Fetching
One moment.
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1Une croix renfermée dans l’étoile flamboyante. C’est le quaternaire qui trouve son expansion dans le quinaire ; c’est l’Esprit qui se sous-multiplie pour descendreau cloaque delamatièreoù il s’embourbera pour un temps, mais son destin est de trouver dans son avilissement même la révélation de sa personnalité et déjà — présage de salut — il sent, au dernier échelon de sa déchéance, sourdre en lui la grande force de la Volonté. C’est le Verbe, mn>, qui s’incarne et devient le Christ douloureux ou l’homme corporel, jusqu’au jour où, assûmant avec lui sa nature humaine régénérée, il rentrera dans sa gloire. C’est là ce qu’exprime l’adepte Saint-Martin au premier tome d 'Erreurs et Vérité , quand il enseigne que la chute de l'homme provient de ce qu’il a interverti les feuillets du Grand Livre de la Vie et substitué la cinquième page (celle de la corruption et de la déchéance) à la quatrième (celle de l’immortalité et de l’entité spirituelle). En additionnant le quaternaire crucial et le pentagramme étoilé, l’on obtient 9, chiffre mystérieux dont l’explication détaillée nous ferait sortir du cadre que nous nous sommes tracé. Nous avons — 518 — ailleurs (Lotus, tome II, n° 12, p. 327-328) détaillé fort au long et démontré par un calcul de kabbale numérique, comme quoi 9 est le nombre analytique de l'homme. Nous renvoyons le lecteur à cette exposition... Notons encore, — car tout se tient en Haute Science et les concordances analogiques sant absolues, — notons que dans les figures sphériques de la Rose-Croix , la rose est traditionnellement formée de neuf circonférences entrelacées, à l'instar des anneaux d’une chaîne. Toujours le nombre analytique de l’homme : 9!
2Une importante remarque et qui sera une confirmation nouvelle de notre théorie. Il est évident, pour tous ceux qui possèdent quelques notions ésotériques, que les quatre branches de la croix intérieure (figurée par le Christ les bras étendus) doivent être marquées aux lettres du tétragramme ; lod, hé , vau, hé. — Nous ne saurions revenir ici sur ce que nous avons dit ailleurs1 de la composition hiéroglyphique et grammaticale de ce mot sacré : les commentaires les plus étendus et les plus complets se trouvent communément dans les œuvres de tous les kabbalistes. (V, de préférence Rosenroth, Kabbala clenudata; Lenain, la Science kabbalistique ; Fabre d’Olivet, Langue hébraïque restituée; Élipiias Levi, Dogme et Rituel, Histoire de la magie, Clef des grands mystères, et Papus, Traité élémentaire de la science occulte.) Mais considérons un instant l’hiérogramme Jeschua • de quels éléments se trouve-t-il composé? Chacun peut y voir le fameux tétragramme niH* écartelé par le milieu rîVTV, puis ressoudé par la lettre hébraïque schin. Or, rpm exprime ici Y Adam-Kadmôn, l’Homme dans sa synthèse intégrale, en un mot, la divinité manifestée par son Verbe et figurant l’union féconde de l’Esprit et de l’Ame universels. Scinder ce mot, c’est emblématiser la désintégration de son unité et la multiplication divisionnelle qui en résulte pour la génération des sousmultiples. Le schin IJ/, qui rejoint les deux tronçons, figure (Arcane 21 ou 0 du Tarot) le feu générateur et subtil, le véhicule de la vie non différenciée, le Médiateur plastique universel dont le rôle est d’effectuer les incarnations en permettant à l’Esprit de descendre dans la matière, de la pénétrer, de l’évertuer, de l’éla- 4 1. Au seuil du mystère, 1 vol. gr. in-8, Carré, 1886, page 12. — Lotus, tome II, n° 12, pages 321-347, passim...
3borer à sa guise enfin. Le V? en trait d’union aux deux parties du tétragramme mutilé est donc le symbole de la chute et de la fixation, dans le monde élémentaire et matériel, de niH* désintégré de son unité. C’est enfin, dont l’addition au quaternaire verbal de la sorte que nous avons dite, engendre le quinaire ou nombre de la déchéance. Saint-Martin a très bien vu cela. Mais 5, qui est le nombre de la chute, est aussi le nombre de la volonté, et la volonté est l’instrument de la réintégration. Les initiés savent comment la substitution de 5 à 4 n’est que transitoirement désastreuse; comment, dans la fange où il se vautre déchu, le sous-multiple humain apprend à conquérir une personnalité vraiment libre et consciente. Félix culpa! De sa chute, il se relève plus fort et plus grand ; c’est ainsi que le mal ne succède jamais au bien que temporairement et en vue de réaliser le mieux! Ce nombre 5 recèle les plus profonds arcanes ; mais force nous est de faire halte ici, sous peine de nous trouver engagé dans d’interminables digressions. — Ce que nous avons dit du 4 et du 5 dans leurs rapports avec la Rose-Croix suffira aux Initiables. Nous n’écrivons que pour eux. ★ * ¥ Disons quelques mots à cette heure des rayons, au nombre de dix, qui percent la région des nuages ou d ’Atziluth. C’est le dénaire de Pytliagore qu’on appelle en Kabbale émanation séphirotique. Avant de présenter à nos lecteurs le plus lumineux classement des Séphiroths kabbalistiques, nous tracerons un petit tableau des correspondances traditionnelles entre les dix séphires et les dix principaux noms donnés à la divinité par les théologiens hébreux : ces noms, que Khunrath a gravés en cercles dans l’épanouissement de la rose flamboyante, correspondent chacun à l’une des dix Séphires. (Yoir le tableau à la page 521.) Quant aux noms divins, après avoir donné leur traduction en langage vulgaire, nous allons, aussi brièvement que possible, déduire de l’examen hiéroglyphique de chacun d’eux, la signification ésotérique moyenne qui peut leur être attribuée : rvntf, — Ce qui constitue l’essence immarcessible de l’Être absolu où fermente la vie. rp, — L’indissoluble union de l’Esprit et de l’Ame universels.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1A cross enclosed within the blazing star. It is the quaternary that finds its expansion in the quinary; it is the Spirit that sub-multiplies itself in order to descend into the cesspool of matter where it will mire itself for a time, but its destiny is to find, in its very debasement, the revelation of its personality, and already — presage of salvation — it feels, at the last rung of its degradation, the great force of the Will welling up within it. It is the Word, that incarnates itself and becomes the sorrowful Christ or corporeal man, until the day when, assuming with it his regenerated human nature, he shall return into his glory. This is what the adept Saint-Martin expresses in the first volume of Erreurs et Vérité, when he teaches that the fall of man comes from his having transposed the leaves of the Great Book of Life and substituted the fifth page (that of corruption and degradation) for the fourth (that of immortality and the spiritual entity). By adding together the crucial quaternary and the starry pentagram, one obtains 9, a mysterious figure whose detailed explanation would take us outside the framework we have set ourselves. We have — 518 — elsewhere (Lotus, tome II, n° 12, p. 327-328) detailed at great length and demonstrated by a calculation of numerical kabbalah, how 9 is the analytical number of man. We refer the reader to that exposition... Let us note further, — for everything holds together in High Science and the analogical concordances are absolute, — let us note that in the spherical figures of the Rose-Croix, the rose is traditionally formed of nine interlaced circumferences, after the manner of the links of a chain. Always the analytical number of man: 9!
2An important remark, which will be a fresh confirmation of our theory. It is evident, for all those who possess some esoteric notions, that the four branches of the interior cross (figured by the Christ with arms outstretched) must be marked with the letters of the tetragram: Iod, hé, vau, hé. — We cannot go back over here what we have said elsewhere1 concerning the hieroglyphic and grammatical composition of this sacred word: the most extensive and complete commentaries are commonly found in the works of all the kabbalists. (See, preferably, Rosenroth, Kabbala denudata; Lenain, la Science kabbalistique; Fabre d'Olivet, Langue hébraïque restituée; Éliphas Levi, Dogme et Rituel, Histoire de la magie, Clef des grands mystères, and Papus, Traité élémentaire de la science occulte.) But let us consider for a moment the hierogram Jeschua — of what elements is it composed? Anyone can see there the famous tetragrammaton niH* quartered through the middle rîVTV, then resoldered by the Hebrew letter schin. Now, rpm here expresses the Adam-Kadmon, Man in his integral synthesis, in a word, the divinity manifested through its Word and figuring the fruitful union of the universal Spirit and Soul. To split this word is to emblematize the disintegration of its unity and the divisional multiplication that results from it for the generation of sub-multiples. The schin, which rejoins the two severed parts, figures (Arcanum 21 or 0 of the Tarot) the subtle generative fire, the vehicle of undifferentiated life, the universal plastic Mediator whose role is to effect incarnations by allowing the Spirit to descend into matter, to penetrate it, to give it vigor, to ela- 4 1. Au seuil du mystère, 1 vol. gr. in-8, Carré, 1886, page 12. — Lotus, tome II, n° 12, pages 321-347, passim…
3borate at will, finally. The V connecting the two parts of the mutilated tetragram is thus the symbol of the fall and the fixation, in the elemental and material world, of niH* disintegrated from its unity. It is finally, whose addition to the verbal quaternary in the manner we have described, engenders the quinary or number of the fall. Saint-Martin saw this very well. But 5, which is the number of the fall, is also the number of the will, and the will is the instrument of reintegration. The initiates know how the substitution of 5 for 4 is only transitorily disastrous; how, in the mire where he wallows fallen, the human sub-multiple learns to conquer a truly free and conscious personality. Felix culpa! From his fall, he rises stronger and greater; thus evil never succeeds good except temporarily and with a view to realizing the better! This number 5 conceals the most profound arcana; but we are forced to halt here, on pain of finding ourselves engaged in interminable digressions. — What we have said of 4 and of 5 in their relations with the Rose-Croix will suffice for the Initiable. We write only for them. ★ * ¥ Let us say a few words at this point about the rays, ten in number, which pierce the region of the clouds or of Atziluth. This is the denary of Pythagoras which is called in Kabbalah sephirotic emanation. Before presenting to our readers the most luminous classification of the kabbalistic Sephiroth, we shall draw a small table of the traditional correspondences between the ten sephires and the ten principal names given to the divinity by the Hebrew theologians: these names, which Khunrath engraved in circles amid the blossoming of the blazing rose, correspond each to one of the ten Sephires. (See the table on page 521.) As for the divine names, after having given their translation into common language, we shall proceed, as briefly as possible, to deduce from the hieroglyphic examination of each of them, the average esoteric meaning that may be attributed to them: rvntf, — That which constitutes the imperishable essence of the absolute Being where life ferments. rp, — The indissoluble union of the universal Spirit and Soul.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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