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1De plus le savant qui méprise l’élude de ces phénomènes parce qu’il ne les connaît pas sera amené bien plus facilement à les considérer s’il s’agit d’étudier des faits analogues à ceux dont il a bien voulu... emprunter la connaissance aux magnétiseurs. Plusieurs auteurs se sont déjà occupés des rapports de l’hypnotisme et du spiritisme. Cahagnet , un des premiers parmi les contemporains, se servit des extatiques pour étudier l’état de l’àme après la mort; Paul Auguez vers 1850 fait décrire par un sujet magnétisé ce qui se passe pendant qu’un médium agit sur une table1, enfin tout dernièrement MM. Rossi et Pagnoni 2 ont poursuivi le même genre d’études. Nous allons porter la question sur un autre terrain. Au lieu d’appliquer les facultés d’un sujet à la description des phénomènes spirites, nous allons résumer les diverses phases que présente le sujet hypnotisé et nous allons montrer qu’on peut retrouver ces phases dans le médium pourvu qu’on veuille bien prêter à cette étude quelque attention. Voyons donc ce qu’est un sujet; nous résumerons ensuite nos idées sur le médium et nous chercherons enfin les rapports possibles du sujet au médium. LE SUJET Certaines personnes sont plus aptes que d’autres à subir l’action hypnotique3. On reconnaît en général celles qui subissent très facilement cette action à leur impressionnabilité. Le système nerveux fonctionne d’une manière très 1. PaulAuguez, les Manifestations des Esprits, réponse à M. Viennet. 2. La médiumnité hypnotique (Librairie Spirite). 3. Nous employons le mot hypnotisme de préférence à celui de magnétisme car nous allons décrire dans celte élude les phases étudiées surtout par les hypnotiseurs. — 870 —
2active chez ces personnes, de là leur état particulier dans la vie courante. La moindre chose les irrite, le moindre ennui les accable; mais aussi le moindre bonheur les transporte de joie; on les désigne d’un seul mot la plupart du temps : ce sont des êtres nerveux. A l’état de veille ces personnes ont des pressentiments que d’autres n’ont pas; elles sentent qu’un malheur va leur arriver plusieurs jours à l’avance sans connaître la cause de cette sensation, elles ont aussi des intuitions très vives, inexplicables quant à leur origine. Si l’on agit sur ces personnes soit au moyen du fluide vital humain par les passes, soit au moyen du fluide vital solaire1, par les objets brillants, les miroirs rotatifs du I docteur Luys, etc., etc., divers phénomènes prennent naissance. D’abord le çujet ferme les paupières; il sent une lourdeur dans la tête, un léger picotement dans les yeux, et enfin s’endort d’un sommeil bien particulier : le sommeil magnétique. Il présente alors des états différents qu’on a désignés sous le nom de ptiases en hypnotisme. Que ces phases soient le résultat d’une suggession mentale ou d’autres causes, qu’elles se produisent chez certains sujets et pas sur d’autres; peu nous importe, nous n’avons pas à entrer pour le moment dans ces questions. Ce qu’il faut bien savoir, c’est qu’elles existent d’une façon indéniable quelque nom qu’on leur donne. Il est important pour nous de bien les connaître. Elles sont au nombre de trois principales : 1. Dans une conférence à une séance générale de la Société d’Eludes Psycho-Magnétiques, j’ai essayé de démontrer ce fait que la prétendue fatigue du regard des hypnotiseurs était produite par le fluide solaire, tluide vilalisant et origine réelle du lluide vital humain des magnétiseurs. — 871
3I Dans la première de ces phases le sujet a tous les membres flasques; si on lui tient le bras et qu’on le lâche, le bras retombe sans résistance de la part du sujet qui est alors endormi profondément et peut être comparé à un être ivre-mort. La respiration à ce moment est profonde et régulière. C’est la phase de léthargie. II Si, dans cet état, vous ouvrez de force les yeux du sujet ou si vous agissez d’une autre façon sur lui la seconde phase prend naissance. Les membres roidissent et gardent les attitudes que vous leur donnerez quelles que soient ces attitudes. Le sujet a les yeux fixes (retenez bien ceci) et regarde droit devant lui ou à l’endoit où vous dirigez ses yeux. Il ne vous entend pas, aussi fort que vous parliez. Il est complè- tement fermé au monde extérieur. Il est en catalepsie. C’est dans cet état qu’on peut lui mettre la tête sur une chaise et les pieds sur l’autre, le vide existant entre ces deux points. C’est encore dans cet état que se produisent les extases. Retenez bien deux points : la roideur des membres et la fixité des yeux, nous verrons tout à l’heure pourquoi. III « Si maintenant vous soufflez sur les yeux du sujet ou si vous faites des passes, ou si vous lui frottez légèrement le front, l’état change complètement. — 87:2
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Moreover, the scholar who scorns the study of these phenomena because he does not know them will be led much more easily to consider them if it is a matter of studying facts analogous to those whose knowledge he has been willing to... borrow from the magnetizers. Several authors have already occupied themselves with the relations of hypnotism and spiritism. Cahagnet, one of the first among moderns, made use of ecstatics to study the state of the soul after death; Paul Auguez, around 1850, had a magnetized subject describe what happens while a medium acts upon a table1; and finally, quite recently, MM. Rossi and Pagnoni 2 have pursued the same kind of studies. We are going to approach the question from another angle. Instead of applying a subject's faculties to the description of spiritist phenomena, we are going to summarize the various phases presented by the hypnotized subject, and we are going to show that these same phases can be found again in the medium, provided one is willing to give this study some attention. Let us then see what a subject is; we shall afterward summarize our ideas on the medium and shall finally seek the possible relations of the subject to the medium. THE SUBJECT Certain persons are more apt than others to undergo hypnotic action3. One generally recognizes those who undergo this action very readily by their impressionability. The nervous system functions in a very 1. Paul Auguez, Les Manifestations des Esprits, a reply to M. Viennet. 2. La Médiumnité Hypnotique (Librairie Spirite). 3. We employ the word hypnotism in preference to magnetism, for in this study we are going to describe the phases studied chiefly by hypnotists. — 870 —
2active in these persons; hence their peculiar state in everyday life. The slightest thing irritates them, the slightest annoyance overwhelms them; but likewise the slightest happiness transports them with joy; they are designated, most of the time, by a single word: they are nervous beings. In the waking state these persons have presentiments that others do not have; they feel that a misfortune is going to befall them several days in advance, without knowing the cause of this sensation; they also have very keen intuitions, inexplicable as to their origin. If one acts upon these persons, whether by means of the human vital fluid through passes, or by means of the solar vital fluid1, through brilliant objects, the rotating mirrors of Doctor Luys, etc., etc., various phenomena come into being. First the subject closes his eyelids; he feels a heaviness in the head, a slight tingling in the eyes, and finally falls into a quite particular sleep: the magnetic sleep. He then presents different states that have been designated by the name of phases in hypnotism. Whether these phases are the result of a mental suggestion or of other causes, whether they occur in certain subjects and not in others — this matters little to us; we do not have to enter, for the moment, into these questions. What must be well understood is that they exist undeniably, whatever name one gives them. It is important for us to know them well. They are three in principal number: 1. In a lecture at a general meeting of the Société d'Études Psycho-Magnétiques, I attempted to demonstrate the fact that the supposed fatigue in the gaze of hypnotists was produced by the solar fluid, a vitalizing fluid and the real origin of the human vital fluid of magnetizers. — 871
3I In the first of these phases the subject has all his limbs limp; if one holds his arm and lets it go, the arm falls back without any resistance on the subject's part, who is then profoundly asleep and may be compared to a dead-drunk person. The breathing at this moment is deep and regular. This is the phase of lethargy. II If, in this state, you forcibly open the subject's eyes, or if you act on him in some other way, the second phase comes into being. The limbs stiffen and hold the postures you give them, whatever these postures may be. The subject's eyes are fixed (note this well) and look straight ahead of him, or toward wherever you direct his eyes. He does not hear you, however loudly you speak. He is completely closed off from the outside world. He is in catalepsy. It is in this state that one can place his head on one chair and his feet on another, with empty space between these two points. It is also in this state that ecstasies occur. Note well two points: the rigidity of the limbs and the fixity of the eyes; we shall see presently why. III 'If now you blow upon the subject's eyes, or if you make passes, or if you lightly rub his forehead, the state changes completely. — 87:2
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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