Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1cieusement pris possession de la place occupée jadis par les défuntes ; la phalange est en danger , il faut organiser la défense 4. Un phénomène absolument remarquable se produit alors. Les globules blancs, les leucocytes analogues aux cellules embryonnaires ; ceux qui possèdent encore le plus de force défensive et constructive, accourent enfouie autour du point attaqué. Ce sont les véritables soldats toujours prêts. Ils entourent les corps étrangers, établissent autour d’eux une véritable barrière organique et s’opposent à leur progrès. En même temps les globules rouges s’amassent aussi, apportant une somme considérable de vitalité à cet endroit. Le lieu du combat devient plus chaud que le reste de l’organisme, il y a une fièvre locale avec de la rougeur , et en un mot une inflammation prend naissance. Cependant au moment où le couteau a pénétré les cellules de réception, des sensations, subitement détruites, sont mortes en transmettant la sensation de douleur la plus forte qu’elles pouvaient transmettre, les plexus du grand sympathique ont tout d’abord vibré à cette sensation et le cœur de l’imprudent lui a semblé se serrer en lui2 sous l’influence du mal ; la conscience elle-même a ressenti vivement le choc; mais elle 11e peut rien faire. L’homme a beau vouloir, il ne peut qu’aider de son mieux l’Inconscient à tout réparer, c’est ce que celui-ci va faire. Pensez-vous que ces cellules fixées en leurs places d’après les fonctions qu’elles accomplissent restent inactives? Pas du tout. 1. Tout ce que nous allons décrire pourra être contrôlé dans les livres classiques entre autres dans le Manuel d’Histologie Pathologique de Cornil et Ranvier. Voir aussi les leçons de A. Robin sur la Pneumonie. 2. Claude Bernard a démontré que les expressions coeur serré, cœur gros, etc., répondaient à des réalités physiologiques.
2— 797 À l’instant de l’accident tous les travaux s’arrêtent; les cellules de revêtement, même les cellules tout obèses et remplies de graisse, se réveillent de leur torpeur. Une vie nouvelle les envahit, elles redeviennent subitement jeunes pour la défense de l’organe menacé, les cellules plates se gonflent, les noyaux se dédoublent et de nouveaux défenseurs prennent naissance, les cellules obèses transforment rapidement leur graisse, les cellules pétrifiées abandonnent les sels calcaires et toutes, devenues capables de se mouvoir, redevenues en un instant cellules embryonnaires , quittent leur place, et vont grossir le nombre des combattants déjà engagés dans la bataille. Il n’y a plus là ni muscles, ni membranes, ni cartilages, ni vaisseaux, ni nerfs, il n’y a plus que des cellules embryonnaires libres, des soldats munis du maximum des moyens de défense et qui luttent jusqu’à la mort pour sauver les organes menacés. Si la victoire vient couronner les efforts des défenseurs, si, à force de lutter, les corps étrangers sont enfin expulsés, tout le monde se met au travail et la réparation des endroits lésés se fait progressivement. Alors les cellules, mobilisées pour le combat, reprennent leur place, elles se fixent à un endroit, s’aplatissent de nouveau pour former des membranes, se remplissent de sels calcaires pour former des os, l’organe se refait dans sa forme primitive1 si la blessure n’est pas trop profonde, et peu à peu la vie tranquille d’autrefois recommence comme si de rien n’était, et cela continuera jusqu’à la mort de l’individu, à moins de nouvel accident. Qui donc a dirigé cette défense? Est-ce la conscience ? Est-ce la volonté ? 1. Fait inexpliqué et inexplicable pour la scieuce actuelle. — 798 —
3Certes non. C’est malgré la volonté, à l’insu de la conscience que cette admirable action s’est produite; à peine l’homme a-t-il ressenti par des douleurs vagues le travail qui s’est fait en son doigt, l’Inconscient a tout dirigé, l’Inconscient a vaincu, l’Inconscient a refait l’organe dans sa forme première ; ce qui montre qu’il y a eu lui la mémoire des formes. Qui donc après cela vient dire que l’Inconscient n’est pas intelligent? Qui donc vient nier l’existence indépendante et individuelle de cette force quasi divine qui a accompli tous ces miracles ? Qui donc vient proclamer que le hasard des affinités chimiques a tout fait et qu’il n’y a pas lieu de faire intervenir là un élément intelligent, quoique métaphysique? Qui donc ne veut tirer aucun enseignement de cet admirable phénomène? Celui qui l’a découvert, celui qui l’a étudié dans tous ses détails, celui qui le connaît mieux que personne : le savant matérialiste! Cette force mystérieuse que nous venons de voir en action est celle qui produira la plupart des phénomènes magiques, celle dont les actions hors de l’être rempliront les savants d’étonnement à tel point qu’ils nieront jusqu’à l’évidence des laits alors que son action dans l’être humain, action toule miraculeuse et vraiment magique, est à peine considérée dans ses détails par eux. Tout cela revient à dire que le visible n’est que la manifestation, la matérialisation de l’invisible. Quand je parle, puis-je faire autre chose que de matérialiser le principe invisible, l’idée, qui est dans mon cerveau? — 799 —
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ously taken possession of the place formerly occupied by the deceased; the phalanx is in danger, the defense must be organized4. An absolutely remarkable phenomenon then occurs. The white globules, the leukocytes analogous to the embryonic cells; those which still possess the most defensive and constructive force, rush in crowds around the point attacked. These are the true soldiers, ever ready. They surround the foreign bodies, establish around them a veritable organic barrier, and oppose their progress. At the same time the red globules also gather, bringing a considerable sum of vitality to this spot. The site of combat becomes hotter than the rest of the organism; there is a local fever, with redness, and, in a word, an inflammation arises. Meanwhile, at the moment the knife penetrated, the receptor cells, suddenly destroyed, died while transmitting the strongest sensation of pain they could transmit; the plexuses of the great sympathetic nerve first vibrated to this sensation, and the heart of the careless man felt itself tighten within him2 under the influence of the pain; consciousness itself vividly felt the shock; but it 11e can do nothing. However much man may will it, he can only assist the Unconscious as best he can in repairing everything — which is what the latter now proceeds to do. Do you think these cells, fixed in their places according to the functions they perform, remain inactive? Not at all. 1. See everything we are about to describe verified in the standard textbooks, among others in the Manuel d'Histologie Pathologique of Cornil and Ranvier. See also the lectures of A. Robin on Pneumonia. 2. Claude Bernard demonstrated that the expressions 'tight heart,' 'heavy heart,' etc., corresponded to physiological realities.
2— 797 At the instant of the accident, all work stops; the covering cells, even the fully obese cells laden with fat, awaken from their torpor. A new life invades them; they suddenly become young again for the defense of the threatened organ; the flat cells swell, the nuclei divide, and new defenders come into being; the obese cells rapidly transform their fat, the petrified cells abandon their calcareous salts, and all, having become capable of movement, become in an instant embryonic cells once more, leave their place, and go to swell the number of combatants already engaged in the battle. There are no longer muscles, membranes, cartilages, vessels or nerves; there are only free embryonic cells, soldiers equipped with the maximum means of defense, who fight to the death to save the threatened organs. If victory crowns the defenders' efforts, if, by dint of struggle, the foreign bodies are finally expelled, everyone sets to work, and the repair of the damaged areas proceeds progressively. Then the cells, mobilized for combat, resume their place; they fix themselves at a spot, flatten themselves once more to form membranes, fill themselves with calcareous salts to form bone; the organ remakes itself into its primitive form1, if the wound is not too deep, and gradually the tranquil life of former days resumes as if nothing had happened, and this will continue until the individual's death, barring some new accident. Who, then, has directed this defense? Is it consciousness? Is it the will? 1. Fait inexpliqué et inexplicable pour la scieuce actuelle. — 798 —
3Certainly not. It is despite the will, unbeknownst to consciousness, that this admirable action took place; scarcely did the man feel, through vague pains, the work being done in his finger — the Unconscious directed everything, the Unconscious triumphed, the Unconscious remade the organ into its original form; which shows that within it lay the memory of forms. Who, then, after this, would come to say that the Unconscious is not intelligent? Who, then, would come to deny the independent and individual existence of this quasi-divine force that accomplished all these miracles? Who, then, would come to proclaim that the mere chance of chemical affinities did everything, and that there is no need to invoke here an intelligent, though metaphysical, element? Who, then, does not wish to draw any lesson from this admirable phenomenon? He who discovered it, he who studied it in every detail, he who knows it better than anyone: the materialist scholar! This mysterious force we have just seen in action is the same one that will produce most magical phenomena — the one whose actions outside the being will fill scholars with astonishment to such a point that they will deny even the evidence of the facts, while its action within the human being, an action wholly miraculous and truly magical, is scarcely considered in its details by them. All this amounts to saying that the visible is but the manifestation, the materialization, of the invisible. When I speak, can I do anything other than materialize the invisible principle, the idea, that is within my brain? — 799 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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