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1sphère la plus inférieure, la plus matérielle, de même que nous ne percevons par les organes de nos sens que les principes les plus inférieurs, les plus matériels de l’homme : son corps. — La figure donnée précédemment1 est donc un schéma de l’Univers aussi bien que de l’homme, car d’après la doctrine de la Qabalah, le Microcosme est absolument analogue au Macrocosme ; l’homme est l’image de Dieu qui se manifeste dans l’Univers. Ainsi donc, le cercle a, a, a représente le monde Asiak, et 1, 2, 3 sont ses sphères correspondant à celles de Nephesch (Yoy. p. 526). b, b, b représente le monde Jesirah analogue à Ruach, et 4, 5, 6 en sont les puissances. Enfin le cercle c, c, c figure le monde Briah, dont les sphères 7, 8, 9 atteignent, comme celles de Neschamah, la plus haute puissance de la vie spirituelle. Le cercle enveloppant, 10, est l’image du Tout d’Aziluth, comme il représentait aussi l’ensemble de la nature humaine. Les trois mondes qui correspondent, selon leur nature et le degré de leur spiritualité, aux trois principes constitutifs de l’homme représentent aussi les différents séjours de ces principes. Le corps, comme forme d’existence la plus matérielle de l’homme, reste dans les sphères inférieures du monde Asiah, dans la tombe ; l’esprit des ossements reste seul enseveli en lui, constituant, comme nous l’avons dit, le Habal de Garmin. Dans la tombe il est dans un état de léthargie obscure qui, pour le juste, est un doux sommeil ; plusieurs passages de Daniel, des Psaumes et d’Isaïe y font allusion. Et comme le Habal de Garmin conserve dans la tombe une sensation obscure, le repos de ceux qui dorment de ce dernier sommeil peut être troublé de toutes sortes de manières. C’est pourquoi il était défendu chez les Juifs d’enterrer l’une auprès de l’autre des personnes qui, pendant leur vie, avaient été ennemies, ou de placer un saint homme auprès d’un criminel. On prenait soin, au contraire, d’enterrer ensemble des personnes qui s’étaient aimées, parce que dans la mort, cet attachement se continuait encore. Le plus grand trouble pour ceux qui dorment dans la tombe est l’évocation; car, alors même que Nephesch a quitté la sépulture, « l’esprit des ossements » reste encore attaché au cadavre, et peut être évoqué ; mais celte évocation atteint aussi Nephesch, Ruach et Neschamah. Sans doute, ils sont déjà dans des séjours distincts, mais ils n’en restent pas moins unis l’un à l’autre sous certains rapports, de sorte que
2l'un ressent ce que les autres éprouvent. Voilà pourquoi l’Écriture Sainte (5, Moïse, 18, 11) défendait d’évoquer les morts1. Comme nos sens matériels ne peuvent percevoir que le cercle le plus bas, la sphère la plus inférieure du monde Asiah, il n’y a que le corps de l’homme qui soit visible pour nos yeux matériels, celui qui, même après la mort, reste dans le domaine du monde sensible ; les sphères supérieures d’Asiah ne sont plus perceptibles pour nous, et de la même manière, le Habal de Garmin échappe déjà à notre perception; aussi le Sohar dit-il : « Si cela était permis à nos yeux, nous pourrions voir dans la nuit, quand vient le Schabbath, ou à la lune nouvelle ou aux jours de fêtes, les Diuknim (les spectres) se dresser dans les tombeaux pour louer et glorifier le Seigneur. » Les sphères supérieures du monde Asiah servent de séjour à Nephesch. Le Ez-ha-Chaiim dépeint ce séjour comme le Gan-Eden inférieur2, « qui, dans le monde Asiah, s’étend au sud du pays Saint, au-dessus de l’Équateur ». Le second principe de l’homme, Ruach, trouve dans le monde Jesirah un séjour approprié à son degré de spiritualité. Et comme Ruach constituant la personnalité propre de l’homme, est le support et le siège de la Volonté, c’est en lui que réside la force productive et créatrice de l'homme; aussi le monde Jesirah est-il, comme l’indique son nom hébreu, le miindus formationis , le monde de la formation. Enfin Neschamali répond au monde Briah que le Sohar nomme « le monde du trône divin », et qui renferme le plus haut degré de la spiritualité. De même que Nephesch, Ruach et Neschamah ne sont pas des formes d’existence complètement distinctes, mais qu’au contraire elles se déduisent progressivement l’une de l’autre en s’élevant en spiritualité, de même les sphères des différents mondes s’enchaînent l’une dans l’autre et s’élèvent depuis le cercle le plus profond, le plus matériel, du monde Asiah, qui est perceptible à nos sens, jusqu’aux puissances les plus élevées, les plus immatérielles du monde Briah. On voit par là clairement que, bien que Nephesch, Ruach et Neschamah trouvent chacun son séjour dans le monde qui 1. Et voilà pourquoi, entre autres raisons, la pratique du spiritisme est condamnable. (N. du Tr.) 2. Gan-Eden signifie jardin de volupté. Dans le Talmud et dans la Qabalah, d’après le Cantique des Cantiques , 4, 13, il est aussi nommé Fardes, ou jardin de plaisir; d’où est venu le mot Paradis.
3lui convient, ils n’en restent pas moins unis en un seul tout. C’est spécialement parles « Zelem » que ces rapports intimes des parties séparées sont rendus possibles. Sous le nom de « Zelem » la Qabalah entend la figure, le vêtement sous lequel les divers principes de l’homme subsistent, par lequel ils opèrent. Nephesch, Ruach et Neschamah, même après que la mort a détruit leur enveloppe corporelle extérieure, conservent encore une certaine forme qui répond à l’apparence corporelle de l’homme originaire. Cette forme, au moyen de laquelle chaque partie persiste et opère dans son monde, n’est possible que par le Zelem; ainsi il est dit dans le psaume 39, 7 : « Us sont donc comme dans le Zelem (le fantôme) ». D’après Loriah, le Zelem, par analogie avec toute la nature humaine, se partage en trois parties : une lumière intérieure spirituelle, et deux Makifun ou lumières enveloppantes. Chaque Zelem et ses Makifim répondent, dans leur nature, au caractère ou au degré de spiritualité de chacun des principes auxquels il appartient. C’est seulement par leurs Zelem qu’il est possible à Nephesch, à Ruach et à Neschamah de se manifester au dehors. C’est sur eux que repose toute l’existence corporelle de l’homme sur terre, car tout l’influx d’en haut sur les sentiments et les sens internes de l’homme se fait par l’intermédiaire de ces Zelem, susceptibles d’ailleurs d’être affaiblis ou renforcés. Le processus de la mort se produit uniquement dans les divers Zelem, car Nephesch, Ruach et Neschamah ne sont pas modifiés par elle. Aussi la Qabalah dit-elle que trente jours avant la mort de l’homme, c’est d’abord dans Neschamah que les Makifim se retirent; pour disparaître ensuite, successivement, de Ruach et de Nephesch - ce qu’il faut comprendre en ce sens qu’ils cessent alors d’opérer dans leur force : cependant, à l’instant même où Ruach s’enfuit, ils se raccrochent, comme dit la Mischnath Chasidim, au processus de la vie, « pour goûter le goût de la mort ». Toutefois, il faut regarderies Zelem comme des êtres purement magiques; c’est pourquoi le Zelem de Nephesch même ne peut agir directement dans le monde de notre perception sensible externe. Ce qui s’offre à nous dans l’apparition de personnes mortes c’est, soit leur Habal de Garmin, soit la subtile matière aérienne ou éthérée du monde Asiah, dont se revêt le Zelem de Nephesch, pour se rendre perceptible à nos sens corporels. Gela s’applique à toute espèce d’apparition, que ce soit celle d’un ange ou de l’âme d’un mort, ou d’un esprit inférieur. Ce n’est pas alors le Zelem lui-même que nous pouvons voir et percevoir par
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1lowest, most material sphere, just as we perceive through the organs of our senses only the lowest, most material principles of man: his body. — The figure given previously1 is thus a diagram of the Universe as much as of man, for according to the doctrine of the Qabalah, the Microcosm is absolutely analogous to the Macrocosm; man is the image of God who manifests himself in the Universe. Thus, then, the circle a, a, a represents the world Asiah, and 1, 2, 3 are its spheres corresponding to those of Nephesch (see p. 526). b, b, b represents the world Jesirah, analogous to Ruach, and 4, 5, 6 are its powers. Finally the circle c, c, c figures the world Briah, whose spheres 7, 8, 9 attain, like those of Neschamah, the highest power of spiritual life. The enveloping circle, 10, is the image of the Whole of Aziluth, just as it also represented the whole of human nature. The three worlds that correspond, according to their nature and the degree of their spirituality, to the three constitutive principles of man, also represent the different abodes of these principles. The body, as the most material form of man's existence, remains in the lower spheres of the world Asiah, in the tomb; the spirit of the bones alone remains buried within it, constituting, as we have said, the Habal de Garmin. In the tomb it is in a state of obscure lethargy which, for the just, is a sweet sleep; several passages of Daniel, of the Psalms and of Isaiah allude to this. And as the Habal de Garmin retains an obscure sensation in the tomb, the rest of those who sleep this last sleep can be disturbed in all sorts of ways. This is why it was forbidden among the Jews to bury near one another persons who, during their lives, had been enemies, or to place a holy man near a criminal. Care was taken, on the contrary, to bury together persons who had loved one another, because in death this attachment continued still. The greatest disturbance for those who sleep in the tomb is evocation; for, even when Nephesch has left the sepulcher, 'the spirit of the bones' still remains attached to the corpse, and can be evoked; but this evocation also reaches Nephesch, Ruach and Neschamah. Doubtless, they are already in distinct abodes, but they nonetheless remain united to one another in certain respects, so that
2one feels what the others experience. This is why Holy Scripture (5, Moses, 18, 11) forbade evoking the dead1. As our material senses can perceive only the lowest circle, the most inferior sphere of the world Asiah, it is only the body of man that is visible to our material eyes, that which, even after death, remains within the domain of the sensible world; the higher spheres of Asiah are no longer perceptible to us, and in the same way, the Habal de Garmin already escapes our perception; thus the Sohar says: 'If this were permitted to our eyes, we could see at night, when the Sabbath comes, or at the new moon or on feast days, the Diuknim (the specters) rise up in the tombs to praise and glorify the Lord.' The higher spheres of the world Asiah serve as an abode for Nephesch. The Etz-ha-Chaiim depicts this abode as the lower Gan-Eden2, 'which, in the world Asiah, extends to the south of the Holy Land, above the Equator.' The second principle of man, Ruach, finds in the world Jesirah an abode suited to its degree of spirituality. And as Ruach, constituting man's own personality, is the support and seat of the Will, it is in it that man's productive and creative force resides; thus the world Jesirah is, as its Hebrew name indicates, the mundus formationis, the world of formation. Finally Neschamah corresponds to the world Briah, which the Sohar calls 'the world of the divine throne,' and which contains the highest degree of spirituality. Just as Nephesch, Ruach and Neschamah are not completely distinct forms of existence, but on the contrary are progressively deduced one from another as they rise in spirituality, likewise the spheres of the different worlds link one into the other and rise from the deepest, most material circle, of the world Asiah, which is perceptible to our senses, up to the highest, most immaterial powers of the world Briah. One sees clearly from this that, although Nephesch, Ruach and Neschamah each find their abode in the world that 1. And this is why, among other reasons, the practice of spiritism is condemnable. (Translator's note.) 2. Gan-Eden means garden of delight. In the Talmud and in the Qabalah, according to the Song of Songs, 4, 13, it is also called Pardes, or garden of pleasure; whence came the word Paradise.
3that suits it, they nonetheless remain united into a single whole. It is especially through the 'Zelem' that these intimate relations of the separated parts are made possible. Under the name 'Zelem' the Qabalah understands the figure, the garment under which the various principles of man subsist, through which they operate. Nephesch, Ruach and Neschamah, even after death has destroyed their outer bodily envelope, still retain a certain form that corresponds to the bodily appearance of the original man. This form, by means of which each part persists and operates in its world, is possible only through the Zelem; thus it is said in psalm 39, 7: 'They are thus as in the Zelem (the phantom).' According to Loriah, the Zelem, by analogy with the whole of human nature, divides into three parts: an inner spiritual light, and two Makifim or enveloping lights. Each Zelem and its Makifim correspond, in their nature, to the character or degree of spirituality of each of the principles to which it belongs. It is only through their Zelem that it is possible for Nephesch, Ruach and Neschamah to manifest themselves outwardly. It is upon them that man's entire bodily existence on earth rests, for all the influx from above upon man's feelings and internal senses takes place through the intermediary of these Zelem, which are moreover susceptible of being weakened or strengthened. The process of death occurs solely within the various Zelem, for Nephesch, Ruach and Neschamah are not modified by it. Thus the Qabalah says that thirty days before man's death, it is first from Neschamah that the Makifim withdraw; then to disappear successively from Ruach and from Nephesch — which must be understood in the sense that they then cease to operate with their full force: however, at the very instant Ruach flees, they cling on, as the Mischnath Chasidim says, to the process of life, 'to taste the taste of death.' However, one must regard the Zelem as purely magical beings; this is why the Zelem of Nephesch itself cannot act directly within the world of our external sensible perception. What presents itself to us in the apparition of dead persons is either their Habal de Garmin, or the subtle aerial or ethereal matter of the world Asiah, with which the Zelem of Nephesch clothes itself, in order to render itself perceptible to our bodily senses. This applies to every kind of apparition, whether it be that of an angel or of the soul of a dead person, or of an inferior spirit. It is not then the Zelem itself that we can see and perceive through
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