Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1lak , Porphyre et Jamblique sont donc des noms de fonctions. (de Brière, Symbole d'Orient , p. 64.) § 2. L’ORIGINE DU LANGAGE ET LES TROIS LANGUES MÈRES l’hébreu est la langue des mystères égyptiens La tradition occidentale constituée en grande partie par la Kabbale vient, ainsi que nous le verrons tout à l’heure, de Moïse et par suite des mystères égyptiens . Connaissons-nous ces mystères? Pas le moins du monde. L’habitude prise par le monde scientifique de considérer les anciens comme de grands enfants est telle qu’on ne veuf pas admettre l’existence dans l’antiquité de données totalement perdues de nos jours comme celles qui ont rapport à l’existence d’une langue sacrée commune à tous les initiés de tous les cultes. Un égyptologue des plus savants, M. de Brière, a fait plusieurs études sur ce système '. Comme son ouvrage sur ces questions est des plus rares, nous allons en citer quelques extraits qui serviront à éclairer au mieux nos affirmations sur la science qui fut enseignée à Moïse. Ce qui fait de M. de Brière un auteur de grand poids, à notre avis, c’est qu’il avait retrouvé scientifiquement l’existence de la science occulte en Égypte et il résume ses recherches sur ce sujet dans ce qu’il nomme les Idées antiques. 1. Essai sur le symbolisme antique d’Orient , principalement sur le symbolisme égyptien, par M. de Brière, lauréat de l’Institut, etc. Paris, 1847, in-8°. 25 — 386
2* * C’est ce manque de principes, et surtout de principes communs à tous, qu’on doit reprocher aux ouvrages donl je parlais tout à l’heure (les ouvrages des savants officiels). Certains de ces ouvrages ne sont que des abîmes ténébreux d’une philosophie nébuleuse, dont l’œil le plus pénétrant et le plus exercé a peine à apercevoir le fond : d’autres sont des labyrinthes de faits dans lesquels les auteurs se sont embarrassés, et dont ils n’ont su comment se tirer, faute d’un fil conducteur qui les aidât à en sortir : d’autres encore ne sont que des amas énormes de monuments de tous genres, et surtout, de longues enfilades de médailles; livres immenses, composés à propos d’une question de détail, qui pourrait tenir dans quelques pages ; tandis que la question principale n’est point résolue, et même est tout à fait négligée : enfin d’autres, plus compréhensibles, plus saisissables, mieux entendus, établis avec art, où les faits sont exposés avec méthode et clarté, mais où la doctrine porte à faux, parce qu’elle repose sur des opinions préconçues, et non pas sur l’examen intime et la juste appréciation des choses. Or, que manque-t-il aux auteurs de ces ouvrages? les IDÉES ANTIQUES. J’appelle idées antiques, les opinions qu’avaient les Orientaux sur la nature, les propriétés, l’action et la relation des choses. Ces opinions, qui s’étaient infiltrées en partie dans l’Occident, mais qui n’existent plus nulle part, à cause de la disparition du paganisme, sont formulées très nettement dans les sciences sacerdotales, et se dégagent aisément par l’examen attentif et la comparaison des choses. Ces opinions sont en quelque sorte l’âme et la vie des faits religieux et scientifiques : c’est l’oxygène, extrait de l’air — :587 —
3et absorbé par la respiration, qui entretient l’existence. Réduites en préceptes, elles forment un corps de doctrine, indispensable pour erttendre l’histoire des temps primitifs, et les religions anciennes. Il faut donc s’identifier avec les anciens, et en quelque sorte penser comme eux ; c’est aussi ce que j’ai fait. Mais on doit vraiment déplorer la légèreté avec laquelle des hommes, recommandables par leur savoir et leurs talents, traitent ces hautes questions archéologiques. La Philologie comparée (non pas seulement celle qui se borne à nous dire qu’un mot passé d’une langue dans une autre se termine en t , tandis que dans la première il se terminait en s , mais encore celle qui s’attache aux idées représentées par les mots , et qui les suit dans leurs diverses phases) est un grand moyen d’explication des religions anciennes ; malheureusement, les explicateurs des religions, plutôt hellénistes ou latinistes qu’orientalistes, et plutôt grammairiens que philologues, négligent cet utile moyen. Ils ne dépassent jamais le sens historique, et ne peuvent pénétrer dans les mystères de la linguistique sacrée. Dès lors leurs études sont tout à fait stériles pour nous, et ne nous apprennent rien de nouveau et d’utile. Nous n’en savons pas plus qu’auparavant l. J. L’élude des langues se divise en deux genres : en grammaticale cl en philologique. Les grammairiens, occupés à traduire et à composer, ne voient dans une langue que des mots et des phrases, la grammaire et le dictionnaire, des thèmes et des versions : ils déclinent et conjuguent; voilà tout. Pour eux, un idiome est une chose parfaitement invariable. Les philologues, au contraire, étudient les effets du temps sur les langues, et comparent les divers idiomes entre eux, pour connaître leurs rapports, et les transformations qu'ils oart subies. C'est aux grammairiens coptes qu’est échu le lot d’appliquer le système de Champollion au déchiffrement des hiéroglyphes. Aussi, on les voit transportés de joie, lorsque, à l’aide de ces tortures violentes qu’ils donnent aux symboles, ils sont parvenus à retrouver quelqu’une des formes intimes du copte moderne, dans des inscriptions qu’ils supposent appartenir aux temps voisins du déluge : ils croient avoir véritablement saisi le sens des symboles.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1lak, Porphyry and Iamblichus are thus names of functions. (de Brière, Symbole d'Orient, p. 64.) § 2. THE ORIGIN OF LANGUAGE AND THE THREE MOTHER TONGUES hebrew is the language of the egyptian mysteries The Western tradition, constituted in large part by the Kabbalah, comes, as we shall see shortly, from Moses and consequently from the Egyptian mysteries. Do we know these mysteries? Not in the least. The habit acquired by the scientific world of regarding the ancients as great children is such that one refuses to admit the existence, in antiquity, of data totally lost to us today, such as those relating to the existence of a sacred language common to all the initiates of all the cults. A most learned Egyptologist, M. de Brière, made several studies on this system. As his work on these questions is among the rarest, we are going to cite some extracts from it that will serve to best illuminate our assertions on the science that was taught to Moses. What makes M. de Brière, in our opinion, an author of great weight, is that he had scientifically rediscovered the existence of occult science in Egypt and he sums up his research on this subject in what he calls the Ancient Ideas. 1. Essai sur le symbolisme antique d'Orient, principally on Egyptian symbolism, by M. de Brière, laureate of the Institut, etc. Paris, 1847, in-8°. 25 — 386
2* * It is this lack of principles, and above all of principles common to all, that must be reproached in the works I was speaking of a moment ago (the works of official scholars). Some of these works are nothing but murky abysses of a nebulous philosophy, whose bottom the most penetrating and most practiced eye can scarcely make out: others are labyrinths of facts in which the authors have become entangled, and from which they have not known how to extricate themselves, for want of a guiding thread to help them find their way out: others still are nothing but enormous heaps of monuments of every kind, and above all, long strings of medals; immense books, composed on account of some question of detail, that could fit within a few pages; while the principal question remains unresolved, and is even altogether neglected: finally others, more comprehensible, more graspable, better understood, established with art, where the facts are set forth with method and clarity, but where the doctrine rings false, because it rests on preconceived opinions, and not on the intimate examination and the just appreciation of things. Now, what is it that the authors of these works lack? the ANCIENT IDEAS. I call ancient ideas the opinions that the Orientals held on nature, properties, action and the relation of things. These opinions, which had partly infiltrated into the West, but which no longer exist anywhere, because of the disappearance of paganism, are very clearly formulated in the sacerdotal sciences, and emerge easily through attentive examination and the comparison of things. These opinions are in a sense the soul and the life of religious and scientific facts: it is the oxygen, extracted from the air — :587 —
3and absorbed through respiration, that sustains existence. Reduced to precepts, they form a body of doctrine, indispensable for understanding the history of primitive times, and the ancient religions. One must therefore identify oneself with the ancients, and in a sense think as they did; that is also what I have done. But one must truly deplore the levity with which men, commendable for their learning and their talents, treat these lofty archaeological questions. Comparative Philology (not only that which confines itself to telling us that a word passed from one language into another ends in t, whereas in the first it ended in s, but also that which attends to the ideas represented by the words, and which follows them through their various phases) is a great means of explaining the ancient religions; unfortunately, the explainers of religions, being rather Hellenists or Latinists than Orientalists, and rather grammarians than philologists, neglect this useful means. They never go beyond the historical sense, and cannot penetrate into the mysteries of sacred linguistics. From then on their studies are altogether sterile for us, and teach us nothing new or useful. We know no more than we did before l. J. The study of languages divides into two kinds: grammatical and philological. Grammarians, occupied with translating and composing, see in a language only words and sentences, grammar and dictionary, themes and versions: they decline and conjugate; that is all. For them, an idiom is a perfectly invariable thing. Philologists, on the contrary, study the effects of time on languages, and compare the various idioms with each other, in order to know their relations, and the transformations they have undergone. It fell to the Coptic grammarians to apply the system of Champollion to the deciphering of the hieroglyphs. Thus, one sees them transported with joy, when, with the aid of these violent tortures that they inflict on the symbols, they have succeeded in rediscovering some one of the intimate forms of modern Coptic, in inscriptions that they suppose to belong to times close to the flood: they believe they have truly grasped the meaning of the symbols.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.