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1l’homme, son âme, est indépendante de son organisme matériel. L’occultisme définit ainsi Dieu : Synthèse des mondes visibles et invisibles formée : Par l’Univers comme Corps- (objet de l’étude des Matérialistes) ; Par l’humanité comme Vie (objet de l’étude des Panthéistes) ; Par lui-même comme Esprit (objet de l’étude des Théistes). RÉSUMÉ Pour résumer tous les enseignements en ce qui regarde l’homme, nous dirons que la naissance et la mort, ces deux énigmes qui ont toujours arrêté les matérialistes néantistes, sont les clefs de l'occultisme et du spiritisme. 21° La naissance nous apparaît comme la mort de l’âme au monde des causes et sa rentrée dans le monde matériel ou des effets. La mort, au contraire, nous apparaît comme la véritable naissance de l'âme au monde spirituel. A la rentrée de l’âme dans le monde charnel, on détache le lien qui retenait l’enfant à sa mère, comme à la rentrée de l’âme clans le monde spirituel, se détache du corps matériel le périsprit qui servait à lier et à assujettir l’âme à ce corps. 22° Telles sont les considérations qui ont conduit les représentants de la Science occulte dans toutes ses branches à venir s’unir fraternellement aux spirites de toutes les écoles. Une même doctrine nous unit tous contre l’ennemi commun, le néantisme. Ne tenons pas compte des divergences de détails ou des mots qui peuvent nous séparer, et affirmons notre union sur les deux principes fondamentaux de la doctrine spiritualiste : Persistance de moi conscient après la mort ; Rapports possibles entre les vivants et les morts. DIVISION DE LA SCIENCE
2L’enseignement du Temple se réduisait uniquement à T étude de la force universelle dans ses diverses manifestations. Étudiant d’abord la Nature naturée, la nature des phénomènes, des effets, l'aspirant à l’initiation apprenait les sciences physiques et naturelles. Quand il avait constaté que tous ces effets dépendaient d’une même série de causes, quand il avait réduit la multiplicité des faits dans l’unité des Lois, l’initiation ouvrait pour lui le Monde des Causes. C’est alors qu’il pénétrait dans l’étude delà Nature naturante en apprenant les Lois de la Vie toujours la même dans ses diverses manifestations; la connaissance de la Vie des Mondes et des Univers lui donnait les clefs de l’Astrologie, la connaissance de la Vie terrestre lui donnait les clefs de l’Alchimie. Montant encore d’un degré dans l’échelle de l’initiation, l’aspirant retrouvait dans l’homme la réunion des deux natures, naturante et naturée, et pouvait de là s’élever à la conception d’une force unique dont ces deux natures représentaient les deux pôles. Peu d’entre les hommes atteignaient la pratique et la connaissance des sciences supérieures qui conféraient des pouvoirs presque divins. Parmi ces sciences, qui traitaient de l’essence divine et de sa mise en action dans la Nature par son alliance avec l’homme, se trouvaient la Tliéurgie, la Magie, la Thérapeutique sacrée et l’Alchimie, dont l’aspirant avait entrevu T existence au 2e degré de son initiation. « Il n’y a pas eu qu’un seul ordre, l’ordre naturel, d’étudié dans la science antique; il y en a eu quatre, comme je l’ai indiqué dans les chapitres précédents. « Trois d’entre eux embrassaient la Nature naturante'
3la Nature naturée et enfin la Nature humaine qui leur sert de lien; et leur hiérogramme était ÉYÉ, la Vie. « Le quatrième, représenté dans la tradition moïsiaque par la première lettre du nom de IEYE, correspondait à une tout autre hiérarchie de connaissances, marquée du nombre dix1. » « Un fait certain, c’est que dans ce cycle de civilisation, l’Unité du Genre humain dans l’Univers, l’Unité de l’Univers en Dieu, l’Unité de Dieu en Lui-Même étaient enseignées non pas comme une superstition primaire, obscure et obscurantiste, mais comme le couronnement lumineux, éblouissant, d’une quadruple hiérarchie de sciences, animant un culte biologique, dont le Sabéisme était la forme. « Le nom du Dieu suprême de ce cycle, Iswara, Epoux de la Sagesse vivante, de la Nature naturante, Pracriti, est le même que Moïse tira, près de cinquante siècles ensuite, de la Tradition Kaldéenne des Abramides et des sanctuaires de Thèbes pour en faire le symbole cyclique de son mouvement : Iswara-El, ou, par contraction, Israël, Intelligence ou Esprit royal de Dieu2. » D’après ce qui précède, on voit que l’enseignement de la science antique se réduisait aux quatre degrés suivants : 1° Étude de la force universelle dans ses manifestations vitales. 2° Étude de cette force dans ses manifestations humaines. 3° Étude de cette force dans ses manifestations astrales. ■4° Étude de cette force dans son essence et mise en pratique des principes découverts. Sciences physiogoniques H Sciences androgoniques l Sciences cosmogoniques n Sciences théogoniques 1 1. Saint-Yves d’Alveydre, p. 121. 2. Saint-Yves d’Alveydre, p. 99. DEUXIÈME PARTIE LA TRADITION DES ORIGINES AU CHRISTIANISME CHAPITRE VIII LA SCIENCE DES ÉGYPTIENS ET LA GENÈSE DE MOÏSE
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1man, his soul, is independent of his material organism. Occultism thus defines God: Synthesis of the visible and invisible worlds formed: By the Universe as Body (object of study for the Materialists); By humanity as Life (object of study for the Pantheists); By himself as Spirit (object of study for the Theists). SUMMARY To summarize all the teachings regarding man, we shall say that birth and death, those two enigmas that have always stopped the nihilist materialists, are the keys to occultism and spiritism. 21° Birth appears to us as the death of the soul to the world of causes and its re-entry into the material world or world of effects. Death, on the contrary, appears to us as the true birth of the soul into the spiritual world. At the soul's re-entry into the world of the flesh, the bond that held the child to its mother is severed, just as at the soul's re-entry into the spiritual world, the perisprit that served to bind and subject the soul to that body detaches itself from the material body. 22° Such are the considerations that led the representatives of Occult Science in all its branches to come and unite fraternally with the spiritists of every school. One same doctrine unites us all against the common enemy, nihilism. Let us not take into account divergences of detail or words that might separate us, and let us affirm our union on the two fundamental principles of the spiritualist doctrine: Persistence of the conscious self after death; Possible relations between the living and the dead. DIVISION OF SCIENCE
2The teaching of the Temple was reduced solely to the study of universal force in its various manifestations. Studying first natured Nature, the nature of phenomena, of effects, the aspirant to initiation learned the physical and natural sciences. When he had established that all these effects depended on one same series of causes, when he had reduced the multiplicity of facts to the unity of Laws, initiation opened for him the World of Causes. It was then that he penetrated into the study of naturing Nature by learning the Laws of Life, ever the same in its various manifestations; knowledge of the Life of the Worlds and of the Universes gave him the keys of Astrology, knowledge of terrestrial Life gave him the keys of Alchemy. Rising yet another degree in the ladder of initiation, the aspirant found in man the union of the two natures, naturing and natured, and could from there rise to the conception of a single force of which these two natures represented the two poles. Few among men attained the practice and knowledge of the higher sciences, which conferred almost divine powers. Among these sciences, which dealt with the divine essence and its setting into action in Nature through its alliance with man, were found Theurgy, Magic, sacred Therapeutics and Alchemy, whose existence the aspirant had glimpsed at the 2nd degree of his initiation. 'There has not been only one order, the natural order, studied in ancient science; there have been four, as I have indicated in the preceding chapters. Three of them embraced naturing Nature'
3the natured Nature and finally human Nature which serves as their link; and their hierogram was ÉYÉ, Life. 'The fourth, represented in the Mosaic tradition by the first letter of the name IEYE, corresponded to a wholly different hierarchy of knowledge, marked by the number ten1.' 'One certain fact is that in this cycle of civilization, the Unity of the Human Race in the Universe, the Unity of the Universe in God, the Unity of God in Himself were taught not as a primitive, obscure and obscurantist superstition, but as the luminous, dazzling crowning of a fourfold hierarchy of sciences, animating a biological cult, of which Sabaism was the form. 'The name of the supreme God of this cycle, Iswara, Spouse of living Wisdom, of naturing Nature, Pracriti, is the same that Moses drew, nearly fifty centuries later, from the Chaldean Tradition of the Abramides and the sanctuaries of Thebes to make of it the cyclical symbol of his movement: Iswara-El, or, by contraction, Israel, Intelligence or royal Spirit of God2.' From what precedes, one sees that the teaching of ancient science was reduced to the following four degrees: 1° Study of universal force in its vital manifestations. 2° Study of this force in its human manifestations. 3° Study of this force in its astral manifestations. ■4° Study of this force in its essence and the practical application of the principles discovered. Physiogonic Sciences H Androgonic Sciences l Cosmogonic Sciences n Theogonic Sciences 1 1. Saint-Yves d'Alveydre, p. 121. 2. Saint-Yves d'Alveydre, p. 99. PART TWO THE TRADITION FROM THE ORIGINS TO CHRISTIANITY CHAPTER VIII THE SCIENCE OF THE EGYPTIANS AND THE GENESIS OF MOSES
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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