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One moment.
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One moment.
1Une fois par mois, les ouvriers, les Compagnons de chaque « coterie », de chaque atelier , se réunissaient pour traiter les affaires d’intérêt commun à tous, pour administrer entre eux la justice, le cas échéant1. La réunion était présidée par le compagnon-maître de Y Atelier qui conservait le titre de V énérable-Maître porté autrefois par les moines instructeurs, mais seulement comme titre de courtoisie 2. Il était aidé par les contremaîtres de la bande, pris parmi les compagnons les plus intelligents et les plus habiles, au nombre de deux. Ces contremaîtres, chargés de surveiller la bonne marche du travail, étaient nommés surveillants 3. Parmi les deux surveillants , le plus habile était appelé premier surveillant et était affecté à la surveillance du travail des compagnons. L’autre, le second surveillant , était affecté à la surveillance des ■apprentis 4. Quand la réunion devait avoir lieu, on choisissait de préférence un endroit élevé, dont les abords étaient d’une surveillance facile contre toute curiosité indiscrète. Une chaîne maintenue par des piquets, et ne laissant qu’une étroite ouverture entre deux gros piquets, marquait l’emplacement5. Les deux surveillants se mettaient à côté de chacun des deux piquets formant le passage d’entrée et reconnaissaient les ouvriers à mesure qu’ils se présentaient, au moyen de signes, attouchements et mots convenus6. Près de cet emplacement se trouvait le hangar, la maisonnette où étaient logés les instruments de travail, les plans. Comme la Loge renfermait les moyens de travail des constructeurs et que leur réunion avait pour but de rendre plus productif ce travail, on disait que Y Atelier tenait Loge quand les ouvriers se réunissaient tous ensemble1. f • • ■ 1. Mss. autographes du duc de Sussex, grand maître de la Maçonnerie Anglaise. N° 57 de la collection privée. Allgemeine Kulturgeschichte von der TJrzeit bis aufder Gegenwart, par Otto Henne-Am-Rhyn, vol. III et IV. Leipzig, 1877-1882. Historical Lecture on Freemasonry , du Rituel du Conseil, par John Yarker, grand maître de la Maçonnerie Swedenborgienne en Grande-Bretagne. Londres, 1882. 2. Ibid. 3. Ibid. 4. Ibid. 5. Ibid. 6. Ibid. 7. Ibid.
2Ces réunions, ces tenues de Loges avaient toujours lieu au point du jour, avant de commencer le travail. Le Vénérable-Maître qui la présidait tournait le dos au soleil levant pour mieux voir et mieux diriger les travaux. Il se trouvait ainsi placé à l’Orient ». On prit l’habitude de placer les deux gros piquets, les deux colonnes qui formaient l’entrée, juste en face du Vénérable-Maître. L’entrée se trouva*ainsi être placée à l'Occident1 2. Les deux surveillants placés à côté des colonnes d’entrée se pla- çaient, le premier à droite, et le second à gauche3. En entrant, les compagnons prenaient place du côté où se trouvait le premier surveillant qui était spécialement affecté à leur surveillance. Les Compagnons se trouvaient ainsi placés au Sud 4. Les Apprentis se plaçant de l’autre côté, se trouvaient placés au Nord 5. Quand le soleil se levait, sa lumière venait du côté où était placé le Vénérable-Maître , et comme il était placé là pour enseigner, on appelait lumière l’enseignement des constructeurs, qui recevait la lumière dans la Loge6. Comme les constructeurs réunis là étaient au moins Apprentis, la Loge générale était toujours tenue au grade à' apprenti, c’est-à- dire que l’on ne discutait, en fait d’enseignement spécial et secret, que ce que les apprentis étaient autorisés à connaître7. Si la discussion venait à porter sur des questions du ressort exclusif des Compagnons, les Apprentis se retiraient, et ce qui se passait alors dans la loge était couvert d'obscurité pour eux. De là la désignation de couvrir la loge, pour signifier l’acte de quitter la réunion 8. 1. Mss. autographes du duc de Sussex, grand maître de la Maçonnerie Anglaise. N° S7 de la collection privée. Àllgemeine Iiulturgeschichte von der Urzeit bis auf der Gegenwart, par Otto Henne-Am-Rhyn, vol. III et IV. Leipzig, 1877-1882. Historical Lecture on Freemasonny, du Rituel du Conseil, par John Yarker, grand maître de la Maçonnerie Swedenborgienne en Grande-Bretagne, Londres, 1882. 2. Ibid. 3. Ibid. 4. Ibid. 5. Ibid. 6. Ibid. 7. Ibid. 8. Ibid.
3Une fois par trimestre, les Compagnons-Maîtres chargés de la direction des différents ateliers de chaque contrée se réunissaient en séances, d’où étaient exclus les simples Compagnons' . Comme le V énérable-Maîlre de chaque atelier était toujours placé au milieu des ouvriers quand ils se réunissaient, on appelle chambre . du milieu l’emplacement où ne se réunissaient que les Maîtres , la Loge des Maîtres- . Le Compagnon-Maître qui présidait la réunion la Loge des apprentis, portait le titre de Vénérable- Maître , nous avons vu pourquoi 1 2 3 4 *. Quand il présidait la réunion la Loge des Compagnons, il portait le titre de très Vénérable-Maître, les compagnons étant plus à même d’apprécier l'importance très grande de la bonne direction qu’il était appelé à imprimer aux travaux de l’atelier U Le Compagnon-Maître qui présidait la réunion des Maîtres , 1 Chambre du milieu , était toujours le plus respectable et respecté par son âge et ses connaissances, et il était désigné sous le titre de Respectable-Maître s. Les C ompagnons-Maîtres s’appelaient entre eux Vénérables-Maî- tres, pour bien marquer qu’ils avaient la responsabilité de la présidence de leurs ateliers respectifs6. •Les Compagnons et les Apprentis s’appelaient entre eux Frères, pour bien marquer que l’enseignement qu’ils recevaient, que les travaux qu’ils exécutaient, que les utilités qu’ils en retiraient étaient communes à tous, égales pour tous, et que tous étaient réellement des frères de la même famille 7. Le Second Surveillant avait pour emblème ce qu’il faut commencer par donner à toute construction, le fil-à-plomb , représentation de la verticalité. Le Premier Surveillant avait pour emblème ce qui complète et 1. Mss. autographes du duc de Sussex, grand maitre de la Maçonnerie Anglaise. IN0 57 de la collection privée. Allgemeine Kulturgeschichte von der Urzeit bis auf der Gegenwart , par -Otto Henne-Am-Rhyn, vol. III et IV. Leipzig, 1877-1882. Historical Lecture onFreemasonry, du Rituel du Conseil, par John Yarker, grand maître de la Maçonnerie Swedenborgienne en Grande-Bretagne. Londres, 1882*. 2. Ibid. 3. Ibid. 4. Ibid. b. Ibid. 6. Ibid. 7. Ibid.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Once a month, the workers, the Companions of each 'coterie,' of each workshop, would meet to deal with matters of common interest to all, to administer justice among themselves as the case required1. The meeting was presided over by the master-companion of the Workshop, who retained the title of Venerable-Master, formerly borne by the instructing monks, but now only as a courtesy title2. He was assisted by the foremen of the band, chosen from among the most intelligent and most skillful companions, numbering two. These foremen, charged with overseeing the good conduct of the work, were called overseers3. Among the two overseers, the most skillful was called the first overseer and was assigned to oversee the work of the companions. The other, the second overseer, was assigned to oversee the apprentices4. When the meeting was to take place, a raised location was preferably chosen, whose approaches allowed easy surveillance against any indiscreet curiosity. A chain held up by stakes, leaving only a narrow opening between two large stakes, marked the location5. The two overseers stationed themselves beside each of the two stakes forming the entrance passage and recognized the workers as they presented themselves, by means of agreed-upon signs, handclasps and words6. Near this location stood the shed, the small building where the tools of the trade and the plans were kept. Since the Lodge held the means of work of the builders, and since their meeting had as its purpose to render this work more productive, it was said that the Workshop 'held Lodge' when the workers assembled all together1. 1. Mss. autographes du duc de Sussex, grand maître de la Maçonnerie Anglaise. N° 57 de la collection privée. Allgemeine Kulturgeschichte von der Urzeit bis auf der Gegenwart, par Otto Henne-Am-Rhyn, vol. III et IV. Leipzig, 1877-1882. Historical Lecture on Freemasonry, du Rituel du Conseil, par John Yarker, grand maître de la Maçonnerie Swedenborgienne en Grande-Bretagne. Londres, 1882. 2. Ibid. 3. Ibid. 4. Ibid. 5. Ibid. 6. Ibid. 7. Ibid.
2These meetings, these holdings of Lodge, always took place at daybreak, before the work began. The Venerable-Master who presided over it turned his back to the rising sun, the better to see and better to direct the works. He thus found himself placed in the East. It became customary to place the two large stakes, the two columns forming the entrance, directly facing the Venerable-Master. The entrance thus came to be placed in the West1 2. The two overseers, placed beside the entrance columns, stationed themselves, the first to the right and the second to the left3. Upon entering, the companions took their place on the side where the first overseer, who was specially assigned to their supervision, stood. The Companions thus found themselves placed in the South4. The Apprentices, placing themselves on the other side, found themselves placed in the North5. When the sun rose, its light came from the side where the Venerable-Master was placed, and since he was placed there to teach, the instruction of the builders was called light, receiving light within the Lodge6. Since the builders assembled there were at least Apprentices, the general Lodge was always held at the Apprentice degree, that is to say that, in matters of special and secret instruction, only what the apprentices were authorized to know was discussed7. Should the discussion come to bear upon questions falling exclusively within the province of the Companions, the Apprentices withdrew, and what then took place in the lodge was covered in obscurity as far as they were concerned. Hence the expression 'to cover the lodge,' to signify the act of leaving the meeting8. 1. Mss. autographes du duc de Sussex, grand maître de la Maçonnerie Anglaise. N° S7 de la collection privée. Allgemeine Kulturgeschichte von der Urzeit bis auf der Gegenwart, par Otto Henne-Am-Rhyn, vol. III et IV. Leipzig, 1877-1882. Historical Lecture on Freemasonry, du Rituel du Conseil, par John Yarker, grand maître de la Maçonnerie Swedenborgienne en Grande-Bretagne, Londres, 1882. 2. Ibid. 3. Ibid. 4. Ibid. 5. Ibid. 6. Ibid. 7. Ibid. 8. Ibid.
3Once a quarter, the Master-Companions in charge of directing the various workshops of each region would meet in session, from which the simple Companions were excluded. Since the Venerable-Master of each workshop was always placed in the middle of the workers when they assembled, the location where only the Masters assembled was called the 'middle chamber,' the Lodge of Masters. The Companion-Master who presided over the meeting of the Lodge of apprentices bore the title of Venerable-Master, we have seen why1 2 3 4. When he presided over the meeting of the Lodge of Companions, he bore the title of Very Venerable-Master, the companions being better able to appreciate the very great importance of the good direction he was called upon to give to the works of the workshop. The Companion-Master who presided over the meeting of the Masters, 1 Middle Chamber, was always the most respectable and respected for his age and his knowledge, and he was designated under the title of Respectable-Master s. The Master-Companions called one another Venerable-Masters among themselves, to mark clearly that they bore the responsibility of presiding over their respective workshops6. The Companions and the Apprentices called one another Brothers, to mark clearly that the instruction they received, the works they carried out, the benefits they derived from them, were common to all, equal for all, and that all were truly brothers of the same family7. The Second Overseer had as his emblem what one must begin by giving to any construction, the plumb-line, representation of verticality. The First Overseer had as his emblem what completes and 1. Mss. autographes du duc de Sussex, grand maitre de la Maçonnerie Anglaise. IN0 57 de la collection privée. Allgemeine Kulturgeschichte von der Urzeit bis auf der Gegenwart, par Otto Henne-Am-Rhyn, vol. III et IV. Leipzig, 1877-1882. Historical Lecture on Freemasonry, du Rituel du Conseil, par John Yarker, grand maître de la Maçonnerie Swedenborgienne en Grande-Bretagne. Londres, 1882*. 2. Ibid. 3. Ibid. 4. Ibid. b. Ibid. 6. Ibid. 7. Ibid.
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