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One moment.
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1J’habille cette entité spirituelle d’un vêtement matériel, vêtement de couleur différente suivant le pays pour lequel j’écris; vêtement qui sera l’anglais, l’allemand, l’italien ou le chinois, peu importe, l’habit peut varier de couleur, l’entité sera toujours identique à elle-même, voilà pourquoi on pourra traduire cette idée en diverses langues, c'est-à-dire lui faire changer à volonté la couleur de son vêtement, l’idée reste entière et toujours semblable à elle-même. Mon verbe est donc l’habit que je donne à mon idée. Or il est une maladie curieuse: Y aphasie, qui vient nous montrer l’indépendance des deux organes, celui qui con- çoit l’idée et celui qui la matérialise. L’aphasique conçoit bien l’idée qu’il veut exprimer, mais il ne peut parler, ou s’il parle, son organe d’expression le trahit, il dit un autre mot que celui qu’il veut prononcer; mais, s’il 11e peut parler, il peut écrire, le plus souvent, tant il est vrai que la Nature a mis en notre pouvoir plusieurs moyens de matérialiser nos idées. Nous voyons dans tous ces faits trois choses : 1° L’idée, entité métaphysique, spirituelle; 2° L organe d' expression de matérialisation: le larynx dans le cas qui nous occupe ; 3° Entre les deux un principe de communication , principe qui peut être aussi altéré. Pour bien comprendre cela, prenons l’exemple du télégraphe. L’employé doit transmettre une dépêche A (l'idée) à un endroit éloigné. A cet effet trois choses sont nécessaires : 1 0 Un organe transmetteur (cerveau) ; 1 2° Un organe récepteur (larynx) ; 2 3° Un conduit allant d’un organe à l’autre (nerf) ; 3
2— 800 — Si le transmetteur est dérangé, direz-vous que la dépê- che n’existe pas? C’est pourtant ce que disent les matérialistes quand ils objectent que l’âme n’existe pas, puisqu’elle n’apparaît plus quand le cerveau (transmetteur) s’affaiblit. Notez bien que ce sont des forces invisibles qui circulent dans ces conduits. Le transmetteur fait subir à une force invisible, l’électricité, diverses oscillations. L’électricité reproduit, matérialise ces oscillations sur le récepteur où chacun peut les lire. Personne ne voit cette électricité et cependant elle agit exactement dans cette action, mais elle n’est pas la dépêche elle-même. L’électricité représente la vie , la force invisible, qui relie les deux opposés dans l’homme et chaque fois que l’âme (l’employé transmetteur) imprime une oscillation à cette vie (électricité) cette oscillation vient se manifester sur un point du corps matériel (cadran récepteur). Voilà pourquoi nous avons dit que le corps peut être conçu « comme un écran matériel sur lequel viennent se peindre les incitations venues du dedans » . Il résulte de tout ce 'qui précède que toute forme visible n’est que le résultat de l’action d’une forme invisible (corps astral, vie) agissant sous l’impulsion d’une idée. Un observateur pourra donc, en étudiant les formes du corps, retrouver les idées qui ont donné naissance à ces formes, comme le télégraphiste, en lisant son cadran, retrouve les mouvements qu’exécute sur le transmetteur celui qui envoie la dépêche. Les formes de notre visage, de nos membres, les lignes de notre main sont les dépêches envoyées par l’employé invisible qui est en nous, T âme; en lisant ces dépêches, nous — soi
3pourrons découvrir les secrets mêmes de l'àme ; de là les sciences diverses de divination pour la lecture des lignes de la main ( Chiromancie ) ou des formes du visage ou de l’individu (. Physiognomonie ). Nous allons dire quelques mots de ces sciences de divination nous réservant d’entrer dans de plus grands détails dans notre traité de Magie pratique. Mais auparavant nous allons développer par des exemples très nets cette idée des rapports qui relient toutes les parties du corps humain . CORRESPONDANCES MAGIQUES DANS L’HOMME VIS1RLE1 Le visible esl, la manifestation de l'invisible. Louis-Claude de Saint-Martin, le philosophe inconnu, l’un de nos plus profonds maîtres en occultisme, nous indique les bases de tout véritable enseignement par cette suggestive épigraphe : « Expliquer la Nature par ï Homme , et non l'Homme par la Nature. » C’est donc par l’étude de l’organisme humain que nous parviendrons à la connaissance des forces subtiles dont la magie prétend nous donner les lois ; mais cet organisme lui-même, comment devons-nous l’étudier? Vous connaissez, n’est-ce pas, cette singulière manie qui nous est chère? Une question est à peine posée que nous vous entraînons loin du sujet considéré 'pour vous parler 1. Extrait du Truite élémentaire de Magie Pratique de Papus (en préparation). — 802 —
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I clothe this spiritual entity in a material garment, a garment of different color depending on the country for which I write; a garment that will be English, German, Italian or Chinese — no matter, the garb may vary in color, the entity will always remain identical to itself; this is why this idea can be translated into various languages, that is to say, its garment's color can be made to change at will, while the idea remains whole and ever similar to itself. My word is thus the garb I give to my idea. Now there is a curious ailment: aphasia, which comes to show us the independence of the two organs — the one that conceives the idea, and the one that materializes it. The aphasic conceives the idea he wishes to express perfectly well, but he cannot speak, or, if he speaks, his organ of expression betrays him; he says a word other than the one he wishes to utter; but, if he 11e cannot speak, he can most often write — so true is it that Nature has placed within our power several means of materializing our ideas. We see, in all these facts, three things: 1° The idea, a metaphysical, spiritual entity; 2° The organ of expression, of materialization: the larynx, in the case that concerns us; 3° Between the two, a principle of communication, a principle that can likewise be disturbed. To understand this well, let us take the example of the telegraph. The clerk must transmit a dispatch A (the idea) to a distant place. For this, three things are necessary: 1 0 A transmitting organ (brain); 1 2° A receiving organ (larynx); 2 3° A conduit running from one organ to the other (nerve); 3
2— 800 — Should the transmitter be out of order, would you say that the dispatch does not exist? Yet this is precisely what the materialists say when they object that the soul does not exist, since it no longer appears when the brain (transmitter) weakens. Note well that it is invisible forces that circulate through these conduits. The transmitter causes an invisible force, electricity, to undergo various oscillations. Electricity reproduces, materializes these oscillations upon the receiver, where anyone can read them. No one sees this electricity, and yet it acts precisely in this action; but it is not the dispatch itself. Electricity represents life, the invisible force that links the two opposites within man, and each time the soul (the transmitting clerk) imprints an oscillation upon this life (electricity), this oscillation comes to manifest itself upon a point of the material body (receiving dial). This is why we said that the body may be conceived « as a material screen upon which the incitements coming from within come to be painted » . It follows from all the foregoing that every visible form is but the result of the action of an invisible form (astral body, life) acting under the impulse of an idea. An observer may thus, by studying the forms of the body, retrace the ideas that gave rise to these forms, just as the telegraphist, by reading his dial, retraces the movements executed on the transmitter by the one sending the dispatch. The forms of our face, of our limbs, the lines of our hand are the dispatches sent by the invisible clerk within us, the soul; by reading these dispatches, we — soi
3shall be able to discover the very secrets of the soul; hence the various sciences of divination for the reading of the lines of the hand (Chiromancy) or of the forms of the face or of the individual (Physiognomy). We shall now say a few words about these sciences of divination, reserving for ourselves the task of going into greater detail in our Traité de Magie pratique. But first we shall develop, through very clear examples, this idea of the relations that link together all the parts of the human body. MAGICAL CORRESPONDENCES IN VIS1BLE MAN1 The visible is the manifestation of the invisible. Louis-Claude de Saint-Martin, the unknown philosopher, one of our most profound masters in occultism, indicates to us the foundations of all true teaching through this suggestive epigraph: « Explain Nature through Man, and not Man through Nature. » It is thus through the study of the human organism that we shall arrive at the knowledge of the subtle forces whose laws magic claims to give us; but this organism itself — how are we to study it? You are familiar, are you not, with this singular mania so dear to us? A question is scarcely posed before we drag you far from the subject under consideration, in order to speak to you 1. Extrait du Traité élémentaire de Magie Pratique de Papus (en préparation). — 802 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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