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1t° La division de l’être unique en une série d’êtreS-androgynes Adams-Eves ; 2° La matérialisation et la subdivision de chacun de ces êtres androgynes en deux êtres matériels et de sexes séparés, un homme et une femme. C’est l’état terrestre. Il faut cependant remarquer, ainsi que nous l’enseigne le Tarot, que chaque homme et chaque femme contiennent en eux une image de leur unité primitive. Le cerveau est Adam, le Cœur est Eve en chacun de nous. _ 2° Transition du Départ à l'Arrivée. — L'homme matérialisé et soumis à l'influence des passions doij, volontairement et librement retrouver son état primitif; il doit recréer son immortalité perdue. Pour cela il se réincarnera autant de fois qu’il le faudra jusqu’à Ce qu’il ait su se racheter par la force universelle et toute-puissante entre toutes : l’Amour. La Kabbale, à l’image des centres indous d’où nous vient le mouvement néo-bouddiste, enseigne donc la réincarnation et par suite la préexistence, ainsi que le remarque M. Franck ; mais elle s’écarte totalement des conclusions théosophiques indoues sur le moyen du rachat et nous ne pouvons ici que reproduire l’avis d’un des occultistes les plus instruits que possède la France : F. Ch. Barlet. « S’il m’est permis de hasarder ici une opinion personnelle, je dirai que les doctrines hindoues me semblent plus vraies au point de vue métaphysique , abstrait, les doctrines chrétiennes au point de vue moral, sentimental, concret: le Christianisme, le Zohar, la Kabbale, dans leur admirable symbolisme laissent plus d’incertitude, de vague dans l’intelligence philosophique (par exemple, quand ils représentent la chute comme source du mal, sans définir ni l’un ni l’autre, car cette définition donnerait un tout autre tour intellectuel à la question). « Mais ce Panthéisme indien, qu’il soit matérialiste comme dans l’école du Sud, ou idéaliste comme dans celle du Nord, arrive à négliger, à méconnaître, à repousser même tout sentiment et spécialement Y Amour avec toute son immense portée mystique, occulte. « L’un ne parle qu’à l’intelligence, l’autre ne parle qu’à l’âme. <> On ne peut donc posséder complètement la doctrine théosophique qu’en interprétant le symbolisme de l’un par la métaphysique de l'autre. Alors et alors seulement les deux pôles ainsi animés l’un par l’autre font resplendir, par les splendeurs du monde divin, l’incroyable richesse du langage symbolique, seul capable de rendre pour l’homme les palpitations de la Vie absolue ! >>
2— 544 — 3° Arrivée. — L’homme doit donc constituer d’abord son androgvnat primitif pour réformer synthétiquement l'être premier provenant de la division du grand Adam-Eve. Ces êtres androgynes reconstitués doivent, à leur tour, se synthétiser entre eux jusqu’à s’identifier à leur origine première : Dieu. La Kabbale enseigne donc, aussi bien que l’Inde, la théorie de l’in vol ution et de l’évolution et le retour final au Nirvana. Malgré mon désir de ne pas allonger ce résumé par des citations, je ne puis résister ici au plaisir de citer d’après M. Franck (p. 1 89^ un passage très explicatif: « Parmi les différents degrés de l’existence (qu’on appelle aussi les sept tabernacles), il y en a un, désigné sous le titre de saint des saints, où toutes les âmes vont se réunir à l’âme suprême et se compléter les unes par les autres. Là tout rentre dans l’unité et dans la perfection, tout se confond dans une seule pensée qui s’étend sur l’univers et le remplit entièrement ; mais le fond de cette pensée, la lumière qui se cache en elle ne peut jamais être ni saisie, ni connue, on ne saisit que la pensée qui en émane. Enfin, dans cet état, la créature ne peut plus se distinguer du créateur ; la même pensée les éclaire, la même volonté les anime ; l’âme aussi bien que Dieu commande à l’Univers, et ce qu’elle ordonne, Dieu l’exécute. » En résumé, toutes ces données métaphysiques sur la chute et la réhabilitation se réduisent exactement à des lois que nous voyons chaque jour en action expérimentalement, lois qui peuvent s’énoncer à trois termes :
31. Unité. II. Départ de l’Unité. Multiplicité. III. Retour à l’Unité. Edgar Poe dans son Eurêka a fait une application de ces lois à l’Astronomie. Si nous avions la place nécessaire nous pourrions les appliquer aussi bien à la Physique et à la Chimie expérimentale, mais notre étude est déjà fort longue et il est grand temps d’en venir à l’opinion des Kabbalistes sur l’Univers. — 545 —
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1t° The division of the unique being into a series of androgynous Adam-Eve beings; 2° The materialization and subdivision of each of these androgynous beings into two material beings of separate sexes, a man and a woman. This is the earthly state. It must nonetheless be noted, as the Tarot teaches us, that every man and every woman contain within themselves an image of their primitive unity. The brain is Adam, the Heart is Eve, in each of us. _ 2° Transition from Departure to Arrival. — Materialized man, subjected to the influence of the passions, must, voluntarily and freely, rediscover his primitive state; he must recreate his lost immortality. For this he will reincarnate as many times as necessary until he has managed to redeem himself through the universal and all-powerful force above all others: Love. The Kabbalah, in the image of the Indian centers whence comes to us the neo-Buddhist movement, thus teaches reincarnation and consequently pre-existence, as M. Franck notes; but it departs entirely from the Indian theosophical conclusions on the means of redemption, and we can here only reproduce the opinion of one of the most learned occultists that France possesses: F. Ch. Barlet. 'If I may be permitted to venture here a personal opinion, I would say that the Hindu doctrines seem to me truer from the metaphysical, abstract point of view, the Christian doctrines from the moral, sentimental, concrete point of view: Christianity, the Zohar, the Kabbalah, in their admirable symbolism, leave more uncertainty, more vagueness in philosophical understanding (for example, when they represent the fall as the source of evil, without defining either one or the other, for this definition would give a wholly different intellectual turn to the question). 'But this Indian Pantheism, whether it be materialist as in the school of the South, or idealist as in that of the North, comes to neglect, to misunderstand, even to repel all feeling, and especially Love with all its immense mystical, occult scope. 'The one speaks only to the intelligence, the other speaks only to the soul. <> One cannot therefore fully possess the theosophical doctrine except by interpreting the symbolism of the one through the metaphysics of the other. Then, and only then, do the two poles, thus each animated by the other, make resplendent, through the splendors of the divine world, the incredible richness of symbolic language, alone capable of rendering for man the palpitations of the absolute Life!'
2— 544 — 3° Arrival. — Man must therefore first constitute his primitive androgyny in order to synthetically reform the first being resulting from the division of the great Adam-Eve. These reconstituted androgynous beings must, in their turn, synthesize themselves with one another until they identify themselves with their first origin: God. The Kabbalah thus teaches, as much as India does, the theory of involution and evolution and the final return to Nirvana. Despite my desire not to lengthen this summary with citations, I cannot resist here the pleasure of citing, after M. Franck (p. 1 89^ a very explanatory passage: 'Among the different degrees of existence (also called the seven tabernacles), there is one, designated under the title of holy of holies, where all souls come together to unite with the supreme soul and complete each other. There everything returns into unity and perfection, everything merges into a single thought that extends over the universe and fills it entirely; but the depths of this thought, the light hidden within it, can never be either grasped or known — one grasps only the thought that emanates from it. Finally, in this state, the creature can no longer be distinguished from the creator; the same thought enlightens them, the same will animates them; the soul, as much as God, commands the Universe, and what it ordains, God executes.' In summary, all this metaphysical data on the fall and rehabilitation reduces exactly to laws that we see acting experimentally every day, laws that can be stated in three terms:
31. Unity. II. Departure from Unity. Multiplicity. III. Return to Unity. Edgar Poe in his Eureka made an application of these laws to Astronomy. If we had the necessary space we could apply them equally well to Physics and to experimental Chemistry, but our study is already quite long, and it is high time to come to the opinion of the Kabbalists on the Universe. — 545 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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