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1Voici l’extrait des observations d’un savant d’Oxford qui avait examiné les manuscrits arabes de la bibliothèque de cette université : « Une lettre ne suffit pas, dit-il, pour faire connaître ce que les astronomes arabes ont trouvé à. redire dans Ptolémée et leurs tentatives pour le corriger; quel soin ils ont pris pour mesurer le temps par des clepsydres, par d’immenses horloges solaires et même, ce qui surprendra, par les vibrations du pendule ; avec quelle industrie enfin et avec quelle exactitude ils se sont portés dans ces tentatives délicates et qui font tant d’honneur à l’esprit humain, savoir, de mesurer les distances des astres et la grandeur de la terre *. » ■k * + Il est certes curieux de constater les traces de toutes ces connaissances chez les anciens; mais peut-on prouver qu’ils possédaient aussi quelques idées concernant ce que nous appelons aujourd’hui : « Les sciences appliquées » ? Je vois d’ici le docte professeur de l'Université me demander quelque texte touchant la Vapeur, l’Electricité, la Photographie, j’irai même plus loin etj’ajouterai le Téléphone ! Je n’ai pas l’intention de prouver que les locomotives fussent employées au transport des pierres de la grande Pyramide, non. Mais je suis heureux de montrer comment un initié, l’architecte de Sainte-Sophie, s’amusait à faire des farces à ses ennemis au moyen de la force motrice tirée de la vapeur mise en pression 1 Voici l’histoire telle à peu près qu’elle est rapportée 1. Edwardi Bernardi epistola ad Huntingtonem transact. Philosoph.ann. 1684, n» 158, p. 567 et n» 163. Vii. et Epistolas Huntingtonianas , Londini 1704, in-8°. — 19 —
2dans un livre écrit au vi8 siècle de notre ère et imprimé en 1 660 1 . La Vapeur. Anthème de Traite avait un voisin, homme du monde de l’époque assez riche, recevant beaucoup et complètement brouillé avec lui. Leurs deux maisons se touchaient. Un jour que ledit voisin donnait une grande réception, Anthème de Tralle disposa chez lui un appareil destiné à jouer à son ennemi le plus mauvais tour qui fût. Cet appareil se composait d’une série de tubes métalliques assez gros venant s’appuyer hermétiquement par une de leurs extrémités contre le toit du voisin sur une certaine étendue. L'autre extrémité des tubes était en rapport avec une chaudière à moitié pleine d’eau et disposée de telle sorte que la vapeur produite ne pouvait s’échapper que par les tubes. Quand les invités furent réunis dans la maison voisine et que le festin fut bien en train, Anthème de Tralle alluma du feu sous sa chaudière et en augmenta progressivement l’intensité. On devine facilement l’effet produit. La vapeur mise eu pression clans les tubes et ne pouvant s’échapper nulle part agit avec force sur la résistance la plus faible . Cette résistance c’était le toit du voisin. Ce toit fut tout à coup enlevé tout entier par une force terrible en même temps que des torrents de vapeur envahissaient avec un bruit épouvantable la salle du festin. La Science était tenue très secrète à cette époque. Aussi les malheureux convives terrifiés ainsi que le proi. Agathias, Rebus Justinis. Paris, 1660, in-fol. (Bib. Nat., 107, p. 150 et 151). — 20
3priétaire et croyant à une vengeance de Jupiter s’enfuirent épouvantés et personne ne mit plus jamais les pieds dans cette maison mal vue des dieux. Anthème de Tralle fut tranquille pour toujours. L’enseignement à tirer de cette histoire en apparence amusante est très grand. Les détails dans lesquels entre Agathias montrent une connaissance approfondie des effets dynamiques de la vapeur, effets entrevus plus tard par Léonard de Vinci qui donna le plan d’un canon à vapeur . Saint-Yves d’Alveydre cite, dans sa Mission des Juifs , le volume d’Agathias à propos de la vapeur. ★ ¥ ¥ r L'Electricité. Nos électriciens feraient bien triste mine devant ces prêtres égyptiens et leurs initiés (grecs et romains) qui maniaient la foudre comme nous employons la chaleur et la faisaient descendre et tomber à leur gré. C’est Saint- Yves qui va nous montrer la mise en œuvre de ce secret qui constituait une des pratiques les plus occultes du sanctuaire. « Dans Y Histoire ecclésiastique de Sozomène (liv. IX, ch. vi) on peut voir la corporation sacerdotale des Étrusques défendant à coups de tonnerre, contre Alaric, la ville de Narnia qui ne fut pas prise1. » Tite-Live (liv. I, chap. xxxi) et Pline ( Hist . nat ., liv. II, chap. liii, et liv. XX VIII, chap iv) nous décrivent la mort de Tullus Hostilius voulant évoquer la force électrique 1. Miss, des Juifs, chap. iv.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Here is the extract of the observations of an Oxford scholar who had examined the Arabic manuscripts in that university's library: « A single letter does not suffice, » he says, « to convey all that the Arab astronomers found to criticize in Ptolemy and their attempts to correct him; what care they took to measure time by clepsydras, by immense sundials, and even, which will surprise, by the vibrations of the pendulum; with what industry, finally, and with what exactness they applied themselves to these delicate undertakings, which do such honor to the human mind, namely, to measure the distances of the stars and the size of the earth *. » It is certainly curious to note the traces of all this knowledge among the ancients; but can it be proven that they also possessed some ideas concerning what we today call: « the applied sciences » ? I can already see the learned university professor asking me for some text touching on Steam, Electricity, Photography — I will go even further and add the Telephone! I have no intention of proving that locomotives were used to transport the stones of the great Pyramid, no. But I am happy to show how one initiate, the architect of Sainte-Sophie, amused himself by playing his enemies the worst tricks by means of the motive force drawn from steam under pressure 1 Here is the story, roughly as it is reported 1. Edwardi Bernardi epistola ad Huntingtonem transact. Philosoph.ann. 1684, n» 158, p. 567 et n» 163. Vii. et Epistolas Huntingtonianas , Londini 1704, in-8°. — 19 —
2in a book written in the vi8 century of our era and printed in 1 660 1 . Steam. Anthemius of Tralles had a neighbor, a man of the world of that time, fairly rich, entertaining a great deal, and completely at odds with him. Their two houses adjoined one another. One day when the said neighbor was giving a large reception, Anthemius of Tralles set up in his own house an apparatus intended to play his enemy the worst trick imaginable. This apparatus consisted of a series of rather thick metal tubes, hermetically fitted at one of their ends against the neighbor's roof over a certain area. The other end of the tubes communicated with a boiler half full of water, arranged in such a way that the steam produced could escape only through the tubes. When the guests were gathered in the neighboring house and the feast was well under way, Anthemius of Tralles lit a fire beneath his boiler and progressively increased its intensity. One can easily guess the effect produced. The steam, put under pressure in the tubes and unable to escape anywhere, acted with force upon the weakest point of resistance. That resistance was the neighbor's roof. This roof was suddenly torn off entirely by a terrible force, while torrents of steam invaded the banquet hall with a frightful noise. Science was kept very secret in that era. And so the unfortunate guests, terrified, along with the proi. Agathias, Rebus Justinis. Paris, 1660, in-fol. (Bib. Nat., 107, p. 150 et 151). — 20
3prietor and, believing it to be Jupiter's vengeance, fled in terror, and no one ever again set foot in that house, ill-regarded by the gods. Anthemius of Tralles was left in peace forever after. The lesson to be drawn from this seemingly amusing story is very great. The details into which Agathias enters show a thorough knowledge of the dynamic effects of steam, effects glimpsed later by Leonardo da Vinci, who drew up the plan for a steam cannon. Saint-Yves d'Alveydre cites, in his Mission des Juifs, Agathias's volume in connection with steam. Electricity. Our electricians would cut a sorry figure indeed before these Egyptian priests and their initiates (Greek and Roman), who handled the lightning as we use heat, and made it descend and fall at their will. It is Saint-Yves who will show us the working of this secret, which constituted one of the most occult practices of the sanctuary. « In the Histoire ecclésiastique of Sozomen (book IX, ch. vi) one may see the sacerdotal corporation of the Etruscans defending, with thunderbolts, against Alaric, the city of Narnia, which was not taken1. » Livy (book I, chap. xxxi) and Pliny (Hist. nat., book II, chap. liii, and book XXVIII, chap. iv) describe for us the death of Tullus Hostilius, who wished to invoke the electric force 1. Miss, des Juifs, chap. iv.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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