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One moment.
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1— 198 — Dans chaque homme trois parties se montrent : le ventre, la poitrine, la tête. A chacune de ces parties sont attachés des membres. Le ventre sert à fabriquer le corps, la poitrine sert à fabriquer la vie, la tête sert à fabriquer l’âme. Le but de chaque être que la nature crée est de donner naissance à une force d’ordre supérieur à celle qu’il reçoit. Le minéral reçoit la vie terrestre et doit la transformer en vie végétale par son évolution ; le végétal donner naissance à la vie animale et celle-ci à la vie humaine. La vie est donnée à l’homme pour qu’il la transforme en une force plus élevée : l’âme. — L'âme est une résultante 1 d’après certains occultistes. Le but de l’homme est donc avant tout de développer en lui cette âme qui ne s’y trouve qu’en germe et, si une existence ne suffît pas, plusieurs seront nécessaires2. Cette idée, cachée par les initiations aux profanes, se retrouve dans tous les auteurs qui ont pénétré profondément dans la connaissance des lois de la nature. C’est une des principales divulguées par l’étude du Bouddhisme ésotérique dans les temps modernes ; mais l’antiquité ainsi que quelques écrivains occidentaux ne l’ont jamais ignorée. 1. L’âme esl une création originale nous appartenant en propre et présentant à l’éternité le flanc de sa responsabilité (Louis Lucas, Médecine nouvelle, p. 33). Le son représentant la force vitale produit autre chose dans sa diversité extrême : il produit la TONALITÉ, d’où naît l’elfet général ou l’âme ; avec sa valeur spéciale et relative. Un orchestre est un organisme matériel, avec tous ses appareils composés; les sons, leurs HARMONIES, leurs combinaisons immenses; c’est le jeu des forces vitales; c’est l’étoffe du corps d'où l’âme se crée et s’élève, comme de la tonalité se crée un sentiment général, définitif et résultantiel. Ainsi la tonalité GÉNÉRALE qui est étrangère et à l’instrument inerte par lui-même, et aux harmonies croisées qui sont en jeu : voilà l’AME du concert, etc. (Id.) . 2. En lisant les divers auteurs qui traitent de l’àme, il faut bien prendre garde au sens qu’ils attribuent à ce mot. Les uns appellent âme ce que j’appelle ici vie et esprit , et esprit le troisième terme que j’appelle âme. L’idée est la même partout, l’emploi des termes seuls varie.
2— 199 — « C’est ainsi en effet que Dieu lui-même, par la connaissance intime de l’absolu qui est son essence, identifie perpétuellement avec son savoir l’être qui lui correspond dans son essence absolue ; et c’est ainsi manifestement que Dieu opère sans cesse sa création propre ou son immortalité. Et par conséquent, puisque l’homme est créé à l’image de Dieu, c’est par le même moyen qu’il doit conquérir son immortalité, en opérant ainsi sa création propre par la découverte de l’essence de l’absolu, c'est-à-dire des conditions elles-mêmes de l’existence de la vérité » Fabre d’Olivet, dans l’admirable résumé qu’il a fait delà doctrine de Pythagore, nous montre en quelques pages le résumé de la psychologie antique. Il suffit de le lire et de le comparer aux doctrines du Bouddhisme ésotérique pour connaître un des plus grands secrets renfermés dans les sanctuaires. Voici ce résumé: « Pythagore admettait deux mobiles des actions humaines, la puissance de la Volonté, et la nécessité du Destin ; il les soumettait l’un et l’autre à une loi fondamentale appelée la Providence, de laquelle ils émanaient également. « Le premier de ces mobiles était libre et le second contraint : en sorte que l’homme se trouvait placé entre . deux natures opposées, mais non pas contraires, indifféremment bonnes ou mauvaises, suivant l’usage qu’il savait en faire. La puissance delà Volonté s’exerçait surles choses à faire ou sur l’avenir; la nécessité du Destin, sur les choses faites ou sur le passé ; et l’une alimentait sans cesse l’autre, en travaillant sur les matériaux qu’elles se fournissaient réciproquement. i. Wronski, Lettre au pape. — Voir la liste des œuvres de Wronski dans l’Occultisme contemporain, ckap. 22. — 200
3« Car, selon cet admirable philosophe, c’est du passé que naît l’avenir, de l’avenir que se forme le passé et de la réunion de l’un et de l’autre que s’engendre le présent toujours existant, duquel ils tirent également leur origine : idée très profonde, que les stoïciens avaient adoptée. Ainsi, d’après cette doctrine, la Liberté règne dans l’avenir, la Nécessité dans le passé et la Providence sur le présent. Rien de ce qui existe n’arrive par hasard, mais par l’union de la loi fondamentale et providentielle avec la volonté humaine qui la suit ou la transgresse, en opérant sur la Nécessité. « L’accord de la Volonté et de la Providence constitue le bien, le mal naît de leur opposition. L’homme a reçu, pour se conduire dans la carrière qu’il doit parcourir sur la terre, trois forces appropriées à chacune des trois modifications de son être, et toutes trois enchaînées à sa volonté. « La première, attachée au corps, est l’instinct; la seconde, dévouée à l’âme, est la vertu; la troisième, appartenant à l’intelligence, est la science ou la sagesse. Ces trois forces, indifférentes par elles-mêmes, ne prennent ce nom que par le bon usage que la volonté en fait, car, dans le mauvais usage, elles dégénèrent en abrutissement, en vice et en ignorance. L’instinct perçoit le bien ou le mal physiques résultant de la sensation ; la vertu connaît le bien et le mal moraux existant dans le sentiment ; la science juge le bien ou le mal intelligibles qui naissent de l’assentiment. Dans la sensation le bien et le mal s’appellent plaisir ou douleur ; dans le sentiment, amour ou haine ; dans l’assentiment, vérité ou erreur. « La sensation, le sentiment et l’assentiment résidant dans le corps, dans l’âme et dans l’esprit, forment un ternaire qui, se développant à la faveur d’une unité 'relative,
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1— 198 — Within each man three parts show themselves: the belly, the chest, the head. To each of these parts are attached members. The belly serves to manufacture the body, the chest serves to manufacture the life, the head serves to manufacture the soul. The purpose of every being that nature creates is to give birth to a force of an order higher than the one it receives. The mineral receives terrestrial life and must transform it, through its evolution, into vegetable life; the plant must give birth to animal life, and this latter to human life. Life is given to man so that he may transform it into a higher force: the soul. — The soul is a resultant 1 according to certain occultists. The purpose of man is thus, above all, to develop within himself this soul, which is found there only in germ, and, if one existence does not suffice, several will be necessary 2. This idea, hidden by the initiations from the uninitiated, is found again in every author who has penetrated deeply into the knowledge of the laws of nature. It is one of the principal ideas divulged by the study of esoteric Buddhism in modern times; but antiquity, as well as a few western writers, never lacked knowledge of it. 1. The soul is an original creation belonging to us alone, and presenting to eternity the flank of its responsibility (Louis Lucas, Médecine nouvelle, p. 33). Sound, representing the vital force, produces something else in its extreme diversity: it produces TONALITY, whence is born the general effect, or the soul, with its special and relative value. An orchestra is a material organism, with all its composite apparatus; the sounds, their HARMONIES, their immense combinations; it is the play of vital forces; it is the fabric of the body from which the soul creates and raises itself, just as from tonality is created a general, definitive, and resultant feeling. Thus the GENERAL tonality, which is foreign both to the instrument, inert in itself, and to the crossed harmonies at play: there is the SOUL of the concert, etc. (Id.) . 2. In reading the various authors who treat of the soul, one must take great care as to the meaning they give to this word. Some call soul what I call here life and spirit, and spirit the third term that I call soul. The idea is the same everywhere; only the use of the terms varies.
2— 199 — « It is thus, indeed, that God himself, through the intimate knowledge of the absolute that is his essence, perpetually identifies with his own knowledge the being that corresponds to him within his absolute essence; and it is thus, manifestly, that God ceaselessly works his own creation, or his immortality. And consequently, since man is created in the image of God, it is by the same means that he must conquer his own immortality, by likewise working his own creation through the discovery of the essence of the absolute, that is to say, of the very conditions of the existence of truth. » Fabre d'Olivet, in the admirable summary he made of the doctrine of Pythagoras, shows us, within a few pages, the summary of ancient psychology. It suffices to read it, and to compare it with the doctrines of esoteric Buddhism, to know one of the greatest secrets enclosed within the sanctuaries. Here is this summary: « Pythagoras admitted two motives of human actions, the power of the Will, and the necessity of Destiny; he subjected both, alike, to a fundamental law called Providence, from which they equally emanated. « The first of these motives was free, and the second constrained: so that man found himself placed between two natures, opposed but not contrary, indifferently good or bad according to the use he knew how to make of them. The power of the Will was exercised upon things yet to be done, or upon the future; the necessity of Destiny, upon things already done, or upon the past; and the one ceaselessly fed the other, working upon the materials they reciprocally furnished each other. i. Wronski, Lettre au pape. — Voir la liste des œuvres de Wronski dans l'Occultisme contemporain, ckap. 22. — 200
3« For, according to this admirable philosopher, it is from the past that the future is born, from the future that the past is formed, and from the union of the one and the other that the present, always existing, is engendered, from which they both equally draw their origin: a very profound idea, which the Stoics had adopted. Thus, according to this doctrine, Liberty reigns within the future, Necessity within the past, and Providence over the present. Nothing that exists comes about by chance, but through the union of the fundamental and providential law with the human will, which follows it or transgresses it, by acting upon Necessity. « The accord of the Will and of Providence constitutes the good; evil is born of their opposition. Man has received, to conduct himself along the career he must travel upon the earth, three forces appropriate to each of the three modifications of his being, and all three chained to his will. « The first, attached to the body, is instinct; the second, devoted to the soul, is virtue; the third, belonging to the intelligence, is science, or wisdom. These three forces, indifferent in themselves, take on this name only through the good use the will makes of them, for, in bad use, they degenerate into brutishness, into vice, and into ignorance. Instinct perceives the physical good or evil resulting from sensation; virtue knows the moral good and evil existing within feeling; science judges the intelligible good or evil that arise from assent. In sensation, good and evil are called pleasure or pain; in feeling, love or hate; in assent, truth or error. « Sensation, feeling, and assent, residing within the body, the soul, and the spirit, form a ternary which, developing under the favor of a relative unity,
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