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One moment.
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1— 569 — nos yeux ; ce n’en est qu’une image, qui, construite avec la « vapeur » subtile de notre monde extérieur, prend une forme susceptible de se redissoudre immédiatement. Autant la vie des hommes sur la terre offre de variétés, autant est varié aussi leur sort dans les autres mondes : car, plus on a commis ici-bas d’infractions à la loi divine, plus il faut subir dans l’autre monde de châtiments et de purifications. Le Sohar dit à ce sujet : ' « La beauté du Zelem de l’homme pieux dépend des bonnes oeuvres qu’il a accomplies ici-bas » ; et plus loin : « Le péché souille le Zelem de Nephesch. » — Loriah dit aussi : « Chez l’homme pieux, ces Zelem sont purs et clairs, chez le pêcheur, ils sont troublés et sombres. » — C’est pourquoi chaque monde a, pour chacun des principes de l’homme, son Gan-Eden (Paradis), son Nahar Dlnur (fleuve de feu pour la purification de l’âme) et son Gei-Hinam *, lieu de torture pour le châtiment; de là aussi la doctrine chrétienne du ciel, du purgatoire et de l’enfer. Notre intention n’est pas d’exposer ici la théorie de la Qabalah sur l’état de l’âme après la mort, et notamment sur les châtiments qu’elle subit. On en trouvera une exposition très claire dans l’œuvre célèbre du Dante, la Divine Comédie. (Traduit du Sphinx, par Ch. Barlet.) § 6. — LES TEXTES
2Toutes les donn’ées scientifiques, philosophiques ou religieuses de la Kabbale sont tirées de deux livres fondamentaux, le Zohar et le Sepher Jesirah. Le premier de ces livres est très volumineux. Il est traduit en latin dans la Kabbala denudata et en anglais dans la Kabbala unveiled de M. A. Matthers. Nous donnons ci-joint la traduction du second de ces ouvrages telle que nous l’avons publiée en 1887 avec les commentaires et les notes. En plusieurs endroits on trouvera des répétitions de ce que nous avons développé dans les paragraphes précédents; mais i. Gei-Hinam était proprement le nom d’un endroit situé près de Jérusalem où se faisaient autrefois les sacrifices d’enfants àMoloch; la Qabalah entend par ce nom le lieu de damnation. 570 —
3ces répétitions mêmes montreront quels sont les points sur lesquels le lecteur doit de préférence porter son attention. Cette traduction du Sepher Jesirah est suivie de celle de deux ouvrages kabbalistiques très postérieurs comme composition : les 32 voies de la sagesse et les 50 portes de l'intelligence. Les remarques qui précèdent ces ouvrages indiquent leur caractère. LE SEPHER JESIRAH LES 50 PORTES DE L’iNTELLIGENCE LES 32 VOIES DE LA SAGESSE Avant-propos. A la base de toutes les religions et de toutes les philosophies, on retrouve une doctrine obscure, connue seulement de quelques-uns et dont l’origine, malgré les travaux des chercheurs, échappe à toute analyse sérieuse. Cette doctrine est désignée sous des noms différents suivant la religion qui en conserve les clefs ; mais une étude même superficielle permet de la reconnaître partout la même quel que soit le nom qui la décore. Ici le critique montre avec joie l’origine de la doctrine dans l’Apocalypse, résumé de l’ésotérisme chrétien; mais bientôt il s’arrête, car derrière la Vision de saint Jean apparaît celle de Daniel et l’ésotérisme des deux religions, Juive et Chrétienne, se montre identique dans la Kabbale. Cette doctrine secrète tire son origine de la religion de Moïse, dit l’historien et, saluant son triomphe, il s’apprête à donner ses conclusions, quand les quatre animaux de la vision du Juif se fondent en un seul, et le Sphinx égyptien dresse silencieusement sa tête d’Homme au-dessus des disciples de Moïse. Moïse était un prêtre égyptien, c’est donc en Égypte que se trouve la source de l’ésotérisme symbolique, dans ces mystères où toute la philosophie grecque à la suite de Platon et de Pythagore vint puiser ses enseignements. Mais les quatre personnifications mystérieuses se séparent de nouveau et AddaNari la déesse indoue se dresse et nous montre la tête d’ange équilibrant la lutte entre la Bête féroce et le Taureau paisible avant la naissance de l’Égypte et de ses mystères sacrés. Poursuivez vos recherches, et sans cesse cette origine mystérieuse fuira devant vous : vous traverserez toutes ces civilisations antiques si péniblement reconstituées, et quand enfin, las de la course, vous
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1— 569 — our eyes; it is only an image of it, which, constructed from the subtle 'vapor' of our external world, takes on a form liable to redissolve immediately. As varied as the life of men on earth is, so varied too is their fate in the other worlds: for, the more infractions of the divine law one has committed here below, the more punishments and purifications one must undergo in the other world. The Sohar says on this subject: ' « The beauty of the Zelem of the pious man depends on the good works he has accomplished here below » ; and further on: « Sin sullies the Zelem of Nephesch. » — Loriah also says: « In the pious man, these Zelem are pure and clear; in the sinner, they are troubled and dark. » — This is why each world has, for each of man's principles, its Gan-Eden (Paradise), its Nahar Dinur (river of fire for the purification of the soul), and its Gei-Hinnom *, place of torture for punishment; hence also the Christian doctrine of heaven, purgatory and hell. It is not our intention to set forth here the theory of the Qabalah on the state of the soul after death, and notably on the punishments it undergoes. A very clear exposition of this will be found in the celebrated work of Dante, the Divine Comedy. (Translated from the Sphinx, by Ch. Barlet.) § 6. — THE TEXTS
2All the scientific, philosophical or religious data of the Kabbalah are drawn from two fundamental books, the Zohar and the Sepher Jesirah. The first of these books is very voluminous. It is translated into Latin in the Kabbala denudata and into English in the Kabbala unveiled of M. A. Mathers. We give here attached the translation of the second of these works, as we published it in 1887, with commentaries and notes. In several places one will find repetitions of what we have developed in the preceding paragraphs; but i. Gei-Hinnom was properly the name of a place situated near Jerusalem where child sacrifices to Moloch were formerly made; the Qabalah understands by this name the place of damnation. 570 —
3these repetitions themselves will show which points the reader should attend to by preference. This translation of the Sepher Jesirah is followed by that of two kabbalistic works of much later composition: the 32 paths of wisdom and the 50 gates of intelligence. The remarks preceding these works indicate their character. THE SEPHER JESIRAH THE 50 GATES OF INTELLIGENCE THE 32 PATHS OF WISDOM Foreword. At the base of all religions and all philosophies, one finds an obscure doctrine, known only to a few and whose origin, despite the labors of researchers, escapes all serious analysis. This doctrine is designated by different names according to the religion that preserves its keys; but even a superficial study allows one to recognize it as everywhere the same, whatever name adorns it. Here the critic joyfully points out the origin of the doctrine in the Apocalypse, summary of Christian esotericism; but soon he stops, for behind the Vision of Saint John appears that of Daniel, and the esotericism of the two religions, Jewish and Christian, proves identical within the Kabbalah. This secret doctrine draws its origin from the religion of Moses, says the historian, and, saluting its triumph, prepares to give his conclusions, when the four animals of the Jew's vision merge into one, and the Egyptian Sphinx silently raises its Man's head above the disciples of Moses. Moses was an Egyptian priest, so it is in Egypt that the source of symbolic esotericism is found, in those mysteries where all Greek philosophy, following Plato and Pythagoras, came to draw its teachings. But the four mysterious personifications separate again, and Adda-Nari the Hindu goddess rises up and shows us the angel's head balancing the struggle between the ferocious Beast and the peaceful Bull before the birth of Egypt and its sacred mysteries. Pursue your researches, and ceaselessly this mysterious origin will flee before you: you will traverse all these ancient civilizations, so painstakingly reconstituted, and when at last, weary of the chase, you
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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