Fetching
One moment.
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One moment.
1Voyez les satellites se ranger autour des planètes, les planètes autour des Soleils pour constituer les Mondes ; les Mondes qui ne sont eux-mêmes que des cellules de l’Univers marquent en traits de feu dans l’infini les lois éternelles de la Nature. Partout éclate cette mystérieuse progression, cet arrangement des unités inférieures devant l’Unité supérieure, cette sériation1 universelle qui part de l’atome pour monter d’astre en Monde jusqu’à cette UNITÉ PREMIÈRE autour de qui gravitent les Univers. Tout est analogue, la loi qui régit les Mondes régit la vie de l’insecte. Étudier la façon dont les cellules se groupent pour former un organe, c’est étudier la façon dont les Règnes de la Nature se groupent pour former la Terre, cet organe de notre Monde ; c’est étudier la façon dont les individus se groupent pour constituer une famille, cet organe de l’Humanité. Étudier la formation d’un appareil par les organes, c’est apprendre la formation d’un monde par les planètes, d’une nation par les familles. Apprendre enfin la constitution d’un homme par les appareils, c’est connaître la constitution de l’Univers par les Mondes et de l’Humanité par les Nations. Tout est analogue : connaître le secret de la cellule c’est connaître le secret de Dieu. L’absolu est partout. — Tout est dans tout. D’après tout ce qui précède on voit que la définition de la Vie qui semble facile au premier abord est bien plus générale qu’on ne le pense ordinairement. Pour l’homme la vie est bien cette force charriée par le 1. Terme employé par Louis Lucas.
2— 134 — globule sanguin et qui vient régénérer les organes ; mais c’est là la vie humaine, ce n’est pas la vie. En effet, cette force n’est qu’une modification de l’air qui renferme la vie de tous les êtres sur la Terre. Si l’on 11e veut, comme la plupart des savants actuels, voir l’origine de la vie que dans l’atmosphère terrestre, on peut s’arrêter là. Mais nous avons vu que l’atmosphère terrestre, tout comme le sang humain, tire ses principes vivifiants de plus haut, du Soleil lui-même. Nous pourrions remonter ainsi à l’infini ; mais comme nos connaissances scientifiques générales s’arrêtent à notre monde, n’allons pas plus loin et, constatant que la force du sang vient de l’Air, la force de l’Air de la Terre, et la force de la Terre du Soleil, disons : La vie c’est de la force solaire transformée. 8 2. — MARCHE DE LA YIE l’involution et l’évolution Si nous nous reportons à notre analogie première de l’édifice et des ouvriers nous pourrons en tirer encore de nouvelles idées. En effet, nous avons bien fait appel à une série de corps de métiers pour bâtir notre monument ; mais il existe une hiérarchie intellectuelle entre ces différents métiers. Ainsi, le sculpteur qui viendra donner à la pierre des figures diverses est supérieur intellectuellement au ma- çon qui ne fait que poser ces pierres d’après un ordre déterminé par avance. Le corps humain reproduit la même hiérarchie. Il existe — 135 —
3différents degrés entre les diverses forces émanées toutes de l'élément unique : le sang. Lorsque cette force apportée par le sang se trouve en contact avec les organes, elle subit certaines modifications déterminées par la constitution intime de l’organe. 11 est clair que la cellule nerveuse tire du sang une force différente de celle qu’en extrait la cellule musculaire ou la cellule osseuse. 11 y a donc dans l’homme une hiérarchie de cellules matérielles qui composent son corps. Quelques-unes de ces cellules sont constituées par des principes plus matériels comme les cellules osseuses ; d’autres, au contraire, sont constituées par des éléments se rapprochant plus de la phosphorescence comme les cellules nerveuses. Si nous voulions représenter cette constitution de l’homme physique nous ne pourrions même le faire que par une figure mince en haut pour indiquer le moins de matérialité des cellules élevées et épaisse en bas pour montrer le contraire. Nous obtiendrons ainsi la figure d’un prisme. Une force identique, celle du sang, la vie, se brisant contre ce prisme, se trouve donc immédiatement hiérarchisée et transformée en forces différentes suivant l’épaisseur de ce prisme, c’est-à-dire suivant la matérialité des cellules. 136 — ( Forces différentes)
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1See the satellites ranging themselves around the planets, the planets around the Suns to constitute the Worlds; the Worlds, which are themselves only cells of the Universe, mark out, in traces of fire across the infinite, the eternal laws of Nature. Everywhere this mysterious progression bursts forth, this arrangement of the inferior units before the superior Unity, this universal seriation1 which sets out from the atom to rise from heavenly body to World, up to that FIRST UNITY around which the Universes gravitate. All is analogous; the law that governs the Worlds governs the life of the insect. To study the way in which cells group themselves to form an organ is to study the way in which the Kingdoms of Nature group themselves to form the Earth, that organ of our World; it is to study the way in which individuals group themselves to constitute a family, that organ of Humanity. To study the formation of a system by the organs is to learn the formation of a world by the planets, of a nation by the families. Finally, to learn the constitution of a man by the systems is to know the constitution of the Universe by the Worlds, and of Humanity by the Nations. All is analogous: to know the secret of the cell is to know the secret of God. The absolute is everywhere. — All is in all. From all that precedes, it may be seen that the definition of Life, which seems easy at first sight, is far more general than is ordinarily thought. For man, life is indeed that force carried by the 1. Terme employé par Louis Lucas.
2— 134 — blood corpuscle, and which comes to regenerate the organs; but that is human life, that is not Life. Indeed, this force is only a modification of the air that contains the life of all beings upon the Earth. If one 11e veut, like most present-day scientists, see the origin of life only in the terrestrial atmosphere, one may stop there. But we have seen that the terrestrial atmosphere, just like human blood, draws its vivifying principles from higher up, from the Sun itself. We could thus trace things back to infinity; but as our general scientific knowledge stops at our world, let us go no further and, noting that the force of the blood comes from the Air, the force of the Air from the Earth, and the force of the Earth from the Sun, let us say: Life is transformed solar force. 8 2. — THE COURSE OF LIFE involution and evolution If we go back to our first analogy of the building and the workmen, we shall be able to draw further new ideas from it. Indeed, we did call upon a series of trades to build our monument; but there exists an intellectual hierarchy among these different trades. Thus the sculptor, who comes to give the stone various figures, is intellectually superior to the mason who merely lays these stones according to an order determined beforehand. The human body reproduces the same hierarchy. There exists — 135 —
3different degrees among the various forces, all emanating from the single element: the blood. When this force, brought by the blood, comes into contact with the organs, it undergoes certain modifications determined by the intimate constitution of the organ. 11 est clair that the nerve cell draws from the blood a force different from that which the muscle cell or the bone cell extracts from it. 11 y a, then, in man, a hierarchy of material cells that compose his body. Some of these cells are constituted by more material principles, like the bone cells; others, on the contrary, are constituted by elements approaching more closely to phosphorescence, like the nerve cells. If we wished to represent this constitution of physical man, we could only do so by a figure thin at the top, to indicate the lesser materiality of the higher cells, and thick at the bottom, to show the contrary. We shall thus obtain the figure of a prism. An identical force, that of the blood, life, breaking against this prism, is thus immediately hierarchized and transformed into different forces according to the thickness of this prism, that is, according to the materiality of the cells. 136 — ( Different Forces)
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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