acte de la génération, sujet que la Qabalah traite très explicitement.
2laisse dans sa Merkakab1 qu’une illumination; car la personnalité de l’homme peut, comme il est dit dans Esarah Maimoroth, subsister encore sans la présence effective de Neschamah. Avant le moment qui nous apparaît comme celui de la mort, l’essence de l’homme est augmentée d’un Ruach plus élevé d’où il aperçoit ce qui, dans la vie, était caché à ses yeux ; souvent sa vue perce l’espace, et il peut distinguer ses amis et ses parents défunts. Aussitôt qu’arrive l’instant critique, Ruach se répand dans tous les membres du corps et prend congé d’eux; de là résulte une secousse, l 'agonie, souvent fort pénible. Puis toute l’essence spirituelle de l’homme se retire dans le cœur et là se met à l’abri des Masikim (ou mauvais esprits) qui se précipitent sur le cadavre, comme une colombe poursuivie se réfugie dans son nid. La séparation de Ruach d’avec le corps est fort pénible parce que Ruach ou l’âme vivante flotte, comme dit rEz=ga=Chaiim, entre les hautes régions spirituelles, infinies (Neschamah) et celles inférieures corporelles, concrètes (Nephesch), penchant tantôt vers l’une, tantôt vers l’autre, elle qui, en tant qu’organe delà volonté, constitue la personnalité humaine. Son siège est dans le cœur ; celui-ci est donc comme la racine de la vie; c’est le “Sû (Melekh, Roi), le point central, le trait d’union entre le cerveau et le foie2; et comme c’est dans cet organe que l’activité vitale se manifeste à l’origine, c’est aussi par lui qu’elle finit. Ainsi, au moment de la mort Ruach s’échappe, et d’après l’enseignement du Talmud, sort du cœur par la bouche, dans le dernier souffle. Le Talmud distingue neuf Centsespècesdemortsdifférentesplusou moins douloureuses. La plus douce de toutes est celle qu'on nomme le « baiser » ; la plus pénible est celle dans laquelle le mourant éprouve la sensation d’une épaisse corde de cheveux arrachée du gosier. Une fois Ruach séparé, l’homme nous semble mort; cependant Nephesch habite encore en lui. Celui-ci, vie corporelle du concret, 1. Merkabah signifie proprement char-, c’est donc l’organe, l’instrument, le véhicule par lequel Neschamah agit. 2. La Qabalak dit : « Dans le mot (Roi) le cœur « est comme le point central entre le cerveau et le foie ». Ce qu’il faut interpréter par le sens mystique des lettres; le cerveau, est représenté par la première lettre du mot ‘■jbn ; le foie, "DD par sa dernière lettre, et enfin le cœur, nb par le qui est dans le milieu; la lettre 3 à la fin d’un mot fait ”1).
3est chez l'homme, l'âme de la vie élémentaire, et a son siège dans le foie. Nephesch, qui est la puissance spirituelle inférieure, possède encore une très grande affinité, et par suite beaucoup d’attraction pour le corps. C’est le principe qui s’en sépare le dernier, comme il a été aussi le premier uni à la chair. Cependant, aussitôt après le départ de Ruach, les Masikim prennent possession du cadavre (d’après Loriah, ils s’amoncellent jusqu’à une hauteur de quinze aunes au-dessus de lui) ; cette invasion jointe à la décomposition du corps oblige bientôt Nephesch à se retirer; il reste pourtant longtemps encore auprès de sa dépouille, pour en pleurer la perte. Ordinairement, ce n’est que quand survient la putréfaction complète qu’il s’élève au-dessus de la sphère terrestre. Cette désintégration de l’homme, consécutive à la mort, n’est cependant pas une séparation complète; car ce qui a été une fois un seul tout ne peut pas se désunir absolument; il reste toujours quelque rapport entre les parties constitutives, Ainsi une certaine liaison subsiste entre Nephesch et son corps même, déjà putréfié. Après que ce récipient matériel, extérieur, a disparu avec ses forces vitales physiques, il reste encore quelque chose du principe spirituel de Nephesch, quelque chose d’impérissable, qui descend jusque dans le tombeau, dans les ossements, comme dit le Sohar; c’est ce que la Qabalah nomme « le souffle des ossements » ou « Y esprit des ossements ». Ce principe intime, impérissable, du corps matériel, qui en conserve complètement la forme et les allures, constitue le Habal de Gcirmin, que nous pouvons traduire à peu près par « le corps de la résurrection » (corps astral lumineux). Après que les diverses parties constitutives de l’homme ont été séparées par la mort, chacune se rend dans la sphère vers laquelle l’attirent sa nature et sa constitution ; et elles y sont accompagnées des êtres qui lui sont semblables et qui entouraient déjà le lit de mort. Comme dans l’Univers entier tout est dans tout, naissant, vivant et périssant d’après une seule et même loi, comme le plus petit élément est la reproduction du plus grand, comme les mêmes principes régissent également toutes les créatures depuis la plus infime jusqu’aux êtres les plus spirituels, aux puissances les plus élevées, l’Univers entier, que la Qabalah nomme Aziluth et qui comprend tous les degrés depuis la matière la plus grossière jusqu’à la spiritualité — jusqu’à l’Un — l’Univers, se partage en trois mondes: Asiah, Jezirah et Briah, correspondant aux trois divisions fondamentales de l’homme : Nephesch, Ruach et Neschamah. Asiah est le monde où nous nous mouvons; toutefois, ce que nous percevons de ce monde par nos yeux corporels n’en est que la
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
12. — THE SOUL IN DEATH The death of man, according to the Qabalah, is only his passage to a new form of existence. Man is called to return finally into the bosom of God, but this reunion is not possible for him in his present state, by reason of the gross materiality of his body; this state, as well as everything spiritual in man, must therefore undergo a necessary purification for the attainment of the degree of spirituality that the new life requires. The Qabalah distinguishes two causes that can bring about death; the first consists in this, that the Divinity progressively diminishes, or abruptly suppresses, its continual influence upon Neschamah and Ruach, so that Nephesch loses the force by which the material body is animated, and the body dies. In the language of the Sohar, one might call this first kind 'death from above, or from within outward.' In opposition to that, the second cause of death is that which one might call 'death from below, or from without inward.' It consists in this, that the body, an inferior and exterior form of existence, disorganizing itself under the influence of some disturbance or lesion, loses the double property of receiving from above the necessary influence and of exciting Nephesch, Ruach and Neschamah so as to make them descend into it. Moreover, as each of the three degrees of man's existence has, within the human body, its particular seat and its sphere of activity corresponding to the degree of its spirituality, and as all three found themselves bound to this body at different periods of life1, it is also at different moments, and following an inverse order, that they abandon the corpse. It follows from this that the work of death extends over a period of time much longer than is commonly thought. Neschamah, which has its seat in the brain and which, as the higher, spiritual principle of life, united itself last of all to the material body — this union beginning at the age of puberty — Neschamah is the first to leave the body; usually already before the moment that we designate by the name of 'Death.' It does not 1. This is not the place to explain how the spiritual principles unite with matter through the act of generation, a subject the Qabalah treats very explicitly.
2leave in its Merkabah1 more than an illumination; for the personality of man can, as is said in Esarah Maimoroth, still subsist without the effective presence of Neschamah. Before the moment that appears to us as that of death, man's essence is augmented by a higher Ruach, from which he perceives what, in life, was hidden from his eyes; often his sight pierces space, and he can distinguish his deceased friends and relatives. As soon as the critical instant arrives, Ruach spreads through all the members of the body and takes leave of them; from this results a shock, the agony, often quite painful. Then the entire spiritual essence of man withdraws into the heart, and there takes shelter from the Masikim (or evil spirits) who rush upon the corpse, as a pursued dove takes refuge in its nest. The separation of Ruach from the body is quite painful because Ruach or the living soul floats, as the Etz-ha-Chaiim says, between the high spiritual, infinite regions (Neschamah) and the lower, corporeal, concrete ones (Nephesch), leaning now toward one, now toward the other, it which, as organ of the will, constitutes human personality. Its seat is in the heart; the heart is thus like the root of life; it is the Melekh (King), the central point, the connecting link between the brain and the liver2; and as it is in this organ that vital activity first manifests itself, it is also through it that it ends. Thus, at the moment of death Ruach escapes, and according to the teaching of the Talmud, leaves the heart through the mouth, in the last breath. The Talmud distinguishes nine hundred different kinds of death, more or less painful. The gentlest of all is the one called the 'kiss'; the most painful is the one in which the dying person experiences the sensation of a thick rope of hair being torn from the throat. Once Ruach is separated, man seems to us dead; however Nephesch still dwells within him. This latter, bodily life of the concrete, 1. Merkabah properly signifies chariot; it is thus the organ, the instrument, the vehicle through which Neschamah acts. 2. The Qabalah says: 'In the word (King) the heart is like the central point between the brain and the liver.' This must be interpreted by the mystical sense of the letters; the brain is represented by the first letter of the word; the liver, by its last letter, and finally the heart, by the one that is in the middle; the letter 3 at the end of a word makes "1).
3is in man the soul of elementary life, and has its seat in the liver. Nephesch, which is the lower spiritual power, still possesses a very great affinity, and consequently much attraction, for the body. It is the principle that separates itself from it last, just as it was also the first to be united with the flesh. However, immediately after Ruach's departure, the Masikim take possession of the corpse (according to Loriah, they pile up to a height of fifteen ells above it); this invasion, joined to the decomposition of the body, soon forces Nephesch to withdraw; it nonetheless remains for a long time near its remains, to mourn its loss. Ordinarily, it is only when complete putrefaction sets in that it rises above the terrestrial sphere. This disintegration of man, consequent upon death, is nonetheless not a complete separation; for what has once been a single whole cannot be absolutely disunited; some relation always remains between the constitutive parts. Thus a certain bond subsists between Nephesch and its very body, even already putrefied. After this material, external receptacle has disappeared along with its physical vital forces, something still remains of the spiritual principle of Nephesch, something imperishable, which descends even into the tomb, into the bones, as the Sohar says; this is what the Qabalah calls 'the breath of the bones' or 'the spirit of the bones.' This intimate, imperishable principle of the material body, which entirely preserves its form and its bearing, constitutes the Habal de Garmin, which we may translate roughly as 'the body of the resurrection' (luminous astral body). After the various constitutive parts of man have been separated by death, each betakes itself to the sphere toward which its nature and constitution draw it; and they are accompanied there by beings similar to themselves, who already surrounded the deathbed. As in the entire Universe everything is in everything, being born, living and perishing according to one and the same law, as the smallest element is the reproduction of the greatest, as the same principles govern equally all creatures from the most humble up to the most spiritual beings, to the highest powers, the entire Universe, which the Qabalah calls Aziluth and which comprises all the degrees from the coarsest matter up to spirituality — up to the One — the Universe divides itself into three worlds: Asiah, Jezirah and Briah, corresponding to the three fundamental divisions of man: Nephesch, Ruach and Neschamah. Asiah is the world in which we move; however, what we perceive of this world with our bodily eyes is only its
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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